Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Chavagnes-en-Paillers > Angellerie (l')

Graphies connues

Angellerie (1444) source : D'après une copie de 1618


Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
Titre Image
  • Nature : Regroupement d'habitations
  • Localisation : A 4,0 km du centre bourg
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Section F1, polygone 3
    • Coordonnées cadastrales moderne : feuille000 ZO 01

Etymologie

Angeller (Angellier), nom d'homme [1].

Données historiques

Histoire et archéologie

Pas d'acte trouvé indiquant d'où relevait le village et tènement de l'Angellerie [1].

 

Du procès sur la mouvance de l’Angellerie (1618-1621), entre François Gazeau, mari de Suzanne Royrand, seigneur de la Limonnière à cause de sa femme, et François Chauvet, veuf de Marguerite Foucquet, fille de Bonaventure Bruneau de la Giroulière, propriétaire de rentes à l’Angellerie, habitant l’Angellerie, il en ressort :

-       A une date inconnue, mais antérieure à 1444, le seigneur de la Guyonnière arrente au nommé Carré, le fond et tènement de l'Angellerie, pour une rente de 3 septiers seigle, 1 septier froment, 15 sols et 2 chapons. Ce n'est pas une rente féodale mais une rente foncière, prétendent les Gazeau Royrand et c'est à titre de seigneur foncier qu'il a fait cet arrentement.

-       En 1444, cette rente sur l’Angellerie, ainsi que le bordage de l’Espine sont vendus par le seigneur de la Guyonnière à Jehan Guerry. Cette vente comprend la Limonnière.

-       L’existence d’un autre contrat de 1450 entre Guerry, seigneur de la Limonnière et du Plantis, seigneur de la Guyonnière.

-       En 1462 du Plantis cède à Jehan Guerry tout ce qu'il avait à l'Angellerie : en échange sans doute des droits retenus par lui et relevant de la Limonnière [2].

 

En 1562, une rente de 36 rezaux d'avoine due à Montaigu sur ce village, et attribuée à Françoise du Bouchet, veuve de François de la Tremouille pour ses droits de douaire, était sans doute payée pour l'usage de certaines landes [1].

(1 rezal d’avoine = environ 100 litres, variable selon l’endroit où l’on opérait)  [3].

 

Le tènement dit des Grassières, et celui de la Gitte Mortagne, étaient possédés par les teneurs de l'Angellerie [1].

 

En 1771, une rente foncière ou devoir noble d’1 chapon et 7 sols 6 deniers à la Toussaint était payée à Dame Perrine Bruneau, épouse d'Abraham Tinguy, seigneur de la Sauvagère [1].

 

En 1810, l’Angellerie comptait 12 maisons et en 1846, 13 maisons avec 13 ménages et 50 habitants.

A cette dernière date, les professions des chefs de ménage étaient :

-       un charpentier (Louis Menand),

-       cinq bordiers propriétaires,

-       un sabotier,

-       quatre journaliers,

-       et deux veuves sans profession précisée.

 

Le recensement de 1876 indique l'existence de 13 maisons et 55 personnes et celui de 1881, 12 maisons et 42 habitants.

 

En 1954, il y avait 6 maisons habitées, avec 14 habitants.

 

Au recensement de 1962, l'Angellerie comptait 6 maisons (dont une vacante), avec 17 habitants.

 

En 1850 les traces d'un moulin sur le ruisseau en bas du village étaient encore visibles [1].

[1]

Notes d’Amblard de Guerry, citant les manuscrits Gourraud, aujourd’hui disparus.

 
[2]

Procès sur la mouvance de l'Angellerie (1618-1621), pièce appartenant à Antoine Bergeron (32 pages).

Copie manuscrite d'Amblard de Guerry.

 
[3]

Dictionnaire universel du commerce, d’histoire naturelle, et des arts et métiers.

Auteur : Jacques Savary des Bruslons

Edité à Genève, 1742, Chez les Hériters CRAMER & Frères PHILIBERT

 

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