Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Poiré-sur-Vie, Le > Aubonnière (l’)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : village
  • Localisation : "L’Aubonnière" se situe à 5 km à l'est-nord-est du centre-bourg du Poiré-sur-Vie.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : section B, 3e feuille (cadastre du Poiré)
    • Coordonnées cadastrales moderne : sections ZO et ZP (cadastre de Belleville)

Données historiques

Histoire et archéologie

Venant de Belleville et allant vers Palluau, "l’Aubonnière" est le premier d’une vingtaine de villages s’égrainant en haut de versant, sur la rive nord de "la Vie", sur le Poiré. Depuis toujours elle a fait de cette commune, jusqu’à ce qu’elle soit réunie en 1850 à celle de Belleville dont le bourg n’est qu’à 1,2 km.

"L’Aubonnière" sur le plan cadastral du Poiré en 1836 (environ 170 x 270 m),
et sur une vue aérienne le 20 avril 2017 (environ 875 x 625 m).
Un des anciens fours à pain de
"l’Aubonnière" y subsistant encore en 2019.

Sa population, qui n’était plus que de 24 habitants au dénombrement de l’an V (1797-1798), remonta à 51 en 1851, et resta à ce niveau jusqu’en 1911[1]. Longtemps peuplée majoritairement d’agriculteurs, elle a perdu son dernier siège d’exploitation au début des années 2000. Les bâ-timents anciens ont été repris et restaurés, et depuis 1980 une vingtaine de nouvelles maisons y ont été construites. En 2018, sa population était de l’ordre de la centaine d’habitants,qui ne se connaissent désormais pas forcément tous[2].

Vu sa localisation, son importance et son soutien avec les villages voisins de "l’Orbreteau", "la Jucaillère", "le Chemin" et autres à la cause vendéenne[3], "l’Aubonnière" est probablement le village cité vers 1836 par Théophile Denieau-Lamarre :
"C’était dans un village de la paroisse du Poiré, du côté de Belleville, où l’on cuisait le pain de l’armée de Charette qui avait, comme l’on sait, son quartier-général à Belleville même, un peu plus loin"[4].

Dans les années suivantes, elle fit partie des villages plus particulièrement surveillés par les troupes occupant alors la région[5].

Autres mentions

A 500 mètres au sud-est de "l’Aubonnière" se trouve le carrefour dit "la croisée du Guy noir", où se dressait en 1836 la croix de "la Piglière". Il tient son nom du gué tout proche par lequel la route du Poiré à Belleville traversait "la Vie". 
On rencontre ce nom de "Guy noir" à d’autres endroits au Poiré, ainsi plus en aval là où sera construit un demi-siècle plus tard le pont de "Sainte-Anne". Ces endroits correspondent à des affleurements d’une roche noire, la phtanite[6]

[1]

Dénombrements et recensements des communes du Poiré et de Belleville (Arch. dép. de la Vendée : L 288 et 6 M 54).

 
[2]

Enquête à "l’Aubonnière" au début de l’année 2019.

 
[3]

Cahier des réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré (Méd. mun. de la Roche-sur-Yon : ms 019), extrait : réquisitions à "l’Aubonnière" ; voir aussi de Lorvoire (Jean-Claude), "les Réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré-sur-Vie", in Recherches vendéennes, n° 3, 1996, p. 257-299.

 
[4]

Né le 12 mars 1802 à Chantenay-Villedieu, dans la Sarthe, Théophile Denieau-Lamarre devint prêtre en 1822 dans le diocèse de Laval où il commença son ministère. En 1835, il fut incardiné dans le diocèse de Luçon, d’abord vicaire à Pouzauges, puis au Poiré, et plus tard enfin curé à Avrillé, en Vendée, où il mourut le 17 décembre 1847. Ce qui explique que ce soit dans les archives municipales de cette commune qu’on ait trouvé, vers 1990, quelques pages manuscrites ou il évoquait certains faits s’étant déroulés au Poiré quarante ans avant qu’il y vînt en 1836.

 
[5]

Délibérations du conseil municipal du Poiré, 7 thermidor an VI / 25 juillet 1798 (Arch. dép. de la Vendée : L 1238). En raison de leur état d’esprit manquant de docilité et de soumission vis-à-vis du pouvoir politique du moment, les habitants de la partie est de la commune du Poiré furent l’objet, de la part de la force armée, de visites domiciliaires et d’autres tracasseries (perquisitions, prises d’otages, impositions de garnissaires…) fréquentes à cette époque, dans le canton et dans les cantons voisins.

 
[6]

Inventaire des plans des cadastres de 1836 du Poiré et de 1837 de Belleville (Arch. dép. de la Vendée : 3P 178 et 3P 019) et vérifications sur le terrain. Le chemin passant par "Beaupré" servait alors de limite entre les communes du Poiré et de Belleville, et au carrefour avec le chemin venant de "la croix Bouet" se dressait une autre croix, dite "la croix de Beaupré".

 

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