Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Crépelière (métairie de la)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Siège d'exploitation agricole Masquer
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  • Nature : Siège d'exploitation agricole
  • Localisation : "La Crépelière" se situe sur la droite de la route qui, de Montaigu, va à Saint-Georges-de-Montaigu, peu après l'hôpital.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : B 491 à 499
    • Coordonnées cadastrales modernes : AK 102 à 109

Etymologie

Le type de toponyme, composé d'un patronyme - ici "Crépeau" - et du suffixe "ière", omniprésent dans la région,  y existe depuis l'époque féodale sans que l’on puisse être plus précis, des créations de noms construits suivant ce schéma s’étant faites jusqu’à une période très récente.

Données historiques

Histoire et archéologie

En 2012, il ne reste de l'ancienne borderie ou "métairie de la Crépelière" que de petits murs de clôture et un pin parasol traditionnel.

Avant la Révolution, "la Crépelière" faisait partie, de La Guyonnière ; comme le montrent les registres paroissiaux de l’époque. En 1814, les trois quarts des bâtiments étaient toujours en ruines[1], après les destructions ordonnées par Kléber vingt et un ans plus tôt, en octobre 1793[2].

Le 13 mars 1910, dans une conférence donnée lors d’une fête de bienfaisance en soutien aux victimes des inondations mémorables des mois de janvier et février précédents, en France et particulièrement dans la région parisienne, Gustave Mignen a évoqué des débris de poteries et de poids de tisserands en argile d'époque gallo-romaine, ainsi que des haches de pierre polie trouvés à plusieurs reprises "à la Crépelière"[3]. Ils pourraient se trouver aujourd’hui au musée Dobrée de Nantes[4].

Autres mentions

La rue située de l’autre côté de la route Nantes-Bordeaux, face à cette ancienne "métairie de la Crépelière" porte aujourd'hui le nom de "rue de la Crépelière".

Illustrations

montaigu_crepeliere_metairie.jpg

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Les bâtiments de la "métairie de la Crépelière"
aux trois quarts en ruines sur le plan cadastral de 1814.
En 2012, ses presque seuls restes : un muret de pierre et le pin traditionnel.

[1]

Plan du cadastre de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146). 

 
[2]

Kléber (Jean-Baptiste), Mémoires politiques et militaires, éd. 1989, p. 116-117.

 
[3]

Mignen (Gustave), l'Ancien Montaigu, conférence, 1910.

 
[4]

Enquête en 2012 auprès du docteur Jean-Claude Mignen, petit-fils du docteur Gustave Mignen.

 

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