Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

Espace contributeur

Identifiez vous - Pour en savoir plus

Résultat

imprimer la notice complète

Poiré-sur-Vie, Le > Ajounets (les)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : village
  • Localisation : "Les Ajounets" se situent à 3 km au nord-ouest du centre-bourg du Poiré-sur-Vie.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : section I, 3e feuille
    • Précisions : (emplacement)
    • Coordonnées cadastrales modernes : sections ZN et ZL

Données historiques

Histoire et archéologie

"Les Ajounets" sont un village né autour de 1900 (soit une dizaine d’années avant celui voisin de "la Guilletière"), sur des terres dont il a pris le nom[1]. Il est situé à l’endroit où la route venant du Poiré se divise pour aller, à gauche à Palluau et à droite à Saint-Etienne-du-Bois. Proche du village de "la Durantière", on l’a aussi appelé un certain temps "la Petite Durantière".

"Les Ajounets" et ses alentours (environ 550 x 550 m) le 29 novembre 2020,
et les dernièrs restes du tracé de l’ancienne voie ferrée.


Venant de "la Gare" du Poiré et longeant la route menant à Saint-Etienne-du-Bois, la ligne des Tramways de la Vendée reliant La Roche-sur-Yon à Legé, passait par "les Ajounets", et avait une halte 500 m plus loin à "la Durantière". Elle avait été inaugurée le 30 juin 1901, et elle fonctionna jusqu’en 1939. Après le franchissement de "la Vie", la pente était un peu forte pour cette petite voie ferrée, et il arrivait que l’on demandât aux voyageurs de descendre du train pour que celui-ci puisse monter la côte[2]. Tout en avait disparu en 2020, à l’exception d’une portion de chemin qu’elle empruntait autrefois.

A son origine, le village des "Ajounets" n’était constitué que d’une petite ferme qui, en 2020, avait cessé son activité depuis une quarantaine d’années. Une seconde maison est venue s’y ajouter autour de 1980.

Autres mentions

Sur les cartes, "les Ajounets" sont souvent écrits "les Ajonnets", ce qui ne respecte ni la prononciation locale de toujours[3], ni l’orthographe des registres cadastraux sur lesquels on trouve pour ces lieux les noms de : "la grande rouère des Ajounées"[4], "la petite rouère des Ajounées", "le champ des Ajounées", "le querray des Ajounées", "le pré des Ajounets"[1].

"Les Ajounets" (ou Ajounées) sur une page des états des sections
du cadastre de 1836 du Poiré,
et les parcelles portant ce nom sur une vue aérienne vers 1950
(environ 450 x 450 m).


Ce n’est pas le seul lieu du Poiré ou d’ailleurs dont le nom est estropié sur les cartes de l’IGN. Ainsi y voit-on aussi "la Pallulière" devenir "la Pallutière", le "(moulin) Ragoiller" devenir le "(moulin) Ragollier"… et même "la Providence" se transformer en "la Vallée", etc.

Ces erreurs viennent le plus souvent d’une mauvaise lecture de documents par les administrations locales pas toujours au courant des particularités de la commune et de son territoire.

Sources et références

(sauf mention contraire, les illustrations sont dues à M. Mignet)

[1]

Cadastre de 1836 du Poiré (Arch. dép. de la Vendée : 3P 2040, états de sections, parcelles I 1713-1724-1725 et K 868-883).

 
[2]

Témoignage recueilli dans les années 1960 auprès de membres de la famille Perraudeau habitant avant 1939 au "Chiron", un peu au-delà des "Ajounets"

 
[3]

Selon la prononciation locale telle qu’elle était pratiquée dans les années 2010 par les habitants natifs du Poiré et d’un certain âge.

 
[4]

Une "rouère" est une rigole (cf. le Glossaire étymologique et historique des patois et des parlers de l'Anjou, d’Anatole-Joseph Verrier et de René Onillon, t. 2, p. 222).

 

Nous écrire