Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Anglais (prairie de l')

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Anglé (l') source : Au hasard des différents documents et cartes on trouve : "l'Anglais", "Langlais", "Langlé", "l'Anglé"… tous prononcés normalement [e], mais avec des orthographes variables.


Nature(s) du lieu

Catégorie : Terre agricole (hors vigne) Masquer
Titre Image
  • Nature : Terre agricole (hors vigne)
  • Localisation : La "prairie de l'Anglais" se situe entre la digue du "Château de Montaigu" et la Maine.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : A 196
    • Coordonnées cadastrales moderne : AL 9

Etymologie

Le nom de "l’Anglé / l’Anglais" vient probablement de "l’angle" formé par la confluence de l’Asson avec la Maine.

Ce toponyme se retrouve souvent pour des sites topographiques similaires, tels : "l’Anglier" (ou "Languiller"), au Petit Luc à la rencontre de "la Boulogne" et de "la Malnaye", et un autre " Languiller" près de Chauché, le long de "la Petite Maine" ; ou encore "l’Angle Guignard", sur "le Lay", près de Chantonnay… C’est ainsi que cette prairie et les autres lieux voisins de cet endroit de Montaigu ont été naturellement appelés "…de l’Anglais".

Pour certains cependant[1], la digue qui fermait "l’étang du Château" de Montaigu aurait été terminée par une tour en défendant l’extrémité, et ce serait de cette tour "d’angle" (dont on ne trouve ni indices architecturaux, ni traces dans des écrits) que viendrait, selon eux, ce nom de "l’Anglais".

Données historiques

Histoire et archéologie

La petite "prairie de l’Anglais" s’étend entre la Maine et la "Digue" qui forme "l'étang du Château", une digue qu’elle bordait autrefois immédiatement. Jusqu’en 1586, année qui vit la rupture de cette "Digue" lors du démantèlement du "Château de Montaigu", le trop-plein de cet étang se déversait vers la Maine à travers la "prairie de l’Anglais". En 2012, un léger dénivelé de quelques décimètres arrivant à une échancrure dans la berge de la Maine, pourrait être une trace de cet ancien écoulement allant du déversoir à la rivière[2].

Désormais la "prairie de l’Anglais" et la "Digue" sont séparées par le prolongement de la "rue des Abreuvoirs", qui fut effectué jusque-là en 1837. En novembre précédent, comme cela avait déjà été le cas en janvier 1800, le "pont Jarlet" avait été emporté par une crue exceptionnelle de l’Asson. Pour pallier la coupure de la route Nantes-Bordeaux, le maire Armand Trastour décida de créer cette alternative, pour traverser Montaigu, sans avoir à franchir l’Asson à gué à "la Robinière" en passant par des chemins d’accès malaisé[3].

Autres mentions

En bordure de Maine, "l’allée de l’Anglais" ou "allée des Soupirs", joint la "prairie de l’Anglais" à la métairie portant ce même nom (ci-dessous, photo hivernale de cette allée vers 1905, avec la Maine à gauche).

La "rue de l'Anglais" est le nom donné à la rue allant du "cimetière Saint-Jacques" au "Pont Neuf", tandis que "le chemin de l’Anglais" est celui qui aboutit aujourd’hui à l’ancienne "métairie de l’Anglais".

Illustrations

montaigu_anglais_prairie_3.jpg

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En 2012, la "prairie de l’Anglais" entre la "Digue" de "l’étang du Château" de Montaigu et la Maine
avec, du déversoir jusqu’à la rivière, les traces possibles
de l’écoulement de l’ancien trop-plein de
"l’étang du Château".
Et vu du bord de la
"prairie de l’Anglais", à une époque où il n’était pas masqué par la végétation,
le
"Château de Montaigu" avant 1856, selon une lithographie de Thomas Drake[4],
avec, de gauche à droite :
- la "Tour du Moulin" (ou "Tour Neuve"), 2- la "tour Richard",
3- la "tour de l’Anguille", 4- la "tour du Château-Gaillard", 5- la "Grosse Tour",
et, en arrière-plan, le
"pavillon des Nourrices",
et des restes du
"logis du Château" alors en cours de destruction.

[1]

Bonetti (Philippe) et David (Abel), Montaigu, parcours historiques, 1998, p. 35.

 
[2]

Relevés sur le terrain en 2012.

 
[3]

Laronze (Georges), Montaigu, ville d'histoire (IVe-XXe siècle), 1958. 

 
[4]

l'Album vendéen, illustration des histoires de la Vendée militaire 1793-1832, 1856, p. 107.

 

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