Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Chardons (les)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Terre agricole (hors vigne) Masquer
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  • Nature : Terre agricole (hors vigne)
    Précision sur la nature du lieu : champ
  • Localisation : "Les Chardons" étaient situés en haut de versant au-dessus de la Maine, de part et d'autre de l'actuelle "rue Saint-Nicolas", à proximité de son franchissement de la voie ferrée.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : B 126 et 127
    • Coordonnées cadastrales modernes : AM 83, 84, 258, 259, 330 à 334

Données historiques

Histoire et archéologie

Le champ "les Chardons" a disparu du dessin parcellaire de Montaigu suite au passage en cet endroit[1] au XIXe siècle, de nouvelles voies de communication. En 1811-1812, par ordre de Napoléon Ier, était établie une "route impériale" joignant Montaigu à La Roche-sur-Yon. En 1833, Louis-Philippe, suite à l’agitation dans la région après la révolution de juillet 1830 puis la vaine équipée de la duchesse de Berry en mai-juin 1832, fit ouvrir différentes "routes stratégiques" destinées à faciliter l’envoi de troupes afin de faire de la répression, dont "la n°7", allant de Cholet à Saint-Jean-de-Monts, en passant par Montaigu et Challans. Enfin, en décembre 1866, sous le règne de Napoléon III, ce fut l’inauguration de la voie ferrée de Nantes à la Roche-sur-Yon, continuée en 1871 vers La Rochelle et Bordeaux.

Le lieu-dit "les Chardons" aux limites de Montaigu
et aux croisements des nouvelles voies de communication du XIXe siècle :
la route de Montaigu à La Roche de 1811, la route stratégique n°7 de 1833,
et la voie ferrée de 1866.
(environ 275 x 275 m, plan cadastral de 1814, vue aérienne en 2009).

En sortant de Montaigu, la vue au loin de l’église de Vieillevigne, à 9 km,
illustre toujours, en 2013, les principes de Trudaine (1703-1769) et de ses héritiers
qui voulaient que le nouveau réseau routier de la France
fût tracé "
de clocher à clocher".

Le nom des "Chardons" laisse entendre que ces terrains devaient être assez ingrats. Ils furent construits ans les années 1970.

Tout proche des "Chardons", à l’extrémité de la rue de "la Gaudine" mais sur Boufféré, se trouvait la "fontaine dite du pré clisson servant de temps immémorial aux habitants du faubourg Saint-Nicolas"[2] et dont l’utilisation collective cessa vers 1960 avec l’arrivée du service d’eau.

Sources et références

(sauf mention contraire, les illustrations sont dues à M. Mignet)

[1]

Plan et état de sections du cadastre de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146).

 
[2]

Délibérations du conseil municipal du 18 février 1894 (Arch. dép. de la Vendée : 146 D2). Le terme de "fontaine" indiquait qu’elle était utilisée pour son eau potable, et le nom de "pré clisson" venait de "pré clos" (et non de la ville de ce nom).

 

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