Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Ansquer (boulevard Vincent)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
Titre Image
  • Nature : Voie de communication (rue)
    Précision sur la nature du lieu : boulevard
  • Localisation : Le "boulevard Vincent Ansquer" est constitué par la route allant vers Saint-Georges-de-Montaigu, au-delà de la jonction avec le boulevard de contournement de Montaigu.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales moderne : Sections AK, AI

Etymologie

Du nom de l’homme politique Vincent Ansquer (1925-1987).

Données historiques

Histoire et archéologie

Vincent Ansquer, né en 1925, était le fils d'un facteur de Treize-Septiers. Grâce à l'aide matérielle d'un voisin, M. Le Boterf, il fit des études au lycée Saint-Stanislas de Nantes. Il passa ensuite une licence en droit, et enfin, devint diplômé de l'Ecole de la France d'Outre-Mer. De 1946 à 1952, il sera en poste en Guinée.

Revenu en France, il fit partie de la direction des mines de bauxite de Brignoles, en Provence. Deux ans plus tard, pour raison matrimoniale, il était de retour en Vendée et se retrouvait à la tête de l’entreprise Chaudière de La Bruffière (fabrication de chaussures). C’est à cette époque qu’il rejoignit les rangs des gaullistes.

Par la suite, et jusqu'à sa mort le 31 mai 1987, il accumulera les mandats électoraux : député à l'Assemblée nationale de 1962 à 1974 puis de 1978 à 1987, maire de La Bruffière de 1965 à 1978, conseiller général du canton de Montaigu de 1969 à 1987, ainsi que député européen de 1979 jusqu’à 1982 où il démissionna.

En 1974, il fut le premier président du Conseil régional des Pays de la Loire, charge qu’il abandonna au bout de quelques mois seulement, ayant été appelé à des fonctions de ministre : du Commerce et de l'Artisanat (1974-1976), puis de la Qualité de la Vie (1976-1977)[1]. Sa discrétion naturelle faisait qu’il était, disait-on à l’époque, le moins connu des ministres. Des chansonniers, tel Jean Amadou, s’amusèrent à le chambrer sur cette particularité… ce qui eut pour effet de lui donner une certaine notoriété nationale.




1975 : le ministre Vincent Ansquer sur le terrain, à une époque où, comme on le voit,
le pastis était omniprésent, le jambon blanc vendu à 22,52 francs le kilo,
et où le petit commerce n’avait pas encore cédé la place aux grandes surfaces[1].

Autres mentions

Sur l’ensemble de sa longueur, ce boulevard Vincent Ansquer correspond à la N 137 Nantes-Bordeaux, au sud du "faubourg Saint-Jacques".

Vincent Ansquer a été le parrain de Steven Jauffrineau, qui se fera connaître durant l’hiver 2004 pour son rôle de "gentleman célibataire" dans une émission de séduction de la télévision française, à laquelle il avait donné cette année-là une chute inattendue. Né lui aussi à Treize-Septiers, il était un promoteur de l’art français de la restauration à New-York (la Goulue, à Manhattan) puis à Long Island, dans la région huppée des Hamptons (Sunset Beach hotel, île de Shelter) où en 2015 il exerçait toujours son activité.

Illustrations

montaigu_ansquer_vincent.jpg

montaigu_ansquer_vincent.jpg


Hommage à Vincent Ansquer
en première page du
Bulletin du District de Montaigu, n°19, déc. 1987.

[1]

Entretien en 2012 avec Michel Lebœuf, originaire de Saint-Symphorien de la Bruffière et maire de Treize-Septiers de 1983 à 2008 ; photos de sa collection personnelle.

 

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