Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Poiré-sur-Vie, Le > Chemin (moulin à eau du)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Moulin à eau Masquer
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  • Nature : Moulin à eau
  • Localisation : Le "moulin à eau du Chemin" se situait sur "la Vie", à 2,5 km au nord-est du centre bourg du Poiré-sur-Vie, à toucher le village de "Montorgueil".
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : M 863
    • Coordonnées cadastrales moderne : Section OX.

Données historiques

Histoire et archéologie

Le "moulin à eau du Chemin" (sous-entendu de "Montorgueil")[1], sur "la Vie", était en contrebas de ce village, et à moins de 200 m du "Ragoiller", autre moulin, plus ancien, sur un ruisseau venant de "la Bouchère". Tout proche et masqué par la végétation, se trouve le "siège de Charette" duquel celui-ci s’adressait, fin 1795, à ses hommes réunis sur l’autre côté de la rivière


Le site du "moulin du Chemin" et du "moulin Ragoiller",
tout proches de
"Montorgueil"[2],
et de leurs aménagements hydrauliques,
sur le plan cadastral de 1836, et sur une vue aérienne en 2004
(environ 225 x 270 m).
A leur proximité immédiate, en 2017, le
"siège de Charette".

En cet endroit, "la Vie" coule directement sur une roche plus dure, un filon de phtanite[3], ce qui entraîne une légère augmentation de sa pente. En 1830, ce fut estimé suffisant pour qu’on y installât un moulin. Cependant, n’étant qu’à quelques kilomètres de sa source la rivière n’avait qu’un faible débit et, pour compenser, la roue du moulin devait avoir un diamètre important. Durant l’été, et malgré la constitution d’un petit étang de retenue, son activité s’arrêtait.

En mai 1830, Henry Morilleau "propriétaire et farinier" demeurant à "la Roustière", appuyé par le maire du Poiré, demanda donc au préfet l’autorisation de construire un moulin en cet endroit. L’autorisation lui fut donnée le 27 septembre, malgré l’opposition des meuniers Joseph Montassier de "la Roustière" et Mathurin Laurenceau de "Montorgueil" prétextant d’un risque d’inondation des prairies en amont, et de Mathurin Guillet, aussi de "Montorgueil", qui, lui, craignait l’assèchement des prairies en aval[4].

La construction du moulin avait déjà débuté, et six ans plus tard il apparait avec son étang de retenue sur le cadastre de 1836. En 1872, ayant cessé toute activité, il fut démoli pour ne plus avoir à payer le fisc. Au début du XXIe siècle, on en devinait difficilement l’emplacement[3].


La demande d’autorisation de construction d’un moulin à eau sur "la Vie",
près de
"Montorgueil",
adressée le 25 mai 1830 au préfet de la Vendée par Henry Morilleau.
Et vus en 2017 du chemin descendant de
"Montorgueil" :
des restes de la queue de son ancien étang de retenue et,
en arrière-plan, du versant où à la fin de 1795 Charette réunissait ses hommes
.

[1]

Un moulin à vent porte au Poiré ce nom de "moulin du Chemin", car étant situé près du village du "Chemin" ; il est un des six "moulins des Cordinières", et est aussi appelé "le moulin rouge".

 
[2]

Plans de la section M du cadastre de 1836 du Poiré-sur-Vie, 3e feuille, états de sections et matrices des propriétaires correspondant (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 178).

 
[3]

Relevés sur le terrain en 2016 et 2017.

 
[4]

Cf. les lettres à ce sujet des 25 mai, 28 juin, 27 juillet, 16 août, 16 et 27 septembre 1830, du maire du Poiré et du préfet de la Vendée (Arch. dép. de la Vendée : S 567).

 

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