Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

Espace contributeur

Identifiez vous - Pour en savoir plus

Résultat

imprimer la notice complète

Montaigu > Dos d'âne (place du)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Boules (place des) source : Le nom de "place du Dos d'âne" au cours du XIXe siècle perdit son nom qui fut remplacé par ceux, moins triviaux mais plus banals, de "place du Marché", puis de "place Louis-Marie de La Revellière-Lépeaux". Parfois, on lui donnait aussi le nom de "place des Boules".


Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
Titre Image
  • Nature : Voie de communication (rue)
    Précision sur la nature du lieu : place
  • Localisation : La "place du Dos d'âne" bordait au nord les "Douves intérieures", qui séparent le "Château de Montaigu", de la Vieille Ville.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Section A
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AH

Données historiques

Histoire et archéologie

Le 23 septembre 1809, le conseil municipal justifiait la translation des marchés, tenus jusque-là sur la "place du Minage" et devant les halles (actuelle "place Dugast-Matifeux") "qui se tiendront sur la petite place du château dite place du Dos d'âne" afin de prévenir d’accidents que le passage de voitures pourraient occasionner.

Il se préoccupait aussi du développement des foires se déroulant sur l’espace situé en avant des "fossés" ("douves extérieures"), sur ce qui porte toujours le nom de "Champ de foire"[1].

Au moins depuis le 14 mai 1807, la question des foires et des marchés prenait une encore plus grande importance pour la municipalité montacutaine car celle-ci était inquiète que l’établissement du chef-lieu du département à La Roche-sur-Yon, entraîne pour Montaigu la disparition de sa fonction de chef-lieu d’arrondissement. Elle proposa alors que la Vendée ait quatre arrondissements (La Roche-sur-Yon, Montaigu, les Sables, Fontenay) au lieu de trois, et elle essaya, pour défendre la cause de sa ville, d’utiliser, entre autres arguments, l’importance de ses "douze foires par an et trois minages (marchés) par semaine qui sont également renommés"[2].

Ce sera en vain : en 1810 Montaigu passera du rang de sous-préfecture à celui de simple chef-lieu de canton !

Illustrations

montaigu_dos_ane_1.jpg

montaigu_dos_ane_1.jpg


Le développement et le bon déroulement
des foires (sur le
"Champ de foire") et des marchés (sur la "place du Dos d’âne") :
une des préoccupations récurrentes du conseil municipal.
(Délibérations du conseil municipal de Montaigu, 14 mai 1807)

[1]

Laronze (Georges), Montaigu, ville d'histoire (IVe-XXe siècle), 1958, p. 98.

 
[2]

Arrêtés et délibérations du conseil municipal, 14 mai 1807 et 23 septembre 1809 (Arch. dép. de la Vendée : 146 R2 et 146 R3).

 

Nous écrire