Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
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  • Nature : Voie de communication (rue)
  • Localisation : La "rue de la Gare" est, par rapport à la gare des voyageurs, située de l'autre côté de la voie ferrée.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AB

Données historiques

Histoire et archéologie

La "gare de Montaigu" est située sur la ligne de chemin de fer Nantes-Bordeaux. Celle-ci complétait les "lignes principales" du schéma de réseau de la "Charte du chemin de fer" qui, le 11 juin 1842, organisa en France le développement de ce nouveau moyen de transport. Concédée en 1861 à la Cie des chemins de fer Paris-Orléans, cette ligne passa au réseau de l'État en 1883, puis fut intégrée à la S.N.C.F en 1938. La ligne, ouverte le 24 décembre 1866, fut inaugurée cinq jours plus tard, le 29 décembre. Il faudra attendre la fin des années 1870 pour atteindre Bordeaux.

De 1901 à 1935 un chemin de fer à voie étroite, partant de cette gare, relia Montaigu à Chantonnay. En 1914, ses 43 km étaient parcourus en deux heures et onze minutes, pour la somme de 3,25 fr[1].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés tentèrent vainement de couper le viaduc ferroviaire sur la Maine. Dynamité par les Allemands en 1944, ce viaduc sera reconstruit à l'identique dans les années suivantes[2].

A l’origine, l’accès à la gare des voyageurs se faisait à partir de la route de Nantes par un chemin en impasse. En 1960, cette rue sera intégrée au nouveau boulevard de dégagement de Montaigu dont la construction débutait. Quant à l’actuelle "rue de la gare", c’était un second chemin qui de l’autre côté de la voie ferrée, donnait symétriquement accès à la gare des marchandises.

En 2008, la voie ferrée fut électrifiée et le 11 décembre de cette même année, eut lieu le voyage inaugural du TGV en Vendée, qui passe par Montaigu et traverse sa gare en six secondes, sans s’y arrêter. Bien que la S.N.C.F. ait laissé la liaison Nantes-Bordeaux dans un état proche de l’abandon (3 aller-retours quotidiens en 2012), le trafic de voyageurs de la gare de Montaigu avait doublé entre 2002 et 2010, et il a dépassé les 250 000 passagers en 2012 : un essor qui concrétise l’inquiétant étalement urbain grandissant de l’agglomération nantaise.

L’année 2013 a marqué l'abandon définitif du trafic de marchandises par la S.N.C.F. : alors qu’une écotaxe était envisagée pour redéployer le transport routier vers des formes alternatives de transport, les voies de la gare de marchandises de Montaigu, inutilisées depuis plusieurs décennies, étaient déposées. 

Autres mentions

Lors de sa construction, la gare était située sur la commune de Saint-Hilaire-de-Loulay. La municipalité de Montaigu n'aura de cesse qu'elle lui soit intégrée. Ce qui sera fait en 1891, en dépit de l’opposition des Loulaysiens.

Dans le numéro du 13 juillet 1953 de la Vie du rail, la revue des personnels de la S.N.C.F.[3], le journaliste mais pas encore célèbre écrivain Henri Vincenot a fait un vivant reportage illustré sur la gare de Montaigu et son environnement, en particulier  sur son importante activité marchandises à cette époque, en particulier pour le commerce du bétail :

"[...] La gare de Montaigu, de cinquième classe, vit de cinq petites fabriques de chaussures, d'une carrière importante, d'une fabrique de meubles, d'un tissage, d'une fabrique de voitures d'enfants et d'une manufacture de pulvérisateurs, le tout étant de type artisanal. 
Mais les installations ferroviaires comportent un grand parc à bestiaux qui a donné l'idée à un expéditeur, M. Biret, de la Chapelle-Palluau, d'y faire, chaque semaine, un groupage de bestiaux, dont ce reportage photographique voudrait rendre le charme poétique et... l'utile dynamisme. [...]".

 


Le passage à niveau de la Bougonnière, à 800 m au nord-est de la gare de Montaigu :
en 2012 le train T.E.R., en 1953 la micheline,
et à cette dernière dateMadame Rineau sa garde-barrière
[3]
.

Illustrations

montaigu_gare_5.jpg

montaigu_gare_5.jpg


Carte postale envoyée, le 28 mai 1921, par Raymonde, la femme du nouveau chef de gare Montaigu,
qui y décrit à son amie Thérèse son nouveau cadre de vie
et lui fait part de ce qu’était la nouvelle existence de sa petite famille...
(collection Jean Meunier de la Déderie de Chavagnes).
Vue aérienne de la gare en 1959,
avant le développement urbain de Montaigu
(environ 462 x 550 m,
© GEOPORTAIL ).

[1]

site "Montaiguvendee.fr", Trains-trains et T.G.V. à la gare de Montaigu.

 
[2]

Entretien en 2012 avec André Coutaud, historien local, référence pour Montaigu durant la Seconde Guerre mondiale.

 
[3]

La Vie du Rail, n°406, 13 juillet 1953, p. 1, 6-7, 20.

 

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