Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Graphies connues

Faumarc (1975) source : carte IGN

Faumare (vers 1850) source : carte d'état-major

Faux maré (vers 1800) source : carte de Cassini


Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : écart
  • Coordonnées
    • Coordonnées LAMBERT : 331-2160

Données historiques

Histoire et archéologie

La cabane de Faumarc (ou Fromart), tout au sud du marais de La Vacherie[1], au-dessus de "l'ancien canal de dessèchement connu sous le nom de l'étier du Bois"[2], "contenant 129 arpents ou environ"[3], 44 ha, avait appartenu à René de Bessay, qui l'a vendue en 1725[4] à François Gillois et à son épouse, Marie Gillois[5].

Leur fils Augustin-François Gillois, propriétaire de Faumarc, meurt en 1759 à Paris[6]. La cabane passe alors à sa tante maternelle Jeanne-Aymée Gillois. Née en 1695[7], d'abord épouse de Vincent Bouzitat de Sélines, puis de Pierre-César-Auguste Le Mastin, Jeanne-Aymée décède à Bessay chez l'une de ses filles, épouse de Charles-Louis-Marie-Bodin des Couteaux, en octobre 1773[8]. Lors du partage des biens de Jeanne-Aymée Gillois entre ses cinq enfants survivants (deux "Bouzitat" et trois "Le Mastin"), la cabane échoit à son fils aîné, Benoît Bouzitat de Sélines, lieutenant-colonel d'infanterie qui demeure à Paris[9]. En 1760, la cabane a pour fermier Jean Biaille du Clos[10] et est estimée 16 000 livres. L'estimation monte à 19 000 livres en 1774[11].

Sources et références

Notice historique par Ph. Moreau (octobre 2021)

[1]

En 1778, le "Directeur en exercice du Marais de la Vacherie" est le troisième marquis de la Coudraye, Denis-Louis-Jacques-Nicolas de Loynes, "ancien Directeur du Marais de Champagné vers la Mer", fonction occupée désormais par Jean Couzin. Cf. Arch. dép. Vendée, minutier de Luçon, 3 E 49 122, Marc-Blaise Testaud, 26 septembre 1778 : bail au rabais par les directeurs des deux Marais de la réfection des portes battantes et coulisses des Amarres sur le canal de Champagné. Le canal de Champagné, comme celui de Luçon, servait à l'évacuation des eaux du marais de la Vacherie. Sur la naissance du marais de La Vacherie, vers 1658 : René Riou, Les marais desséchés du Bas-Poitou, Paris, 1907 ; réédition numérique, Éditions des régionalismes, 2020, pages 61-63.

 
[2]

Arch. dép. Vendée, cadastre napoléonien de Champagné-les-Marais, section A du Marais de la Vacherie, vers 1834 ; canal de dessèchement appelé "la Ceinture" sur l'actuelle carte IGN (Luçon, 1327, Série bleue).

 
[3]

Arch. Dép. Charente-Maritime, minutier de La Rochelle, Guillaume Delavergne 1760, 3 E 1671, liasse 1, fol. 260-267, 7 juin 1760, partage de la succession d'Augustin-François Gillois

 
[4]

"par acte passé devant Ballard et son confrère, notaires à Fontenay, le 30 décembre 1725", voir partage de la succession d'Augustin-François Gillois, précité.

 
[5]

Leur contrat de mariage avait été passé devant Simon Bourdeau, notaire à Luçon, en 1702. Marie Gillois, "épouse de Maître François Gillois, marchand", décède en couches en 1729 et l'enfant ne survit pas : Arch. dép. Vendée, état civil, Champagné-les-Marais B.M.S. 1726-1738, 18 janvier 1729 ; François Gillois, fermier de la seigneurie de Champagné, est inhumé en 1742 dans l'église, "âgé d' environ soixante et quinze ans" (Champagné B.M.S. 1742-1745) ; dans ses "notes généalogiques", Jean Maillaud le fait naître vers 1671.

 
[6]

Augustin-François Gillois "de Prédeville", né le 12 avril 1716, est décédé sans descendance en juillet 1759 à Paris, "écuyer, gendarme de la garde ordinaire du Roy". Arch. dép. Vendée, état civil, Champagné-les-Marais, B.M.S. 1709-1725, 14 avril 1716, vue 108/225.

 
[7]

Arch. dép. Vendée, état civil, Puyravault, B.M.S. 1693-1774, 11 mai 1695, vue 18/286

 
[8]

Arch. dép. Vendée, état civil, Bessay, B.M.S. 1758-1788, 10 octobre 1773, vue 62/150.

 
[9]

Arch. Dép. Charente-Maritime, minutier de La Rochelle, Guillaume Delavergne, 3 E 1685, année 1774, liasse 1/fol. 239-250, 10 avril 1774, partage des biens de Jeanne-Aymée Gillois.

 
[10]

Il est hautement improbable que Biaille du Clos soit un fermier résident ; la cabane a pu être sous-affermée, ou confiée à un bordier au sixte des fruits (dit encore "sixtain").

 
[11]

Alors que le fermage annuel n'est que de 800 livres, inchangé depuis le partage de 1760, une compensation est accordée aux autres héritiers pour s'approcher de l'équivalence du denier vingt (5%). La hausse de la rente foncière perçue par les propriétaires (le fermage) et du prix des terres est très forte en cette période, ce qui explique probablement une évaluation supérieure de près de 19% à celle qui reposerait sur une multiplication du fermage de la cabane de Faumarc par 20 (au denier vingt) : 16 000 livres.

 

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