Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Poiré-sur-Vie, Le > Bouchère (la)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : village et ancien logis
  • Localisation : "La Bouchère" est située à 4,7 km à l’est-sud-est du centre bourg du Poiré-sur-Vie.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : section E 2e feuille, et section D 4e feuille
    • Coordonnées cadastrales moderne : sections YE, YC et YD

Données historiques

Histoire et archéologie

"La Bouchère" est située dans une zone à peu près plate à environ 80 mètres d’altitude, ce qui en fait la partie la plus élevée de la commune du Poiré.

- Le logis de "la Bouchère" en 2017 -
- vue du 1er étage : l’ancien espace du jardin et de l’affiage
avec  au fond l’emplacement des anciens piliers,
- en superposition,  le logis vu de cet emplacement des anciens piliers ;
à gauche, vues de…
- la porte d’entrée à partir de la cour ;
- l’escalier intérieur en pierre et sa rampe gris bleuté. 

Le village est organisé autour d’un logis édifié en 1715, orienté Nord-Sud, de 32,5 sur 14 mètres, avec un toit à quatre pans couverts de tuiles, et des "chambres basses et chambres hautes" sur une double profondeur de pièces.Depuis 225 ans (en 2018), ce bâtiment a perdu sa fonction initiale de résidence aristocratique. Ayant par chance échappé aux incendies révolutionnaires, son intérieur conserve, plus ou moins dégradés, certains éléments remontant à ses origines, tel son escalier central, avec ses marches en pierre et ses rampe et balustrade gris bleuté en bois.

Extérieurement, on reconnait encore, en avant de sa façade Ouest, l’espace autrefois occupé par son jardin, puis celui occupé alors par son verger (affiage). Les deux piliers qui s’élevaient à leur extrémité ont été vendus en 1975, et se trouvent depuis à Aizenay. La vaste cour s’étendant primitivement en avant de sa façade Est est désormais partagée. Les dépendances subsistant dans sa partie Sud présentent des éléments architecturaux paraissant antérieurs au logis lui-même, tandis que les bâtiments plus récents la bordant au nord ont été progressivement restaurés après 1994.

Eléments de la cour du logis de "la Bouchère" pouvant provenir d’un logis antérieur :
le puits de la cour, ancienne porte et petite fenêtre dans un mur de sa partie sud.

Le long du chemin menant au "Boucheau", se trouvait la chapelle dont il ne subsiste que les deux jambages d’une ouverture. La serlienne[1] présente sur le bâtiment contigu est typique du style clissonnais des années 1820 à 1840, style que l’on retrouve au Poiré, mais à une époque plus tardive, dans des dépendances de maisons du quartier de "la Gibretière" et dans celles en ruine du château de "la Métairie". Les deux autres piliers, qui marquaient à cet endroit l’entrée de la cour, sont tombés accidentellement dans les années 1950 et depuis les années 1990 leurs restes se trouvent aux Sables[2].

Toute proche, à l’embranchement des chemins menant à "la Noue" et menant à "la Touche", se trouve la croix de pierre de "la Bouchère", haute d’environ 5,5 mètres, sans inscription et érigée au début du XXe siècle. La statue qu’elle abritait dans sa niche ayant disparu, une nouvelle venant de Lourdes y fut installée et sécurisée en 2006, peu après qu’eut été supprimée la grille abimée qui entourait la croix. En 2012, cette dernière fut dotée d’un encadrement lumineux[3]

A droite : infimes restes de la porte de l’ancienne chapelle,
intégrés dans une construction moderne ;
à l’étage du bâtiment voisin, une serlienne avec ses ouvertures en plein cintre.
A gauche : la croix de la Bouchère et sa statue dans une niche désormais sécurisée.

On dispose de peu de choses pour connaître les origines de "la Bouchère" : des vestiges architecturaux hypothétiques, le tracé du parcellaire cadastral, et un acte notarié de 1606[4]. Celui-ci parle "d’hôtel noble et seigneurie des Grandes et Petites Bouchères sis au Poiré", vendus par Marc Hillairet à René Nicolleau du Fief. La fille de celui-ci avait épousé en 1598 Jacob Guinebaud de la Millière qui devint aussi "de la Bouchère".

Cela laisse penser qu’avant l’édification en 1715 du logis actuel, il en a existé un précédent qui, lui, aurait eu l’orientation Ouest-Est qu’ont habituellement ces bâtiments. Le cadastre tend à confirmer cette hypothèse, avec en 1836 le souvenir, dans le nom de "champ de l’étang", d’une ancienne pièce d’eau au sud de "la Bouchère", et plus encore, par le dessin des allées organisant l’espace au nord de celle-ci. Ces allées ayant une disposition ne se trouvant pas en cohérente avec l’orientation du logis de 1715. Tout ceci est étayé par la présence d’éléments architecturaux pouvant dater du XVIe siècle voire être antérieurs.

"La Bouchère" resta aux Guinebaud jusqu’en 1761, date à laquelle elle fut vendue au Pierres, de "Pont-de-Vie", puis passa par héritage aux Joussaume de la Bretesche. Ceux-ci la vendirent en 1776 à la veuve de Pierre Ferron de La Ferronays qui la transmit à l’un de ses fils, Eugène[5].

"[Le 3 juillet 1606] René Nicolleau, sieur du Fief et de la Tousche au Blanc,
demeurant en son hôtel noble du Fief, paroisse du Poiré, […]
paie à Marc Hillaret, écuyer, sieur de Rufigny,
demeurant en son hôtel noble de Rufigny paroisse de Chavaigne,
[…] 4050 livres restant […] dues pour la vente du fief et hôtel noble et seigneurie
des Grandes et Petites Bouchères sis au Poiré"[4].

A la veille de la Révolution, "la Bouchère" était constituée outre son logis de deux métairies (dont une dite "de la porte") de 130 et de 140,5 boisselées (14,82 et 16,02 ha), soit avec celles de "la Flotterie", de "la Loge" et de "la Noue", un amenage[6] d’environ 660 660 boisselées (75 ha) (75 ha). Elle était habitée par Eugène Ferron de La Ferronnays (v.1730-1802) et son épouse Adélaïde, née Fournier de Bellevue en 1756 à Saint-Domingue[7].

Dès 1790, Eugène partira en émigration emmenant leur fils, Auguste, et y laissant son épouse et leurs deux filles, Agathe et Antoinette. Quand à la fin de l’été 1793 les troupes républicaines envahirent le pays pour y imposer le pouvoir révolutionnaire, celles-ci espérèrent échapper à leurs exactions en se réfugiant à Nantes, mais elles y furent bientôt dénoncées. Les deux filles eurent la chance d’être récupérées par des voisins qui, pour les sauver, les enfermèrent durant onze mois dans leur cave. Leur mère fut jetée en prison ; elle n’en sortit que treize mois plus tard, début 1796, dans un tel état d’épuisement qu’elle en mourut, âgée de quarante ans.

Lorsque courant 1794 Charette finit par s’installer dans le bourg de Belleville, il établit les campements de sa petite troupe dans les alentours. "La Bouchère" devint le quartier général d’un certain Delaunay (ou "de Launay") à la personnalité pour le moins controversée[8]. Ayant servi dans l’armée républicaine, il avait rejoint les Vendéens durant la virée de galerne, et avait fait partie de ceux, peu nombreux, qui avaient pu regagner la Vendée. Au début l’été 1794, il avait rallié Charette. Mais quand le 17 février 1795 celui-ci signa le traité de la Jaunaye, il s’opposa à lui et tenta vainement de prendre le contrôle de sa troupe. Après s’être échappé il finit par être rattrapé et périt misérablement à Belleville en juin suivant. On trouve son nom à de multiples reprises dans les réquisitions sur la paroisse du Poiré[9]

"La Bouchère" représentée en 1768-1770, avec ses allées bordées d’arbres,
sur la
"Carte générale de la France", dite de Cassini, n°132 [les Sables-d'Olonne] ;
à proximité on voit les autres métairies de son amenage :
la Noue (Lannoüe) et la Flotterie, près de laquelle est située celle de la Loge.
(
Bibliothèque nationale de France) 

Les Ferron de La Ferronnays ayant émigré, leurs propriétés furent séquestrées et devinrent des biens nationaux, c’est-à-dire : "la Bouchère" mais aussi "la Noue", "la Flotterie" et "la Loge" qui faisaient partie de son amenage. Leur vente fut retardée par la prolongation localement de l’insurrection, et elle n’eut lieu que fin 1799. L’acquéreur, un M. Raison, de Fontenay, se révélant insolvable, "la Bouchère" revint au statut de bien national. Puis, suite aux lois d’amnistie de 1801, elle retrouva théoriquement ses anciens propriétaires à savoir, après la mort de son père en 1802, Auguste Ferron de La Ferronnays. Mais celui-ci restant toujours en exil et persistant à soutenir activement l’ancienne famille régnante des Bourbons, il semble qu’elle fut remise sous séquestre en 1812. Deux ans plus tard, la chute de Napoléon rétablit effectivement la situation antérieure[10].

Cependant, la carrière politique et surtout diplomatique d’Auguste Ferron de La Ferronnays fit qu’il ne revint pas à "la Bouchère" qui ne retrouva jamais l’aspect qu’elle avait vingt-cinq ans plus tôt. En 1826, elle fut vendue à Jean-Marie Damour (de "la Richerie" de Beaurepaire), puis de père en fille et en petite fille : aux Gourraud (de "la Proustière" de Chavagnes), puis aux Robiou de la Vrignais, puis aux de Gazeau (de "Rortheau" de Dompierre), puis enfin aux Le Prévost de la Moissonnière[5]. Ceux-ci en cédèrent les bâtiments en 19xx aux familles Gréaud et Letard qui en exploitaient les terres depuis plusieurs générations.

En 1797, 14 habitants demeuraient à "la Bouchère" : la famille de Louis Grolier (8 personnes), agriculteur, et six autres habitants dont un tanneur et un boulanger. En 1836, seuls s’y trouvaient les Gendreau (soit 12 personnes) qui y étaient cultivateurs. En 1911, trois familles (soit 29 personnes) y vivaient, toutes trois d’agriculteurs : les Letard, les Remaud et les Moreau-Charrier[11]. En 2018, il n’y avait plus de siège d’exploitation agricole le dernier ayant cessé son activité en xxxx, et on y comptait 15 habitants.

Pour certains endroits du Poiré (à "l’Auroire", à "Pont-de-Vie", à "la Millière", au "Fief" et en d’autres lieux bien connus par les uns ou par les autres…) il court des rumeurs de trésors qui "auraient" été découverts ou qui seraient à découvrir. Ceux qui ont été trouvés à "la Bouchère" relativisent l’importance de ces trésors et n’encouragent pas vraiment à passer du temps à en chercher, que ce soit ici ou ailleurs. Au début du XXe siècle, des pièces d’or furent trouvées le long du chemin de "la Noue", conservées dans un pot en terre. A la fin de ce même siècle, on trouva six ou sept pièces de bronze très usées dans une bourse en cuir, non loin de là, lors de travaux de restauration ; confiées à une personne "qui inspirait confiance" afin de les dater, on ne les a plus revues, pas plus qu’on n’a revu cette personne "inspirant confiance"…

"La Bouchère" sur le cadastre de 1836 du Poiré-sur-Vie,
à l’époque le Poiré-sous-Bourbon (environ 850 x 890 m)
(partie haute : extrait de la 4e feuille de la section D ;
partie basse : extrait de la 2e feuille de la section E).

En encart : "la Bouchère" en 1836 et en 2014.

En bas, le secteur de la Bouchère : en 1945 à gauche, et en 2014 à droite.

Autres mentions

De tous les personnages ayant habité au Poiré, Auguste Ferron de La Ferronnays est celui qui a eu le rôle le plus important sur le plan national ou international[7], guerre de Vendée mise à part. Né le 4 décembre 1777 à Saint-Malo, en Bretagne[12], il vécut ses premières années à "la Bouchère".

En 1789, il était pensionnaire depuis près de deux ans à Paris quand les débuts de la Révolution le firent rentrer à "la Bouchère". Il la quitta définitivement un an plus tard, son père l’emmenant en émigration à Soleure en Suisse. Il poursuivit son éducation à l’abbaye de Bellelay, s’y faisant remarquer par une grande agilité d’esprit et par "une mémoire prodigieuse". En 1795, il rejoignit son père à Brunswick et s’engagea dans l’armée de Condé, qu’il suivit dans ses déconvenues et dans ses pérégrinations jusque sur le territoire de la Pologne d’avant les partages. Pendant plus de quinze ans, il connut les vicissitudes des émigrés refusant d’abandonner la famille royale en exil. Il se maria en 1802, prit du service auprès du roi de Suède, effectua de perpétuels va-et-vient entre ce pays, la Russie, l’Allemagne et l’Angleterre. C’est pendant cette période qu’il devint un des proches du duc de Berry aux côtés duquel il débarquera à Cherbourg le 13 avril 1814, accueillis par une foule enthousiaste[13].

Cette même année 1814, il reçut le grade de "maréchal de camp", et en 1828, il recevra celui de "lieutenant général"[14]. En 1815, il fut choisi comme membre héréditaire de la "Chambre des Pairs", alors que ses liens avec le duc de Berry se distendaient. En 1817, il fut nommé ambassadeur de France à Copenhague, puis de 1819 à 1827 ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg.

C’est à ce dernier titre qu’il participera aux congrès de Troppau (1820), de Laibach (1821) et de Vérone (1822), qui réunissaient les représentants des vainqueurs de l’empire napoléonien, afin de veiller au maintien de l’ordre en Europe et de leurs intérêts propres. La France, qui y avait été admise, s’efforçait d’y retrouver une place dans le concert des nations. Auguste Ferron de La Ferronnays, grâce à ses qualités intellectuelles, à son entregent et son savoir-faire, à ses bons rapports avec l’empereur de Russie, y contribua. Ses fonctions l’amenèrent à entretenir une correspondance avec Chateaubriand quand celui-ci fut ministre des Affaires étrangères (1822-1824) ; il est souvent cité dans les Mémoires d'outre-tombe[15].

Le comte Auguste Ferron de La Ferronnays (1777-1742),
et la comtesse née Albertine du Bouchet de Sourches (v.1782-1848)
en 1825-1827 à Saint Pétersbourg
(album d’aquarelles et de gouaches de la famille Middlelton de Caroline du Sud,
musée d’Hillwood, Washington, district de Columbia, Etats-Unis).

Ses bonnes relations avec les différents courants politiques de la Restauration et sa présence fortuite à Paris début janvier 1828 lui valurent d’être nommé ministre des affaires étrangères lors de la formation du nouveau gouvernement. Il y prépara l’expédition de Morée (1828-1829), qui fit suite à la bataille de Navarin (20 octobre 1827), et préluda à l’indépendance de la Grèce. On lui attribue d’avoir su faire taire les rivalités entre la Russie et l’Angleterre, partenaires de la France dans cette affaire, ce qui permit à celle-ci de retrouver de l’influence sur le plan international, et d’assurer le succès de l’opération.

Cependant, en avril 1829 son état de santé l’obligea à démissionner. Il se retira à Nice, alors ville piémontaise, dont le climat était réputé favorable à la guérison de bien des maladies. En février 1830, il fut nommé ambassadeur à Rome, capitale des États pontificaux, mais démissionna cinq mois plus tard : il était hors de question qu’il pût prêter serment à Louis-Philippe devenu roi grâce à la révolution de juillet à Paris.

Il s’exila à Naples et, lui et les siens resteront toujours très proches de la famille royale déchue. En 1832 il s’offrit vainement comme otage contre la libération de la duchesse de Berry, emprisonnée après l’échec de sa tentative de restauration. Il mourut à Rome le 17 janvier 1842.

Auguste Ferron de La Ferronnays ayant laissé de son passage au gouvernement la meilleure impression, et certains, refaisant l’histoire, ont vu en lui celui qui aurait pu et su préserver le régime de Charles X des maladresses politiques qui le conduisirent à sa chute[16].

La famille du comte de La Ferronnays aux environs de Nice durant l’hiver 1829-1830
A partir de la gauche : sa fille Pauline (1808-1891) future romancière à succès,
lui-même, puis Emma de Lagrange (1810-1876),
épouse de son fils Charles (1805-1863) qui se tient debout près d’elle.
A partir de la droite : Elisabeth Fournier de Bellevue (1800-1883)
debout près de son père Jean Pierre René Fournier de Bellevue (1776-1858),
peintre du tableau et cousin germain maternel du comte de La Ferronnays.
(peinture sur toile, 68 x 94,5 cm, coll. familiale, 5000 € en 2011)

[1]

En architecture, une "serlienne" est un groupement de trois baies : deux baies latérales en encadrant une centrale plus grande et avec arc en plein cintre. Typiques de l’architecture italienne de la Renaissance, les serliennes ont été pour cette raison utilisées dans les constructions de style clissonnais dans les années 1820-1840 (et au Poiré quelques décennies plus tard).

 
[2]

Les détails sur l’histoire contemporaine de "la Bouchère" au XXe siècle proviennent d’entretiens en 2017-2019 avec Auguste Gréaud, y vivant depuis qu’il y est né en 1930.

 
[3]

Cette restauration de la croix de "la Bouchère" fut réalisée par la famille Vrignaud nouvellement venue dans le village. 

 
[4]

Minutes du notaire Jehan Robert, de Fontenay-le-Comte, année 1606 (Arch. dép. de la Vendée : 3 E 37 F, vues 188 à 190).

 
[5]

Raigniac (Guy de), De Châteaux en Logis, itinéraires des familles de la Vendée, t. IX, 1998, p. 200-201.

 
[6]

"L’amenage" était l’ensemble "d’un domaine, de propriétés" (Verrier et Onillon, Glossaire des parlers de l’Anjou, 1908, t.1, p. 33). Passant par l’anglais, ce terme est revenu en français actuel avec "manager", ayant toujours le sens de gérer et de diriger une entreprise ou des biens.

 
[7]

La vie d’Auguste Ferron de La Ferronnays jusqu’au début de la première Restauration est principalement connue par En émigration, souvenirs tirés des papiers du Comte A. de La Ferronnays (1777-1814), 428 p., écrit en 1900 par Charles-Albert Costa de Beauregard. En 1907, Hippolyte Boutin reprit largement cet ouvrage dans sa Chronique paroissiale du Poiré, pour y rédiger les pages 132 à 141 concernant "la Bouchère" et Auguste Ferron de La Ferronnays.
Voir aussi la notice qui lui est consacrée dans le Dictionnaire des parlementaires français depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, tome 2, 1891, p. 632.

 
[8]

Rousse (Joseph), "Deux lieutenants de Charette : Le Moelle et de Launay", Revue de Bretagne et de Vendée, juillet 1905. Aux pages 215 à 220, l’auteur tente une synthèse des témoignages, la plupart peu favorables, existant sur ce "de Launay". 

 
[9]

Cahier des réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré (Méd. mun. de la Roche-sur-Yon : ms 019), réquisitions à la Bouchère ; voir aussi de Lorvoire (Jean-Claude), "les Réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré-sur-Vie", in Recherches vendéennes, n° 3, 1996, p. 257-299.

 
[10]

Biens nationaux sur le Poiré (Arch. dép. de la Vendée : 1 Q 212, 1 Q 250 et 1 Q 770). 

 
[11]

Dénombrement de la population de l’an V, recensements de 1836 et de 1911 (Arch. dép. de la Vendée : L288, 6M280, 6M282).

 
[12]

Comme le montre son acte de baptême qui suit, c’est à tort qu’Eugène Aillery le fait naître à "la Bouchère", ou que Ch.-Al. Costa de Beauregard le fait naître en octobre cette année 1777.


Registre des baptèmes de 1777 de Saint-Malo (Arch. dép. de l’Ille et Vilaine : 10 NUM 35288 796)

 
[13]

Si l’on en croit Jean-Gabriel Peltier dans "Relation du voyage de son Altesse royale Mgr. le Duc de Berry depuis son débarquement à Cherbourg, jusqu'à son entrée à Paris", aux pages 4 à 10, extrait de L'Ambigu ou Variétés littéraires, et politiques, vol. 45 portant sur la période allant d’avril à juin 1814... 

 
[14]

Cela correspond au XXIe siècle pour "maréchal de camp" au grade de général de brigade, et pour "lieutenant général" au grade de général de division.

 
[15]

Leur commune origine malouine aurait, dit-il, joué pour expliquer les bonnes relations qu’il eut avec "son noble ami". Ces relations sont cependant avant tout professionnelles, par exemple à la page 499 du tome VI de l’édition de 1849, des Mémoires d’outre-tombe, dans sa lettre du 14 mai 1824, il aborde le fait que le gouvernement tzariste peut lire toute la correspondance diplomatique de la France, les services de renseignement russes s’étant procuré à Paris les codes du chiffrage français… (voir aussi : t.1, p. 46 ; t.4, p. 277, 297-301, 357, 497, 500-501 ; t.5, p. 63, 65, 68, 107-118, 161, 231, 246 ; t.6, p. 301, 331, 499-520, 527-533).

 
[16]

Bertier de Sauvigny (Guillaume), La Restauration, 1955. C’est l’ouvrage historique référent pour ce qui concerne cette période de l’Histoire de France. On y trouve, aux pages 409-410, un jugement sur Auguste Ferron de La Ferronnays : "Le nouveau titulaire des Affaires étrangères, le comte de La Ferronnays, était un diplomate de carrière, sans appartenance bien définie, ayant vécu à Saint-Pétersbourg depuis 1819 ; la générosité chevaleresque de son caractère, l’amitié intime qui l’avait lié jadis au duc de Berry, devaient lui assurer la confiance du roi, et la possibilité de donner une direction nouvelle et heureuse à la politique extérieure. Si sa santé ne l’avait trahi, au début de 1829, il aurait sans doute accompli la prédiction de Richelieu qui avait vu en lui un futur chef de gouvernement. Et peut-être alors aurait-il pu faire admettre au roi comme aux différentes factions du parti royaliste sa politique de conciliation entre le principe monarchique et les aspirations libérales modérées."
Pour établir ce jugement, Guillaume Bertier de Sauvigny aurait pu s’appuyer sur les Mémoires (alors pas encore publiées) d’Hervé Clérel, comte de Tocqueville (1772-1856), préfet de 1814 à 1827, pair de France de 1827 à 1830, et père d’Alexis de Tocqueville (1805-1859). On y consultera plus spécialement, dans leur édition en 2018, les pages 95, 434, 442, 451 à 457.

 

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