Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Poiré-sur-Vie, Le > Espérance (l’)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Erondes (les)


Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
Titre Image
  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : village
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : section G, 3e feuille
    • Coordonnées cadastrales moderne : section ON

Données historiques

Histoire et archéologie

Le village de "l’Espérance" était formé jusqu’aux dernières années du XXe siècle d’une unique ferme avec sa maison et ses bâtiments d’exploitation. Elle avait été créée autour de 1880 (sa grange-étable datant de 1904) par la famille Tenailleau, de "Sainte-Marie", sur un secteur de la commune longtemps resté en landes. C’est pour cette raison qu’elle était aussi appelée "les Érondes", mais ses fondateurs préférèrent lui donner un nom à connotation positive et religieuse[1].


En 2014, l’ancien village de "l’Espérance" se faisant avaler par les lotissements environnants
( © Géoportail, environ 250 x 250 m ).
La pierre polie trouvée vers 1960 dans un champ voisin (11,2 x 4,2 x 2,4 cm).

Les 34 ha de "l’Espérance" furent exploités pendant environ 120 ans successivement par les familles Guillet, Garnier, Martineau, Favrou, Blé, Mercier, passant du métayage au fermage à la fin des années 1950. La proximité du bourg du Poiré fit que lorsque le dernier de ses exploitants prit sa retraite en 2005, une bonne partie des terres furent préemptées comme constructibles, et le siège de l’exploitation dut se déplacer, formant un peu plus loin le nouveau village de "l’Été"[1].

Vers 1960, une hache en pierre polie en dolérite a été trouvée "en sarclant les lisettes, près du gardour du champ des érondes" voisin[2]. Une découverte pouvant être mise en rapport avec celles de quelques autres haches de même type dans le voisinage, ainsi qu’avec des traces d’enclos présumés néolithiques (à dater d’environ 4000 ans) près du "Plessis" et près de "la Providence"[3].

[1]

Entretiens en 2017 avec Lucienne Blé et Paul Mercier, anciens agriculteurs de "l’Espérance".

 
[2]

"Érondes" : ronces ; "gardour" : mare utilisée comme lavoir ; "lisettes" : betteraves fourragères.

 
[3]

Consultations du Groupe Vendéen d’Etudes Préhistoriques en 2017.

 

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