Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Cheval blanc (auberge du)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Hôtel, auberge, café Masquer
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  • Nature : Hôtel, auberge, café
    Précision sur la nature du lieu : auberge
  • Localisation : Au début du XVIIIe siècle, "l’auberge du Cheval blanc" était située "rue du pont Saint-Nicolas", actuelle "rue de la Boucherie".
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : A 382-383
    • Coordonnées cadastrales modernes : AC 111-112-114-176-224-225

Données historiques

Histoire et archéologie

"L’auberge du Cheval blanc" est l’une des cinq auberges du Montaigu d’avant 1789 citées par Georges Laronze[1]les autres étant "la Corne du Cerf", "l’Écu", "le Grand Louis", "les Trois Rois".

Le 13 novembre 1736, Charles de La Roche Saint-André (1709-1780) échangea "la maison à l’enseigne des Trois Roys" qu’il venait d’acquérir le 9 octobre précédent contre "la maison à l’enseigne du Cheval blanc"[2]. Le bâtiment dut être modifié par la suite, et celui d’aujourd’hui semble dater du milieu de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Autour de 1793, les biens de cette famille furent mis sous séquestre et devinrent des bien nationaux, et les procès-verbaux de leurs estimations font localiser cette maison aux numéros 10-12 de l’actuelle "rue de la Boucherie". En septembre 1793, elle fut pillée et incendiée par les troupes chargées du maintien de l’ordre et, lors de sa mise en vente, elle est dite "maison dégradée rue du pont Saint-Nicolas"[3].

Elle fut acquise autour de 1800 par un nouveau venu dans la ville, Jacques (alias Mathurin) Sicot (1763-1833). Originaire de l’Eure-et-Loir[4], celui-ci était venu s’installer dans Montaigu, vidé de la majeure partie de ses habitants, et avait pris la suite du maître de la poste aux chevaux[5] et aubergiste Jean Vincent, qui avait fait partie des insurgés vendéens et était mort en juin 1793. En 1816, avec sa femme et leurs sept jeunes enfants, il faisait travailler trois domestiques, deux servantes, quatre postillons et un garçon charron[6]. Lui et ses héritiers y exercèrent leur métier de maîtres de la poste aux chevaux jusque vers le milieu de la seconde moitié du XIXe siècle.

Autres mentions

En 1782, on trouvait aussi à Montaigu, une "auberge à l’enseigne du Dauphin"[7], qui aurait pu se situer à proximité du "pont Jarlet", et, à la même époque et très probablement près de la "porte Nantaise" actuellement carrefour de l’Eu-rope, un "hôtel de la Croix d’or"[8].

Les données du cadastre en 1814[9] et la liste nominative du recensement de 1816 indiquent qu’à ces dates, six aubergistes étaient installés à Montaigu (dont ceux de "la Coupe d’Or", du "Grand Turc", du "Pélican" et de la poste aux chevaux), ainsi que seize cabaretiers[6], parmi lesquels treize peuvent être localisés. Les secteurs de l’ancienne "porte Nantaise" et de la "place des Halles", l’actuelle "place Dugast-Matifeux", étaient particulièrement bien dotés[7].

Illustrations

montaigu_cheval_blanc_2.jpg

montaigu_cheval_blanc_2.jpg


Localisations connues des auberges (*et cabarets (.) de Montaigu, en 1814/1816
(tableau d’assemblage du cadastre de 1814, environ 770 x 910 m).
Et, en 2014 le long de la
"rue de la Boucherie",
 la façade de
"la maison à l’enseigne du Cheval blanc" d’avant 1736.

[1]

Laronze (Georges), Montaigu, ville d'histoire (IVe-XXe siècle), éd. 2001, p. 60.

 
[2]

Archives de la famille La Roche Saint-André.

 
[3]

Procès-verbaux d’estimation de biens nationaux (Arch. dép. de la Vendée : 1 Q 203).

 
[4]

État civil de Montaigu, 9 pluviôse An XI / 29 janvier 1803 (Arch. dép. de la Vendée : AD2E 146/3).

 
[5]

Minutes de l’étude notariale de Bernard Gombault, 23 messidor An VI / 11 juillet 1798 (Arch. dép. de la Vendée : 3 E 27/177). 

 
[6]

Liste nominative du recensement de 1816 (Arch. dép. de la Vendée : 6 M 232).

 
[7]

Minutes notariales de Jean-François Goupilleau, 5 mars 1782 (Arch. dép. de la Vendée : 3 E 27/233-234).

 
[8]

Prunier (Pierre-Louis), la Vendée Militaire, 2e édition, 1904, p. 132-133.

 
[9]

État de sections et matrice du cadastre de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146).

 

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