Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Elbée (rue Maurice d')

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
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  • Nature : Voie de communication (rue)
  • Localisation : La "rue d'Elbée" est située près du carrefour du "boulevard Alex Auvinet", de l'esplanade de Verdun et de la rue Galilée.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AD

Données historiques

Histoire et archéologie

Né en 1752, Maurice d’Elbée habitait près de Beaupreau quand en mars 1793 la population se souleva et l’obligea à se mettre à sa tête.

Le "Pater de d’Elbée" est resté célèbre : le 11 avril 1793, après la bataille de Chemillé, certains des insurgés voulaient exécuter leurs prisonniers qui venaient quelques jours plus tôt de perpétré un massacre au Pont-Barré ; d’Elbée s’interposa, leur fit réciter le Notre-Père et, comme cette prière le demande, il les convainquit de mettre en pratique le "pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés" et de libérer les prisonniers républicains.

Le 6 octobre suivant, Kléber, qui était chargé de la répression dans la région et venait de prendre Montaigu une semaine plus tôt, se dirigea vers Treize-Septiers, en incendiant le bourg ainsi que tous les villages des alentours. Il attaqua les insurgés, qui étaient commandés par d’Elbée, mais après les avoir refoulés sur Tiffauges, il finit par reculer à son tour et par se replier sur Montaigu[1].

Le 17 octobre 1793, d’Elbée fut gravement blessé lors de la défaite de Cholet, et fut transporté quelques jours plus tard à Noirmoutier qui venait d’être occupé par Charette. Mais le 2 janvier 1794, l’île fut prise par les Républicains qui pendant deux jours y massacrèrent systématiquement une bonne partie de la population locale et des insurgés qui s’étaient rendus. D’Elbée, fait prisonnier, fut jugé pour la forme et fut fusillé le 6 janvier suivant[2].

Autres mentions

La "rue d’Elbée" et la "résidence d’Elbée" qu’elle dessert ont été réalisées en 1995.

Illustrations

montaigu_elbee.jpg

montaigu_elbee.jpg


D’Elbée ( Album du Centenaire, 1889, p. 116 )
et
le Pater de d’Elbée, 11 avril 1793 (vitrail au Pin-en-Mauges).

[1]

Kléber (Jean-Baptiste), Mémoires politiques et militaires, éd. 1989, p. 120 à 125.

 
[2]

Chassin (Charles-Louis), la Vendée patriote, volume 3, 1894, p. 490-491.

 

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