Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Gué-de-Velluire, Le > Gargouillasses (les)

Nature(s) du lieu

Catégorie : Siège d'exploitation agricole Masquer
  • Nature : Siège d'exploitation agricole
    Précision sur la nature du lieu : ferme

Données historiques

Histoire et archéologie

La Grande et la Petite Gargouillasse ont appartenu à Jean Lelarge fils - ou Jean Lelarge père[1] - puis, à l'un de ses fils - ou petit-fils[2] - par un partage du 19 mai 1726 et sont passées à la mort de ce dernier à Marie et Gabrielle Lelarge "héritières dudit sieur Lelarge leur frère"[3].

Les Gargouillasses sont ensuite mentionnées en 1760[4] dans un testament portant partage, dicté par Marie Lelarge[5], veuve d'Élie Giraudeau[6], négociant de La Rochelle[7] qui ne fait pas d'allusion à cette indivision avec sa sœur Gabrielle[8] ; elle les estime à 10 000 livres et souhaite les léguer à Antoine Giraudeau, son fils aîné, négociant avec lequel elle s'est parfois associée à partir de 1750, devenant ainsi, elle-même, "négociante"[9]. Elle décède probablement en 1777 : un autre testament est alors déposé[10].

En 1778, les Gargouillasses, qui font partie des "propres de Madame Giraudeau" (Marie Lelarge), agrandies depuis 1726 de plusieurs réunions "avec les domaines en marais mouillés, bois taillis et terres hautes en dépendant que l'on estime être de 881 livres de revenu", sont évaluées à 16185 livres (moins 555 livres pour le principal de deux rentes foncières) ; elle font partie du premier lot de la succession, tiré au sort par Jean-Pierre-Antoine Giraudeau, hasard qui s'accorde avec le testament de 1760 dicté par sa mère[11]

Sources et références

Notice historique par Ph. Moreau (novembre 2021)

[1]

Selon Jean Maillaud, Jean Lelarge fils est décédé entre 1720 et 1723, avant son père (notes généalogiques de Jean Maillaud, 2 NUM 521 632, Lelarge à Fontenay-le-Comte). Jean Lelarge père fut l'un des agents de la nébuleuse des héritiers Hoeufft (voir les baux à ferme conservés à partir de 1689 dans les minutes de Jean Morisset, notaire à Chaillé-les-Marais.) 

 
[2]

Il s'agit probablement de Pierre-Antoine Lelarge qui vivait encore en 1731 (voir notes généalogiques de Jean Maillaud, précités.)

 
[3]

Arch. dép. Charente-Maritime, minutier de La Rochelle, 3 E 1689, Guillaume Delavergne, 1778, liasse 2, fol. 354-378 bis, 27 août 1778, partage entre les héritiers de Élie Giraudeau, Marie Lelarge et Jean-Élie Giraudeau, leur frère consanguin, vues 99/289 et suiv. 

 
[4]

Arch. dép. Charente-Maritime, minutier de La Rochelle, 3 E 1671 Guillaume Delavergne, 1760 liasse 1, 19 mai 1760, testament portant partage, fol. 237-245, vues 302/378.

 
[5]

Fille de Jean Lelarge fils, elle est née à Sainte-Radégonde-des-Noyers le 9 mars 1694, peut-être à la cabane de Beaulieu (Arch. dép. Vendée, état civil, Sainte-Radégonde-des-Noyers, B.M.S. 1688-1696, 15 mars 1694, vue 54/83). elle est dite "fille naturelle" par le curé Garnier qui ne semble pas croire au mariage catholique de son père avec Élisabeth Julliot, pourtant enregistré à Saint-Sulpice-en-Pareds en 1692 (B.M.S. 1682-1699, dimanche 29 juin 1692, vue 55/94). Elle épouse, "âgée de 22 ans", Élie Giraudeau à Marans le 1 février 1717 (Arch. dép. Charente-Maritime, état civil, Marans, B.M.S. 1710-1718, vue 308/358).

 
[6]

Né le 23 novembre 1681, fils d'Elie Giraudeau, avocat à Fontenay, converti avant 1686, et de Marguerite Julliot, d'où la dispense de consanguinité papale nécessaire pour son mariage, Élie Giraudeau fut capitaine de navire(s) puis armateur ; sa première épouse appartenait à une famille propriétaire à Saint-Domingue. Il décède en 1749. d'après les notes généalogiques de Jean Maillaud, Giraudeau, 4ème branche, 2 NUM 521 463

 
[7]

Élie Giraudeau arme pour la traite et aime donner à ses navires des noms de pierres précieuses : le Diamant (première expédition repérée qu'il a financée ; en 1733  le navire fait escale à Grand-Popo et Juda, sur la "Côte des esclaves"), le Ruby, le Saphir, le Béril, le Chrysolithe... Voir Jean Mettas, Répertoire des expéditions négrières françaises au XVIIIe siècle. Tome Second : Ports autres que Nantes. Index établis par Jean-Claude Nardin. Paris : Société française d'histoire d'outre-mer, 1984. 984 p. 

 
[8]

épouse de Pierre Admiraud, lui aussi négociant.

 
[9]

Après la mort de son époux (1749), "la veuve Giraudeau" s'associe avec son fils Antoine, par exemple pour l'armement du Printemps qui passe par Cap-Lahou (Côte d'Ivoire) en 1750, d'après Jean Mettas, précité.  Plusieurs fils de Marie Lelarge furent, après leur père, capitaines de navire puis négociants ; ses deux filles épousèrent des négociants. Cf. Brice Martinetti, Les négociants de La Rochelle au XVIIIe siècle, Presses Universitaires de Rennes, 2013. Il mentionne le partage de 1778, évoqué plus haut. 

 
[10]

Guillaume Delavergne, 1778, précité.

 
[11]

ibid.

 

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