Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Baudouin (place Louis-Marie)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
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  • Nature : Voie de communication (rue)
    Précision sur la nature du lieu : place
  • Localisation : La "place Louis-Marie Baudouin" occupe l'espace compris entre le pont Jarlet et le Remblai joignant la Grand'rue au faubourg Saint-Jacques.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Sections A et B
    • Coordonnées cadastrales moderne : Section AH

Etymologie

Place portant le nom d’un restaurateur de l’église vendéenne après la Révolution, né en cet endroit.

Données historiques

Histoire et archéologie

Né à Montaigu en 1765 près du pont Jarlet, le Père Louis-Marie Baudouin est mort à Chavagnes-en-Paillers en 1835. Il est celui qui vaut à Chavagnes d'être la "deuxième ville-sainte de Vendée".

Dernier enfant d'un jardinier de Montaigu, il fréquenta le "collège" de Montaigu où étaient passés les fils de bourgeois et futurs députés "révolutionnaires" que furent Goupilleau de Villeneuve, de La Revellière-Lépeaux, ou Thiériot. Il décida de devenir prêtre, et après sept ans d’études à Luçon il fut ordonné à Saint-Malo en 1789. Refusant de prêter serment d'allégeance à la Constitution civile du clergé, il dut s'embarquer en 1792 aux Sables pour un exil en Espagne qui durera cinq ans.

De retour dans cette ville en 1797, il y vécut dans la clandestinité jusqu'à la paix religieuse rétablie par Bonaparte en 1800. Après un an à la Jonchère, il devint curé de Chavagnes-en-Paillers en 1801, et y créa un petit séminaire qui aurait été le premier ouvert en France après la Révolution[1]. Il y fut aussi le fondateur des "Fils de Marie Immaculée" (F.M.I.) et des "Ursulines de Jésus" (dites "dames de Chavagnes") dans la maison-mère desquelles un intéressant petit musée lui est consacré. 

Autres mentions

La maison natale du Père Louis-Marie Baudouin (A 281 et 282, sur le plan cadastral de 1814) a été détruite dans les années 1970 pour étendre le parking installé sur cette place contiguë.

Illustrations

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Maison natale de Louis-Marie Baudouin, près du pont Jarlet,
vers 1900 selon un dessin (R.P. Michaud),
et en 1955 sur une vue aérienne (Roger Henrard).
Son portrait officiel vers 1825.

 

[1]

Izacard (Jean-Yves), "Louis Marie Baudouin (1765-1835), un prêtre pour son temps", in Napoléon Bonaparte et la Vendée, 2004, p. 176-180.

 

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