Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Légaut (pré de) (1174) source : charte de fondations de Maurice II de Montaigu[1]. Plusieurs dizaines d'autres graphies sont connues.


Nature(s) du lieu

Catégorie : Terre agricole (hors vigne) Masquer
Titre Image
  • Nature : Terre agricole (hors vigne)
  • Localisation : Les "terres de l'Égault" se situent entre le "moulin de l'Égault" et la route de La Rochelle.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : B 500 à 504
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AK

Etymologie

Vu sa localisation sur la rivière, certains veulent voir pour le mot "Égault" une parenté avec le mot "gué" dont l’origine serait germanique : "wad", endroit peu profond.

Données historiques

Histoire et archéologie

Le nom de "terres de l'Égault" est associé aux noms du "moulin de l’Égault" et du "ruisseau l’Égault", mais il n’est pas impossible que ce nom même de l’Egault soit plus ancien. Quoi qu’il en soit, il s’est étendu aux lieux voisins : "pré de l’Égault", "champ de l’Égault", "coteaux de l’Égault", "pont de l’Égault", "chemin de l’Égault", "pré du moulin de l’Égault", "pré du pont de l’Égault"[2].

En 1174, dans une charte de fondations (de donations) Maurice II de Montaigu fait savoir que : "Moy, Maurice, ay en outre donné à la ditte maison [hospitalière de Montaigu] le pré de Légaut  et l'escluze de ballaye pour le faucher […]". Dans une seconde charte de 1182 : "Dedi  etiam dominus Mauritius jamdiu huic domui pratum de Legau […] / Moi, seigneur Maurice, j'ai déjà donné à cette aumônerie le pré de Légau et sa clôture […]"[1]. Six siècles et demi plus tard, ce "pré de l’Égault" appartenait toujours en 1814 à l'Aumônerie-Hôpital de Montaigu[2], et c’est toujours le cas au début du XXIe siècle.

Contrairement à la "métairie de la Crépelière" toute proche qui, comme le montrent les registres paroissiaux, dépendait avant la Révolution de la paroisse Saint-Pierre de La Guyonnière, le moulin et les "terres de l'Égault" ont toujours fait partie de la paroisse Saint-Jacques de Montaigu, à l’exception du "champ de l’Égault" dont l’appellation doit être plus récente. La limite entre les deux paroisses était formée par l’actuelle "rue de l’Égault" qui est l’ancienne route allant de Nantes à La Rochelle avant que fût construite l’actuelle entre 1752 et 1757.

Autres mentions

Les environs du "moulin de l’Égault" ont souvent servi de sujet pour des peintres, amateurs ou non. Ainsi, ci-dessous, une peinture de 1886 de l’architecte et polygraphe nantais Louis Prével (1832- ? ), dont l’épouse, Denise Douillard, était originaire de Montaigu. On peut y voir, en arrière-plan, deux cheminées montrant que le meunier de l’époque avait installé une machine à vapeur afin de pallier le manque d’eau de la saison estivale sans devoir recourir à l’aide par trop aléatoire des moulins à vent.


"le Moulin de l’Egault", par Louis Prével, 1886,  
huile sur toile, 54 x 37 cm, collection particulière.

Avec la croissance urbaine et spatiale de Montaigu, la voie descendant de l’ancienne "métairie de la Crépelière" au moulin, a perdu son qualificatif rural (et péjoratif ?) de "chemin de l’Égault" pour devenir aujourd’hui la "rue de l’Égault". 

Illustrations

montaigu_egault_terres.jpg

montaigu_egault_terres.jpg


Les différents lieux de Montaigu concernant l’Égault en 2009.
(environ 280 x 250 m,
© GEOPORTAIL)

[1]

Mignen (Gustave), Chartes de Fondations pour l'Aumônerie-Hôpital de Montaigu (Bas-Poitou), 1904, p. 16 et 20. 

 
[2]

Plan et état de sections du cadastre de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3P 146). 

 

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