Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Poiré-sur-Vie, Le > Courolière (la)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Courolière (la Grande) source : Au hasard des cartes et des documents, officiels ou non, l'orthographe varie avec un ou deux "L" et avec la terminaison "ière" ou la terminaison "iaire".


Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
Titre Image
  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : hameau
  • Localisation : La "Courolière" est située à 5 km au nord-ouest du centre-bourg du Poiré-sur-Vie.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Section K, 1re feuille.
    • Coordonnées cadastrales modernes : Sections ZI, ZK et ZM.

Données historiques

Histoire et archéologie

Le village de "la Courolière" du Poiré fait tout un avec celui de "la Courolière" de Beaufou voisine[1]. Pour les distinguer on appelle souvent celui du Poiré, "la Grande Courolière", sans que pour autant celui de Beaufou soit appelé "la Petite Courolière", ne serait-ce que parce que cette "Courolière" de Beaufou a toujours été plus peuplée que celle du Poiré. Ainsi, en 1836 la première comptait 59 habitants tandis que sa voisine en comptait 21, et en 1886 elles avaient respectivement chacune 41 et 18 habitants.

"La Grande Courolière" du Poiré et "la Courolière" de Beaufou (avec la croix du Cerne)
sur une vue aérienne en 2014.
Ce qui reste en 2017 de la gare de Beaufou (son puits et ses deux petits bâtiments),
et du tracé de l’ancienne ligne la Roche - Legé.

Ces deux villages ne sont séparés que par un minuscule ruisseau nommé localement "ruisseau de la Courolière", mais qui porte en aval le nom de "ruisseau de la Naulière", village près duquel il rejoint "la Petite Boulogne".  Malgré sa petite taille, il était suffisant pour alimenter les petites fosses du tanneur de "la Courolière" (de Beaufou).

 

Quand on emprunte le chemin sortant du village pour aller au bourg de Beaufou, on trouve la "croix du Cerne", réputée avoir été érigée par la famille Orceau, de "la Courolière", sur l'emplacement d'un ancien moulin[2]. Son dessin lui donne une origine nettement antérieure à la Révolution. Elle a en arrière-plan six éoliennes omniprésentes depuis 2003-2007 dans le paysage.

 

A l’est de "la Grande Courolière" subsistent les très petits bâtiments de "la gare de Beaufou" (située sur le Poiré) inaugurée en 1901 et fermée en 1939. On suit facilement le tracé de sa voie ferrée métrique joignant La Roche-sur-Yon à Legé[3]. Après avoir longé la route du Poiré à Saint-Etienne-du-Bois, celle-ci se dirigeait ensuite plein ouest et en ligne droite vers le bourg de Palluau.

 

Autres mentions

A environ 1 km au SSE de "la Courolière" du Poiré, sur le lieu-dit "les Châtelets", la prospection aérienne a mis au jour, fin 1990, des structures archéologiques à dater entre la fin de l’âge de bronze et de l’époque gallo-romaine. Il s’agit de traces de fossés d’enceintes mis en évidence par les différences d’humidité du sol rendues visibles à la suite des très fortes sécheresses des années 1989 et 1990.

"Un type de structure identifiable par son fossé d'enceinte en quart de cercle (‘quadrant’) associé à un enclos interne dont la forme peut varier. Le cas mis au jour aux ‘Châtelets’ sur la commune du Poiré-sur-Vie montre un système de fossés reliant l'enclos trapézoïdal interne au fossé d'enceinte. Le type ‘pur’ de cette structure en quadrant comporte deux côtés rectilignes reliés par un angle droit opposé diagonalement à un tronçon de fossé curviligne"[4]. Invisibles au niveau du sol, ces structures n’ont pas révélé la présence d’objets remarquables.

Mêlées aux traces des anciennes haies, celles du site archéologique
des
"Châtelets", au sud de "la Courolière"
sur une vue aérienne du 13 août 2003,
et son dessin par P. Péridy à partir de meilleures vues de 1990[4].

 

D’autres sites de ce type ou de types proches se rencontrent sur le Poiré : près des villages de "l’Ermière", des "Grois" et autres, ainsi que sur les communes voisines d’Aizenay et de La Genétouze[4].

 

Sources et références

(sauf mention contraire, les illustrations sont dues à M. Mignet)

[1]

Ainsi en 1770 sur la carte de Cassini (feuille n°132 - les Sables-d’Olonne) les deux villages n’en sont qu’un, et sont orthographiés "la Couroliaire".

 
[2]

Boutin (Hippolyte), Chronique paroissiale de Beaufou, 1907. 

 
[3]

Cf. les dossiers sur les Tramways de Vendée – ligne de la Roche-sur-Yon à Legé (Arch. dép. de la Vendée : S 996 et S 997).

 
[4]

Péridy (Patrick), "Archéologie aérienne du bocage vendéen (France). État des recherches", Revue archéologique de Picardie, numéro spécial 17, 1999, p. 373-386.

Outre les sites évoqués sur le Poiré et sur la Genétouze (aux lieux dits "le Pinier" et "la Touche") par le Père Péridy dans cet article, l’examen de vues aériennes récentes permet d’y détecter d’autres vestiges préhistoriques, ainsi au sud et au sud-ouest du "Plessis" du Poiré, ou encore l’existence d’un double fossé circulaire non loin de "la Baudouinière", village d’Aizenay tout proche de la commune du Poiré…

A proximité immédiate du Poiré, et parmi les traces des anciennes haies,
celles d’un double fossé circulaire néolithique
sur la "Zone de sensibilité archéologique" 85 003 0038 d’Aizenay
(environ 530 x 490 m).

 

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