Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Carrefours (rue des)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Chauvinière (rue) source : En 2012, la "rue des Carrefours" est la partie ouest de l’actuelle "rue Chauvinière".


Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
Titre Image
  • Nature : Voie de communication (rue)
  • Localisation : La "rue des Carrefours" était constituée par l'extrémité ouest de l'actuelle rue Chauvinière, entre les rues Noire et Clemenceau.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Section A
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AE

Etymologie

Le toponyme "rue Chauvinière" tire son nom du patronyme d’une famille noble détentrice d’un fief dépendant autrefois de la seigneurie de Montaigu. D’où l’absence de "de la" après "rue".

Données historiques

Histoire et archéologie

Le nom de cette "rue des Carrefours" a aujourd’hui disparu. Les jardins des demeures situées le long de son côté nord donnent sur les douves. En 1793, leurs possesseur furent éliminés par la Révolution, ce qui permit à certains des nouveaux notables de Montaigu de s’y installer[1] :

Au n°11, les Chabot furent remplacés par le député républicain montacutain Philippe-Charles-Aimé Goupilleau de Villeneuve qui put se l’approprier grâce à sa position et aux intéressantes conditions de sa vente[2]. Il y subsiste encore certaines des boiseries et cheminées originelles du XVIIIe siècle.

Le n°19, ancienne cure de Saint-Jean incendiée en 1793, fut récupéré par le notaire Mathurin Brethé[2]. En ayant fait démolir les ruines, il fit construire en 1837 à leur emplacement, une nouvelle demeure dans le style de l’époque, que l’on retrouve dans les environs au château des Rochettes, au n°17 du Champ de foire, au Hallay de Boufféré, ou à l’Ardrère de Remouillé.

Les bâtiments situés entre les deux présentent encore, des restes dégradés de ce qu’ils étaient à l’origine, probablement à la fin du XVIIe siècle. De 1827 à 1838, ils ont accueilli l’école communale de filles, confiée aux religieuses de Chavagnes, puis jusqu’en 1899 l’école communale de garçons.

Illustrations

montaigu_carrefours.jpg

montaigu_carrefours.jpg


Le n°11 de la "rue des Carrefours", devenue en 1796 demeure de
Philippe-Charles-Aimé Goupilleau de Villeneuve ;
les toits du n°19, vus à partir du Champ de foire ; et entre les deux, des restes architecturaux du XVIIe siècle 

[1]

Plan du cadastre de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146).

 
[2]

Registres des ventes des biens nationaux (Arch. dép. de la Vendée : 1 Q 203).

 

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