Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Poiré-sur-Vie, Le > Brachetière (la)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
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  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : village
  • Localisation : "La Brachetière" est située à 700 m au sud-est du centre bourg du Poiré-sur-Vie, le long de la route menant à Mouilleron-le-Captif
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : section G, 1re feuille, et section C, 1re feuille
    • Coordonnées cadastrales moderne : section AD

Etymologie

Le type de toponyme, composé d'un patronyme - ici "Brachet" - et du suffixe "ière", est omniprésent dans la région et y existe depuis l'époque féodale. La création de noms de lieux suivant ce schéma s’étant perpétuée jusqu’à une période très récente, leur datation précise est difficile.

Données historiques

Histoire et archéologie

"La Brachetière" est un village du Poiré que les ravages perpétrés en leur temps par les troupes révolutionnaires firent disparaître[1], mais qui renaquit un demi-siècle plus tard.

A la veille de 1789, elle était constituée par une métairie de 230,5 boisselées (26,3 ha) appartenant aux Guinebaud de la Millière. Elle était tenue depuis plusieurs générations par des Trichet[2] qui assistèrent les insurgés en 1793, 1794 et 1795, leur fournissant à diverses reprises des bœufs, des moutons et du foin[3]. Peu après, elle fut vendue en détail comme bien national[4], mais ses bâtiments qui avaient été ruinés par les troupes révolutionnaires ne furent pas relevés.



"La Brachetière" de part et d'autre de la sortie du bourg du Poiré, en 2016,
et, sur la route de Mouilleron-le-Captif,
sa Croix en granit et l’ancienne mare du
"Beignon d’homme"
(plan cadastral de 1836, section C-1, environ 175 x 130 m)[1].

Un peu après 1845, Auguste Rivière, Mathurin Rocheteau, et Jules Vidal, respectivement facteur, meunier et menuisier, y construisirent leurs maisons, ressuscitant "la Brachetière"[5].La croix en granit qui s’y trouve toujours y fut érigée, avec l’inscription "Souvenir de Mission - Favrou 1847". Les terrains situés 250 m plus bas le long de la route, étaient appelés le "Beignon d’homme", et étaient alors en partie occupés par une ancienne mare d’environ 35 ares[1].

[1]

Plan cadastral de 1836 du Poiré-sur-Vie (Arch. dép. de la Vendée : 3P 178).

 
[2]

Registres paroissiaux du Poiré, année 1738, décès (Arch. dép. de la Vendée : AD2E 178/1).

 
[3]

Cahier des réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré (Bibl. mun. de la Roche-sur-Yon : ms 19).

 
[4]

Estimations des biens nationaux du canton du Poiré (Arch. dép. de la Vendée : 1 Q 212).

 
[5]

Listes nominatives des recensements de 1851 et de 1861 (Arch. dép. de la Vendée : 6 M 280). 

 

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