Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
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  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : village
  • Localisation : Située en limite du "faubourg Saint-Nicolas", "la Gaudine" a donné son nom à la rue qui la traverse et inclut les terrains descendant jusqu'à la Maine.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : B 128 à 140, 191 à 194
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AM

Etymologie

En 1160-1170, on rencontre le terme "la gaudine" chez Marie de France, dans le Lai du Bisclavret (du loup garou), vers 65 et 66 : "…Al plus espès de la gaudine / Si vif de preie è de racine", pouvant être transcrit ainsi : "[Je vais] au plus épais du bois, / Et j'y vis de proies et racines".

Dans le Roman de Renart (1174-1250), on trouve de façon récurrente ce même terme avec le même sens : une végétation de "fourrés" et de "taillis", telle celle se rencontrant sur les versants pentus bordant les rivières, comme ici sur ce versant de "la Gaudine", au-dessus de la Maine.

Données historiques

Histoire et archéologie

"La Gaudine" faisait partie, avant la Révolution, de la paroisse de Boufféré[1], bien que touchant le "faubourg Saint-Nicolas" et qu’étant située sur le chemin menant à la "fontaine du pré clisson" (du "pré enclos"), la source d’eau potable des habitants de ce quartier de Montaigu.

Ce village fut entièrement incendié suite aux ordres de Kléber du 1er octobre 1793[2], et vingt et un ans plus tard, en 1814, le premier cadastre de Montaigu montre qu’il n’en subsistait plus que les ruines de neuf maisons et bâtiments annexes. Quant aux familles y ayant vécu précédemment, telle celle de l’huissier Gabriel Thibaud, on n’en trouve plus alors de trace sur Montaigu ou sur les communes avoisinantes. Vers le milieu du XIXe siècle, de nouvelles constructions furent élevés et "la Gaudine" retrouva enfin des habitants.

Illustrations

montaigu_gaudine_3.jpg

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En 1814 sur le premier plan cadastral, les ruines du village de "la Gaudine",
vingt et un ans après sa destruction en 1793.
En 2012, les maisons de
"la Gaudine"
vues des terres de la "métairie de l’Anglais", de l’autre côté de la Maine.

[1]

Mignen (Gustave), Paroisses, églises et cures de Montaigu "Bas-Poitou", 1900.

 
[2]

Kléber (Jean-Baptiste), Mémoires politiques et militaires, édition 1989, p. 116-117.

 

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