Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

Espace contributeur

Identifiez vous - Pour en savoir plus

Résultat

imprimer la notice complète

Poiré-sur-Vie, Le > Aubonnière (l’)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : village
  • Localisation : "L’Aubonnière" se situe à 5 km à l'est-nord-est du centre-bourg du Poiré-sur-Vie.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : section B, 3e feuille (cadastre du Poiré)
    • Coordonnées cadastrales modernes : sections ZO et ZP (cadastre de Belleville)

Données historiques

Histoire et archéologie

"L’Aubonnière" a toujours fait partie du Poiré, mais en 1850 elle fut intégrée à la commune de Belleville[1] dont le bourg n’est qu’à 1,2 km. Elle est le premier d’une vingtaine de villages s’égrainant en haut de versant, sur la rive nord de "la Vie", sur le Poiré. Après s’être brièvement resserrés entre "la Haute Sauvagère" et "le Petit Logis" de Belleville, les versants de la vallée se resserrent de nouveau à partir de "l’Aubonnière".

Les environs de "l’Aubonnière" sur une vue aérienne de 2014 (2,150 x 2,850 km),
et sur un extrait de celle-ci (280 x 310 m),
ainsi que sur le plan cadastral du Poiré en 1836 (environ : 170 x 270 m).
Localisation des moulins à eau d’avant 1770
sur le haut cours de
"la Vie" (environ 4 x 1,2 km).

Au dénombrement de l’an V (1797-1798), sa population ne réunissait plus qu’une trentaine de personnes dont on retrouvait des descendants un siècle et demi plus tard. Elle remonta à 50 en 1851, pour rester à ce niveau jusqu’à 1914, et pour descendre jusqu’à 34 en 1926[2]. Le dernier siège d’exploitation agricole a disparu au début des années 2000, tandis qu’à partir des années 1980 les bâtiments anciens avaient été repris et restaurés, qu’une vingtaine de nouvelles maisons avaient été construites et que la population est passée à une centaine d’habitants en 2018[3].

Ce que l’on sait de "l’Aubonnière" dans les temps anciens est limité. Cependant, la tradition orale locale, confirmée ni par des découvertes, ni par quelques recherches, prétend qu’à 500 mètres au nord-ouest du centre de "l’Aubonnière", au lieu-dit "les Jarries" existerait un souterrain (une "jarrie" étant originellement une sorte de taillis[4]). De même, un autre souterrain existerait à la sortie du centre de "l’Aubonnière" en allant vers "la Piglière", près d’une maison édifiée au début du XXe siècle et dite "Bellevue". Des travaux récents font dater ces souterrains-refuges le plus souvent entre le Xe et le XIIe siècle[5].

 

Localisation près de "l’Aubonnière" de deux souterrains-refuges présumés,
sur des vues aériennes de 2014 (© Géoportail).
( à gauche : environ 900 x 512 m ; à droite : environ 225 x 128 m )


La tradition orale rapporte aussi que "les anciens disaient qu’autrefois existait…", en contre-bas du village, un moulin à eau établi sur le cours de "la Vie", et qu’il avait porté le nom de : "moulin du Gueurnaud" (ou plus simplement "le Gueurnaud")[3]. Ceci alors qu’on n’en trouve aucune trace en 1836 sur le plan cadastral, ni postérieurement dans les taxations diverses auxquelles aucun moulin ne pouvait échapper, ni antérieurement sur la carte de Cassini, levée en 1768-1770, et sur laquelle on trouve indiqués : en amont le moulin à eau de "la Haute Sauvagère", et en aval "le moulin Ragoiller".
Cependant, à 500 mètres au sud-ouest du centre du village il existe une sorte de digue de plus de 3 mètres de haut, non indiquée sur les plans ou les cartes, qui barre le fond de la vallée à l’exception d’une brèche laissant passer la rivière. Les états de sections du cadastre de 1836 donnent le nom de "Gueurnaud" à la parcelle en amont de cette digue, et celui de "pré du rava" aux deux parcelles successives situées en aval[6]. Un "rava" étant, en parler local, le canal de sortie de l’écluse d’un moulin à eau4. Par ailleurs, un pré situé en-tre le bas du village et le fond de la vallée, a le nom de "pré de l’étang", évoquant la retenue d’eau anciennement créée par cette chaussée.
Tous ces éléments confirment l’existence de ce moulin et font remonter sa disparition avant le milieu du XVIIIe siècle. Quant au nom lui-même du "Gueurnaud" : un / une "goure", ainsi qu’on dit encore aujourd’hui le long de la Sèvre nantaise, est la retenue formée sur une rivière par une chaussée de moulin à eau ; et "naud / nau / neu" signifie "neuf / neuve"[4]

La même tradition ajoutait qu’un jour "le bonhomme du moulin a disparu, mangé par les loups". Elle rappelait les temps où ces animaux hantaient la contrée. En déclin tout au long du XVIIIe siècle, leur nombre connut une recrudescence après 1793. Il est admis que c’est l’abondance de nourriture apportée par les massacres d’une partie du bétail et des habitants de la région par les troupes révolutionnaires et l’arrêt de leur chasse qui en ont été la cause. En 1797, des primes pour les têtes de loups tués furent instituées : "75 livres pour la tête d’une louve pleine, 60 livres pour celle d’une louve non pleine, 45 livres pour la destruction d’un loup et 30 livres pour celle d’un louveteau"[7]. A la fin du XIXe siècle, les loups avaient été en totalité éliminés du département de la Vendée[8].

 

Cachés sous la végétation, les restes de la chaussée du "Gueurnaud" en mai 2020 :
à gauche, en amont, avec la brèche laissant passer
"la Vie;
et à droite, en aval, entre les deux anciens
"prés du rava".

Au début du XIXe siècle vivaient à "l’Aubonnière" les Phelipeau, qui étaient des meuniers du "moulin du Fresneau", et qui, curieusement (ou pas), étaient aussi propriétaires de la parcelle appelée "le Gueurnaud". Ce moulin à vent, présent sur la carte de Cassini de 1768-1770, était situé à environ 1,5 km au nord-nord-ouest du village, dans ce qui était alors une vaste zone de landes. Son isolement fit qu’il fut abandonné dans la seconde moitié du XIXe siècle, et remplacé par un autre moulin à "l’Ardouinière". On dit que lorsque le "moulin du Fresneau" fut démoli, on trouva caché dans son mur, le "trésor", c’est-à-dire les économies, d’un de ses anciens meuniers[3].

"Le moulin du Fréneau" à 1,5 kilomètre au nord-nord-ouest de "l’Aubonnière" :
sur le plan cadastral en 1836, au milieu des landes
et avec les petits jardins de ses meuniers,
ainsi que sur des vues aériennes vers 1950 et en 2016
(environ 170 x 240 m).
Photo en 2019 du moulin à vent de
"l’Ardouinière" qui l’avait remplacé.
 

A la fin des années 1790, "l’Aubonnière" se situait dans le secteur du Poiré d’alors, qui du "Deffend" au "Beignon-Jauffrit" et de "l’Orbreteau" à "l’Auroire", fut l’objet de tracasseries de la part de l’administration et des troupes d’occupation de l’époque : visites domiciliaires, perquisitions, prises d’otages, impositions de garnisaires…[9]. Ses habitants avaient de 1793 à 1795 apporté leur soutien à Charette[10]. Et, vu sa localisation, c’est probablement à "l’Aubonnière" que fait allusion, quarante ans plus tard, Théophile Denieau-Lamarre lorsqu’il évoque "un village de la paroisse du Poiré, du côté de Belleville, où l’on cuisait le pain de l’armée de Charette qui avait, comme l’on sait, son quartier général à Belleville même, un peu plus loin"[11]

Extrait de la page 6 des "Notes et Remarques" de Théophile Denieau-Lamarre,
et un des six fours de
"l’Aubonnière" ayant servi à la cuisson du pain.

A proximité immédiate de "l’Aubonnière" se trouvaient plusieurs carrières. La Chronique paroissiale, les évoque quand elle parle de la nouvelle église de Belleville édifiée au début des années 1870. "Construite toute entière pour la maçonnerie en moellons de l'Aubonnière, sur le territoire de la paroisse, elle est bâtie pour toute la taille tant intérieure qu'extérieure, comprenant contreforts, ouvertures, corniches, colonnes, chapiteaux, etc., presque toutes les nervures, en granit des Lucs"[12]. Cette carrière aujourd’hui disparue était celle de "la Branchette", située à la sortie de "l’Aubonnière", le long du chemin conduisant à "l’Orbreteau".

 

En contrebas de l’emplacement de la carrière de "la Branchette",
les restes d’une autre carrière près du site de l’ancien moulin à eau du
"Gueurnaud".

La croix située au carrefour en bas de l’ancien village de "l’Aubonnière", et qui est représentée sur le cadastre de 1836, disparut avant 1850. Au cours du XIXe siècle, les activités agricoles finirent par devenir les seules du village. Depuis le milieu du XXe siècle, celles-ci ont elles-aussi progressivement disparu, et "l’Aubonnière" est désormais un village essentiellement résidentiel. Cela s’est traduit par l’édification de maisons nouvelles, construites suivant des normes urbanistiques dévoreuses d’espace, mais aussi par la restauration du bâti ancien. Ainsi, le village de "l’Aubonnière" possède-t-il, avec son voisin de "la Haute Sauvagère", le patrimoine architectural local[13] le mieux restauré de la commune de Belleville d’avant 2016.

 Quelques constructions anciennes de "l’Aubonnière" en 2020 :
certaines ayant survécu à la Révolution,
d’autres ayant été rebâties après 1850 en s’inspirant du style clissonnais,
d’autres encore retrouvant dans leur restauration
la couleur
"sang de bœuf" traditionnelle[14].

 

Autres mentions

A quelque 450 mètres à l’est de "l’Aubonnière", se trouve un village chevauchant le chemin qui marquait autrefois la limite entre le Poiré et Belleville. C’est sur sa partie bellevilloise que se situait l’ancien logis seigneurial de "Beaupré". En 2020, il n’en restait que l’ancienne mare qui le bordait au nord, et quelques ruines dont les derniers encadrements d’ouvertures faits de pierres de taille aux arêtes chanfreinées se sont écroulés en 2019. Ces détails architecturaux le rapprochait de ceux qui subsistaient encore, en 2018, dans d’autres villages de Belleville : au "Petit Logis", au "Petit Beaulieu", au "Bossé" et peut-être au "Deffend"…[15].

A cette même date, on ignorait tout de ceux qui purent y vivre à l’origine. Qu’ils aient été nobles ou non, la multiplicité et les petites dimensions de leurs demeures laissent à penser que ceux qui y habitaient ne devaient pouvoir y avoir qu’une vie bien modeste.

 

"Beaupré" en 1836 et en 2019 (environ : 145 x 162 m),
et les ultimes vestiges de son logis et de sa mare multiséculaire, en 2020.


A environ 150 mètres au nord, au milieu du croisement avec le chemin allant du bourg de Belleville à la "croix Bouet", et au-delà jusqu’à Palluau, se trouvait en 1836 la "croix de Beau-pré". On ne sait pas quelle était son origine, ni si elle était une rescapée des destructions systématiques révolutionnaires. Celle qui lui a succédé se trouve en bordure de ce carrefour auquel, curieusement, elle tourne le dos, et a une hauteur de 5 mètres dont 2 pour le socle. Elle a perdu la statue originelle de sa niche, qui a été remplacée par une nouvelle, en plâtre polychrome de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Sur le socle lui-même, une inscription non datée, "Famille Guériteau-Violleau" rappelle ses donateurs : Pierre Guériteau (né en 1806) et son épouse Marie-Anne Violleau (née en 1816), qui habitaient à "Beaupré" en 1876[2], et dans les années suivantes.

En bordure du carrefour portant son nom :
la
"croix de Beaupré" en janvier 2019,
avec la petite statue de remplacement qui occupe sa niche.
.

"Le Guy nère" ("le gué noir") est le nom qui était donné autrefois à l’endroit où, à 500 mètres au sud-est de "l’Aubonnière", "la Vie" traverse la route allant du Poiré au bourg de Belleville6. Ce même nom se rencontre en d’autres endroits du Poiré, ainsi le pont de "Sainte-Anne" fut construit dans la seconde moitié du XIXe siècle, sur l’emplacement d’un autre "guy nère". L’un et l’autre se trouvant sur des affleurements de phtanite, une roche généralement noire[16].

Du nom de cet ancien gué vient, à 200 mètres de là, celui de "la croisée du guy nère" donné au carrefour avec les trois chemins allant vers "l’Aubonnière", vers "Beaupré", vers "la Basse Sauvagère", et sur la limite d’avant 1850 entre le Poiré et Belleville. Au milieu de ce carrefour s’élevait en 1836 la croix dite "de la Piglière". Elle disparut suite aux aménagements de la voierie, mais ce nom fut donné à la petite maison construite là autour de 1890, dans le style local de l’époque[2].

A quelques centaines de mètres de "l’Aubonnière", l’ancienne croisée du Guy nère,
sur le cadastre de 1836 et sur une vue aérienne du 7 juillet 2019
( environ : 135 x 95 mètres ).

Le rappel de cette ancienne "croix de la Piglière" a peut-être joué en 1947 quand il fut question de savoir ce que serait le "souvenir de la mission"[17] qui avait lieu cette année-là pour la paroisse de Belleville. C’est effectivement à seulement quelques mètres de là que fut érigé celui de cette mission : un calvaire monumental en ciment d’une hauteur de 11 mètres.

Le calvaire "souvenir de la mission" de 1947, avec ses ex-voto.
et les deux maisons contiguës qui relevèrent le nom de "la Piglière" autour de 1890.
(photos prises en 2019)

 

Sources et références

(sauf mention contraire, les illustrations sont dues à M. Mignet)

[1]

Boutin (Hippolyte), Chronique paroissiale du Poiré, vers 1900, p. 7 et p. 151-152. Ces "Chroniques paroissiales" sont attribuées à Eugène Aillery (1806-1869) qui en fut l’initiateur et qui rédigea en son temps les ébauches de certaines. Elles ne couvrent qu’un tiers des cantons-doyennés de la Vendée de l’époque. Celle du Poiré et celle de Belleville sont pour l’essentiel l’œuvre d’Hippolyte Boutin (1851-1901) qui, pour les pages concernant la fin du XIXe siècle, fut secondé localement.

 
[2]

Dénombrements et recensements des communes du Poiré et de Belleville (Arch. dép. de la Vendée : L 288 et 6 M 54).

 
[3]

Entretiens de 2018 à 2020, avec Alphonse Potier (né en 1932) et avec sa famille, ainsi qu’avec Michel Bernard, originaires les uns et les autres de "l’Aubonnière", et y habitant.

 
[4]

Pour les termes de "goure" et de "jarrie", voir : Verrier (Anatole-Joseph) et Onillon (René), Glossaire étymologique et historique des patois et des parlers de l'Anjou, 1908, t.1., p. 442, et p. 496 ; et pour celui de "rava", voir : Pivetea (Vianney), Dictionnaire français › poitevin-saintongeais, poetevin-séntunjhaes › françaes, 2006, p. 700.

 
[5]

Triolet (Jérôme) et Triolet (Laurent), les Souterrains de Vendée, 2013, 168 p., extraits.

 
[6]

Plans et états de sections du cadastre du Poiré de 1836 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 178). Plans et états de sections du cadastre de Belleville de 1837 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 019).

 
[7]

Délibérations de la municipalité cantonale du Poiré, séance du 23 pluviôse an V / 11 février 1797 (Arch. dép. de la Vendée : L-1238).

 
[8]

Chevallier-Rufigny (Jean), "La chasse aux loups et la destruction des loups en Poitou aux XVIIIe et XIXe siècles", Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 1938, p. 575-608. Si les loups avaient disparu de Vendée à la fin du XIXe siècle, il en subsista durant encore quelques décennies dans son voisinage : "Le 6 décembre 1927, dans le bois de Raganes sur la commune d'Aigonnay (à 16 km à l’est de Niort), Félix Morin tua, au fusil, un louvard (un jeune loup) qui venait d'attaquer une chèvre. Officiellement, c’est le dernier loup tué dans les Deux-Sèvres".

 
[9]

Délibérations de la municipalité cantonale du Poiré, séance du 7 thermidor an VI / 25 juillet 1798 (Arch. dép. de la Vendée : L 1238). En raison de leur état d’esprit manquant particulièrement de docilité et de soumission au pouvoir politique du moment, les habitants de la partie est de la commune du Poiré furent l’objet de nombreuses tracasseries de la part des troupes qui occupaient le pays à cette époque. Ce fut aussi le cas pour les habitants de Beaufou et des Lucs, et pour ceux des cantons voisins.
Le système des "garnisaires" consistait à établir des soldats "en garnison" chez ceux qui étaient réticents à payer l’impôt, chez les parents des réfractaires à la conscription, et plus généralement chez ceux soupçonnés de "menées subversives". Ce système était l’héritier des dragonnades qui avaient été pratiquées un siècle plus tôt, avant et après la révocation de l’édit de Nantes (par analogie, c’est aussi le nom donné à un ennemi en tant qu'occupant d’un pays conquis).

 
[10]

Cahier des réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré (Méd. mun. de la Roche-sur-Yon : ms 019), extrait : réquisitions à "l’Aubonnière" ; voir aussi de Lorvoire (Jean-Claude), "les Réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré-sur-Vie", in Recherches vendéennes, n° 3, 1996, p. 257-299. 

 
[11]

Théophile Denieau-Lamarre (1802-1847), né dans la Sarthe, devint prêtre en 1822 dans le diocèse de Laval. En 1835, il fut incardiné dans celui de Luçon, où il fut vicaire de Pouzauges puis du Poiré, et plus tard curé d’Avrillé. C’est là qu’il mourut prématurément, et c’est dans les archives municipales de cette commune que, vers 1990, on a trouvé quelques pages qu’il avait rédigées sous le titre de "Notes et Remarques".
Vu leurs tailles et leurs localisations, le seul autre village possible pour ces cuissons de pain, mais moins probable, serait en dehors de "l’Aubonnière" celui de "la Haute Sauvagère".

 
[12]

Boutin (Hippolyte)Chronique paroissiale de Belleville, 1908, p. 648.

 
[13]

Cf. de Jaunet (Patricia), Bien construire entre Boulogne, Maine & Vie, 2014, 90 p., publié par le Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement de la Vendée (C.A.U.E.-85).

 
[14]

Autrefois, quand on recouvrait les ouvertures des bâtiments à usage agricole, on utilisait traditionnellement une peinture faite à partir de sang de bœuf, qui avait la réputation de protéger le bois contre les insectes et contre le pourrissement ; ce qui leur donnait une couleur rouge foncé.

 
[15]

Boutin (Hippolyte), Chronique paroissiale de Belleville, 1908, p. 578.

 
[16]

Chèvremont (Philippe), Carte géologique de la France, feuille 561 du Poiré-sur-Vie, et notice p. 25-26, 2008.

 
[17]

Une "mission" était un temps fort de prière et de réflexion pour une paroisse. Elle se déroulait durant trois semaines et en général en hiver, saison où les uns et les autres pouvaient plus facilement se libérer de leur travail. A la fin de la mission, et au terme de la cérémonie de clôture, on érigeait ou on rénovait une statue, un calvaire (ici, celui de la Piglière)… qui était le "souvenir de la mission".

 

Nous écrire