Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Terre agricole (hors vigne) Masquer
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  • Nature : Terre agricole (hors vigne)
  • Localisation : "Les Essarts" recouvraient l'essentiel de l'espace situé, au nord du "Champ de Foire", entre les actuelles "rue Villebois-Mareuil" et "rue du colonel Taylor".
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : A 1 à 20, 30 à 32, 47 à 50, 52, 54 à 56, 58 à 72, 79 à 81, 86, 88, 90, 98-99, 106, 117 à 126 - Saint-Hilaire-de-Loulay, H 832 à 837, 980 à 1004.
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AD

Etymologie

Un "essart" est une terre qui vient d’être défrichée afin d’être mise ensuite en culture.

Données historiques

Histoire et archéologie

Jusqu’à la Révolution, le secteur dit "les Essarts" était une partie de Saint-Hilaire-de-Loulay et ils englobaient toutes les terres situées entre la route de Nantes et celle de Clisson à l’ouest et à l’est, et entre les "prés de la Sablière" au nord et le "Champ de foire" au sud, à l’exclusion des constructions bordant ce dernier. Ce secteur sera rattaché à Montaigu en 1809, pour la partie au sud de l’actuel "boulevard Parpaillon", et pour le reste en 1891[1].

Tout au long du XIXe siècle, ce secteur fut considéré comme la  zone de développement de la ville. L’arrivée du chemin de fer en 1866 ne fit que confirmer cette vision des municipalités successives de Montaigu, et augmenta plus encore leur désir de le rattacher à leur commune.

Au fil des décennies, "les Essarts" ont vu l’implantation dans sa partie ouest, l’ancien "Petit Saint-Hilaire", d’une série de petites entreprises et usines (distillerie, laiterie, confection…), puis dans sa partie est d’un hippodrome, les unes et l’autre aujourd’hui disparus. Plus récemment l’implantation d’équipements éducatifs (collège Villebois-Mareuil, lycée Jeanne-d’Arc, Institut Supérieur de la Logistique et du Transport, Institut Supérieur de la Santé Animale…), sportifs (complexe Maxime Bossis), de services collectifs (centres de secours, social, des finances publiques, gendarmerie…), de services de santé (centres médicaux, clinique vétérinaire…), d’activités tertiaires…

Depuis 2006, c’est à partir de cet ancien secteur "des Essarts" qu’est projetée la réalisation d'un quartier d'affaires s’appuyant sur la gare voisine, avec les objectifs de conforter l'emploi local, de renforcer les activités tertiaires (point faible évident de l'agglomération montacutaine), mais aussi de limiter le grignotage de l'espace rural, d’améliorer les conditions de vie, de miser sur l'utilisation des transports en commun et de veiller sur le cadre environnemental... Un projet sur 15 ans qui s’est traduit par la création d'une Zone d'Aménagement Concerté (ZAC) par la communauté de communes "Terres de Montaigu"[2]. A moyen terme cet ambitieux projet aboutirait à une importante densification de l’ancien secteur dit "les Essarts" et à faire de lui un nouveau centre-ville de Montaigu. A long terme, il s’inscrit dans une vision de développement sans fin de Montaigu et de la région.


Le secteur "des Essarts" dans le projet de nouvelle organisation urbaine de Montaigu, en 2009.

Autres mentions

La "rue des Essarts" est aujourd’hui le seul souvenir à Montaigu du nom de ce secteur.

Selon Charles Dugast-Matifeux, la maison natale de Louis-Marie de La Revellière-Lépeaux, promoteur de la secte des Théophilanthropes et héros républicain local pour avoir été "Directeur de la République" de novembre 1795 à juin 1799, "occupait le n°6 du plan cadastral…" actuel n°11 de la "rue des Essarts"[3]. Mais les Mémoires de ce dernier disent que cette maison se trouvait à l’actuel n°6bis de la rue de Tiffauges[4]. Une erreur de détail mais intéressante car, multipliée, elle montre le peu de fiabilité et de rigueur des écrits historiques de cet érudit local qui, de son vivant, prétendait à être un maître à penser pour les habitants de "sa" ville de Montaigu.

Illustrations

montaigu_essarts_5.jpg

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Vue aérienne en 2009 du secteur appelé "les Essarts" sur le premier  cadastre de Montaigu,
 au nord de la Vieille Ville, entre la route de Nantes et celle de Clisson
(environ 940 x 530 m, © GEOPORTAIL).
Quelques éléments patrimoniaux anciens et contemporains du secteur
"des Essarts" :
- maison traditionnelle (fin du XVIIIe s.) restaurée en 2013,
- maison de style Louis-Philippe (construite vers 1840),
- théâtre Thalie (en construction sur la vue aérienne),
- Institut Supérieur de la Logistique et du Transport (I.S.L.T. en 1997).

[1]

Plans et états de sections du cadastre de Montaigu de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146) et du cadastre de Saint-Hilaire-de-Loulay de 1818 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 224).

 
[2]

Documents d’étude de la réunion publique du 14 avril 2009 : Diagnostic et états des lieux, p. 19.

 
[3]

Dugast-Matifeux (Charles), Échos du Bocage, 1886, p. 196.

 
[4]

La Revellière-Lépeaux (Louis-Marie de), Mémoirest. 1, p. 13t.2, p. 462.

 

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