Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Auvinet (boulevard Alex)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
Titre Image
  • Nature : Voie de communication (rue)
    Précision sur la nature du lieu : boulevard
  • Localisation : Le "boulevard Alex Auvinet" est la partie ouest du boulevard de contournement de Montaigu, de la route de Clisson à la gare de Montaigu.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales moderne : Section AD

Etymologie

Rue baptisée du nom d'un résistant originaire de Montaigu, exécuté durant la Guerre de 1939-1945.

Données historiques

Histoire et archéologie

Alex Auvinet est né en 1921 à Montaigu où son père était marchand de cycles. Il fit un apprentissage d’ajusteur dans l’atelier d’Hubert Hervouet, près du "pont Jarlet". En 1937, il quitta Montaigu pour Rezé et travailla à l’usine de locomotives des Batignolles à la sortie de Nantes sur la route de Paris, puis à l’usine d’aviation S.N.C.A.O. (antérieurement Bréguet) à Château-Bougon, devenue Sud-Aviation en 1957 puis Aérospatiale en 1970.

Les années suivantes, ses sympathies communistes se confirmèrent malgré les contradictions et tergiversations politiques perturbant alors les orientations du Parti : soutien au pacte germano-soviétique en août 1939, demande auprès de l’occupant pour faire réapparaître l’Humanité en juillet 1940, et traque de ceux de ses membres ayant pris parti contre le nazisme à la même époque… L’invasion de l’URSS en juin 1941 ayant éclairci la ligne politique des dirigeants du Parti, puis les réquisitions pour le S.T.O. en été 1942, firent entrer Alex Auvinet dans un militantisme communiste actif. Il rejoignit dans la clandestinité les rangs des F.T.P. (Francs-tireurs et partisans, groupe "Jean Fraix", sur Rezé).

Par leur nature, ses nombreuses activités de résistance sont mal connues. On sait que, les 4 et 5 janvier 1943, il participa à l’exécution de Raymond Barbier et Raymond Bosc, considérés collaborateurs par le Parti ; puis à des opérations de sabotage[1]. Mais, recherché par la Gestapo, il fut en février 1943 obligé de se réfugier près du Mans où il fut arrêté le 5 mars. Après un jugement de pure forme, il y fut fusillé le 1er juin.

Il a laissé trois lettres pour ses proches, terminées par la même formule : "Vive le parti communiste, vive l’URSS, vive la France". Après la guerre, son inscription au parti communiste lui vaudra d’avoir une rue à son nom à Montaigu où son corps repose aujourd’hui. 

Illustrations

montaigu_auvinet_alex.jpg

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Alex Auvinet, et une copie de la fin de sa dernière lettre à sa mère,
de la prison du Mans, peu de temps avant son exécution.

[1]

Coutaud (André), "Montaigu traversé par la Résistance", in Recherches vendéennes, n°11, 2004, p. 303 à 329.

 

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