Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Végétation Masquer
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  • Nature : Végétation
    Précision sur la nature du lieu : arbre
  • Localisation : Venant de Montaigu, cet "Arbre à l'assassin" était situé immédiatement après l'ancienne "chapelle Saint-Lazare", sur le bord de l'ancienne "route de Vieillevigne", c'est-à-dire actuelle rue des Mimosas près du débouché de la rue Châteaubriand. près du débouché de la rue Châteaubriand.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : B 90
    • Coordonnées cadastrales moderne : cadastre de Saint-Hilaire-de-Loulay, parcelles OJ 518-519-520

Données historiques

Histoire et archéologie

"L’Arbre à l'assassin" a disparu à la fin du XIXe siècle. Son emplacement, proche du "ruisseau des Bretonnières" et initialement situé sur Saint-Hilaire-de-Loulay, fut rattaché à Montaigu en 1726.

Au sujet de "ce chêne aux puissantes ramures" et voisin immédiat de "la chapelle Saint-Lazare", Gustave Mignen écrit : "Il est de tradition que bien des crimes auraient été perpétrés au fond de ce vallon désert, et que souvent, la nuit, on entendait des cris désespérés, aussi bien du moulin Luneau que de la métairie de la Bretonnière". Il ajoute : "Sans doute le lieu était favorable aux détrousseurs de grands chemins, et des marchands ou de simples voyageurs attardés ont pu faire là de désagréables rencontres : trop fréquemment le vol conduit à l’assassinat"[1].

D’autres ont suggéré que ces histoires épouvantables auraient pu être répandues afin d’éloigner les indiscrets de cet endroit où, aux limites de la Bretagne et du Poitou, se pratiquait la contrebande. Les marchandises allant ou venant du duché au reste du royaume étaient soumises à des taxes et, au début du XVIIe siècle, on rapporte de violents accrochages entre les "commis des traites foraines [douaniers de l’époque] et ceux du prochain village de Saint-Hilaire qui en tuèrent et blessèrent beaucoup"[2]

Autres mentions

L’emplacement de "l’Arbre à l'assassin" a subi des va-et-vient entre Montaigu et Saint-Hilaire-de-Loulay. Venu de cette dernière commune en 1726, il était sur le cadastre de Montaigu en 1814 mais de nouveau sur celui de Saint-Hilaire-de-Loulay en 2010.

Illustrations

montaigu_arbre_assassin_1.jpg

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Contemporain de "l’Arbre à l’assassin" dont il n’était éloigné que de quelques centaines de mètres,
le chêne de Marguerite Poiron à la Marionnière en 2011 (5,5 m de circonférence à 1 m du sol).
A l’arrière-plan, la croix Luneau de la Marionnière
au pied de laquelle gît l’ancienne table d’autel de la
"chapelle Saint-Lazare".

[1]

Mignen (Gustave), Paroisses, églises et cures de Montaigu "Bas-Poitou", 1900, p. 188-189.

 
[2]

Dubuisson-Aubenay (François-Nicolas), "Itinéraires de Bretagne en 1636", première édition dans la revue Archives de Bretagne, 1902, p. 170.

 

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