Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Carrefours (rue des) source : Sur le cadastre de 1814, l’actuelle rue Chauvinière est appelée "rue des Carrefours" pour sa partie située entre la "Grand’rue" et la "rue Noire", ne portant son nom actuel qu’au-delà.


Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
Titre Image
  • Nature : Voie de communication (rue)
  • Localisation : La "rue Chauvinière" va de la rue Clemenceau jusqu'à la rue des Jardins qui la prolonge.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Section A
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AE

Etymologie

"Chauvinière" qui a donné son nom à cette rue, étant à l’origine à Montaigu un patronyme et non le nom d’un lieu, c’est logiquement que cette rue y est appelée "rue Chauvinière" et non "rue de la Chauvinière".

Données historiques

Histoire et archéologie

Dépendant des seigneurs de Montaigu, les Robineau de la Chauvinière, de la Vergne de Beaufou, avaient avant la Révolution une demeure située sur le côté pair de cette rue qui porte leur nom, entre la rue Noire et la rue Saint-Lucas (A 478 à 481 du cadastre de 1814, AE 322 à 332 du cadastre de 2010)[1]. Comme les autres familles vassales autrefois des seigneurs de Montaigu, ils avaient été astreints à des services de garde du château et, en conséquence, avaient comme elles une résidence dans la ville. A la fin du XVIIIe siècle, ces demeures se trouvaient principalement situées le long des rues Chauvinière, Noire, Saint-Lucas, de Tiffauges, et à proximité du pont Saint-Nicolas. Leurs dimensions étaient relativement limitées mais la petitesse de la ville leur donnait plus d’importance.

Un grand nombre de membres de la noblesse locale ayant été éliminés physiquement en 1793-1794, la bourgeoisie républicaine de Montaigu récupéra leurs demeures et autres biens[2], renforçant ses positions économiques et sociales, et assurant ainsi sa domination politique sur la ville[3].

Illustrations

montaigu_chauviniere.jpg

montaigu_chauviniere.jpg


L’entrée de la "rue Chauvinière", en venant de la rue Clemenceau
(photo Adèle Petit, 15 octobre 2007).

[1]

Plan et état de sections du cadastre de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146).

 
[2]

Registres de vente des biens nationaux (Arch. dép. de la Vendée : 1 Q 203). 

 
[3]

Délibérations municipales de Montaigu (Arch. dép. de la Vendée : 146 R3 et 146 D1). 

 

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