Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Général de Gaulle (rue du)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Côte de la Roche (la) source : Localement, et après 1870, cette rue était communément appelée : "la côte de la Roche"[1].


Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
Titre Image
  • Nature : Voie de communication (rue)
  • Localisation : La "rue du Général de Gaulle" joint la route de Nantes au "pont Saint-Nicolas".
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Section A
    • Coordonnées cadastrales moderne : Section AC

Données historiques

Histoire et archéologie

En 1811, la création de la nouvelle route reliant Montaigu à La Roche-sur-Yon entraîna dans Montaigu la création d’une nouvelle rue joignant au droit le "pont Saint-Nicolas" à la "porte Nantaise" et à la route de Nantes[2]. Une réalisation qui a entraîné, dans sa partie basse, la disparition des derniers vestiges du mythique "Château des Sept Trompettes". Comme La Roche-sur-Yon (appelée alors Napoléon, puis Bourbon-Vendée, puis…), cette rue a changé de nom à chaque changement de régime politique.

Le 26 novembre 1944, dans le climat de libération fraîchement acquise, Émile Morat, le maire de Montaigu, proposa au Conseil municipal de donner le nom du "Président de Gaulle" à cette rue, ce qui fut adopté à l’unanimité des membres présents[3].

Cependant, pour les fonctionnaires de la préfecture, le changement de nom d’une rue à Montaigu ne pouvait se faire sans avoir leur aval, et ils n’étaient pas du genre à se laisser emporter par les enthousiasmes d’un moment. Des mois plus tard, ils voulurent bien donner un accord partiel, et Montaigu put en 1945 se donner une "rue du Général de Gaulle" (mais pas une "rue du Président de Gaulle") !

Autres mentions

Les changements d’appellations pour cette rue au gré des changements de régimes, souligne l’utilisation des noms de lieux à des fins de propagande politique et de contrôles idéologiques. Cependant, les injonctions étatiques étant moins prégnantes en ce domaine, on voit désormais mal que pour un lieu quelconque à Montaigu, on puisse par exemple imposer le nom de "Kléber", général qui en 1793 ravagea la ville et en fit disparaître au moins les deux-tiers des habitants[4], alors que ce fut un temps envisagé vers 2005 sur la commune voisine de Treize-Septiers.

Illustrations

montaigu_general_de_gaulle_1.jpg

montaigu_general_de_gaulle_1.jpg


Extrait du compte rendu des délibérations du conseil municipal du 26 novembre 1944.

[1]

Entretiens en 2012 avec Denise Favreau-Bourquie (1920-2015), née à Montaigu et ayant gardé le souvenir d’avoir, dans ses jeunes années, peiné plus d’une fois à monter cette côte en vélo.

 
[2]

Plan du cadastre de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146). 

 
[3]

Délibérations du conseil municipal, 26 novembre 1944 (Arch. dép. de la Vendée : 146 D9). 

 
[4]

Comard-Rentz (Marie), Dénomination et changement de nom de rue : Enjeu politique, enjeu de mémoire, 2006, 124 p.

 

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