Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Hôtel, auberge, café Masquer
  • Nature : Hôtel, auberge, café
    Précision sur la nature du lieu : auberge
  • Localisation : La localisation de cette ancienne auberge est inconnue.

Données historiques

Histoire et archéologie

"L’auberge de l’Écu" est l’une des cinq auberges du Montaigu d’avant 1789 citées par Georges Laronze[1], les autres étant "la Corne du Cerf", "le Cheval blanc", "les Trois Rois", "le Grand Louis". On sait seulement de cette auberge qu’en 1715 André Pineau (v.1675-1765) était "l’hôte de l’Ecu"[2], mais on ignore tout quant à sa localisation dans la ville ou dans ses faubourgs. Elle ne semble plus exister après la Révolution, et on ne sait pas s’il y a continuité avec l’une ou l’autre des auberges qui s’y trouvait au début du XIXe siècle.

En 1782, on trouvait aussi à Montaigu, une "auberge à l’enseigne du Dauphin"[3], qui aurait pu se situer à proximité du "pont Jarlet", et, à la même époque et très probablement près de la "porte Nantaise" actuellement carrefour de l’Europe, un "hôtel de la Croix d’or", tenue par "Jeanne Giraudelle" qui restera connue pour son héroïsme le 19 septembre 1793, lors de la bataille de Torfou[4]

Autres mentions

Les données cadastrale de 1814[5] et la liste nominative du recensement de 1816 indiquent qu’à ces dates, six aubergistes étaient installés à Montaigu (dont ceux de "la Coupe d’Or", du "Grand Turc", du "Pélican" et de la poste aux chevaux), ainsi que seize cabaretiers[6], parmi lesquels treize peuvent être localisés. Les secteurs de l’ancienne "porte Nantaise" et de la "place des Halles", actuelle "place Dugast-Matifeux" étaient particulièrement bien dotés[5].

Au XVIIIe siècle et pour ce que l’on sait de leur localisation, les auberges à Montaigu s’alignaient toutes le long de la "Grand’rue", c’est-à-dire sur le tracé de la route de Nantes à La Rochelle. "L’auberge du Cheval blanc", qui en était un peu décalée, avait perdu ses fonctions en 1736. Les informations manquent pour localiser les cabarets d'alors.

Carte indicative de 1785 de la route de Nantes à La Rochelle passant par Montaigu[7] (plus à l’ouest, rappel de l’ancien chemin passant sur Chavagnes, où il est appelé "le chemin Veyrau"[8]).

Illustrations

montaigu_ecu_2.jpg

montaigu_ecu_2.jpg


Localisations connues des auberges (*et cabarets (.) de Montaigu, en 1814/1816,
En rouge, localisations probables d’auberges
ayant à un moment ou à un autre existé à Montaigu avant 1790 ;
celles de "l’auberge de l’Ecu" et de "l’auberge du Grain" n’ont pu être déterminées.
(tableau d’assemblage du cadastre de 1814, environ 770 x 910 m)

[1]

Georges Laronze, Montaigu, ville d'histoire (IVe-XXe siècle), éd. 2001, p. 60

 
[2]

Registres paroissiaux de Saint-Jean de Montaigu (Arch. dép. de la Vendée : AC 146). 

 
[3]

Minutes notariales de Jean-François Goupilleau, 5 mars 1782 (Arch. dép. de la Vendée : 3 E 27/233-234).

 
[4]

Prunier (Pierre-Louis), la Vendée Militaire, 2e édition, 1904, p. 109-110.

 
[5]

État de sections et matrice du cadastre de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146).

 
[6]

Liste nominative du recensement de 1816 (Arch. dép. de la Vendée : 6 M 232).

 
[7]

L’Indicateur fidèle ou Guide des voyageurs, édition 1785, p. 26.

 
[8]

Guerry (Amblard de), Chavagnes communauté vendéenne, 1988, p. 68.

 

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