Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Abreuvoirs (rue des)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
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  • Nature : Voie de communication (rue)
  • Localisation : La "rue des Abreuvoirs" descend de la "place Dugast-Matifeux" jusqu'à la Maine, qu'elle longe ensuite pour arriver au "faubourg Saint-Jacques".
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Sections A et B
    • Précisions : Cadastre de 1814
    • Coordonnées cadastrales moderne : Section AH

Etymologie

 

Données historiques

Histoire et archéologie

En 1814, la "rue des Abreuvoirs", descendait jusqu’à la retenue du "moulin Saint-Nicolas" et se terminait en cul-de-sac, étant interrompue par les murailles du Château qui tombaient là directement dans la Maine[1].


Au-dessus d’un porche : une sculpture emblématique de la "rue des Abreuvoirs".
Vers 1910, le bas de cette même rue, le long de la Maine,
avec le lavoir et son nouvel abri protégeant depuis 1905 les "laveuses",
et des canotiers convoqués pour prendre la pose sur la photo.

Dans la nuit du 10 au 11 novembre 1836, une crue avait détruit le "pont Jarlet", par où la route Bordeaux-Nantes entrait dans Montaigu. Au cours de l’été suivant, afin de pallier cette coupure, le nouveau maire Armand Trastour fit abattre une partie des murailles du Château dans la rivière, reliant grâce à ce remblai la "rue des Abreuvoirs" au "faubourg Saint-Jacques"[2].

Le long de la "rue des Abreuvoirs", la Maine se trouve élargie par la chaussée alimentant les "moulins de Saint-Nicolas", dont la présence est attestée dès 1174 dans une charte de fondations de l’Hôpital[3]. Cette retenue formait un élément important de la défense du Château.

Cette rue tenait son nom du fait qu’on venait là y abreuver et laver les chevaux. C’était aussi là que depuis toujours des habitants venaient pour se baigner, ce qui donna matière à de multiples arrêtés municipaux contre "les baigneurs insultant à la décence et aux mœurs en se montrant nus aux yeux du public"[4]… il se trouvait que ce lieu faisait face au lavoir fréquenté par la plupart des "laveuses" de Montaigu[5]. Aussi, vers 1930, ces baignades furent-elles déplacées à la retenue du "moulin de l’Egault" aménagée à cet effet.

[1]

Mignen (Gustave), l'Ancien Montaigu, conférence du 13 mars 1910 à Montaigu. 

 
[2]

Arrêtés et délibérations de Montaigu 1793-1837, 17 décembre 1837 (Arch. dép. de la Vendée : 146 D1).

 
[3]

Mignen (G.), Chartes de Fondations pour l'Aumônerie-Hôpital de Montaigu, 1904, p. 33-37.

 
[4]

Arrêtés et délibérations municipales, 19 août 1812 et 27 mai 1824 (Arch. dép. de la Vendée : 146 R3).

 
[5]

Entretien en 2012 avec Denise Favreau-Bourquie (1920-2015), née à Montaigu et ayant pratiqué ce lavoir dans ses jeunes années.

 

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