Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Poiré-sur-Vie, Le > Gibretière (quartier et rue de la)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
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  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : quartier urbain
  • Localisation : "La Gibretière" est un quartier situé au sud-est de la place centrale du bourg du Poiré-sur-Vie.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : section M, 1re feuille
    • Coordonnées cadastrales modernes : section AE

Données historiques

Histoire et archéologie

Le quartier de "la Gibretière", contigu du centre-bourg du Poiré était, en 1836, habité par une trentaine d’habitants, et constitué d’une douzaine de petites maisons, et de quelques bâtiments annexes. C’était les modestes propriétés de domestiques ou journaliers ainsi que de petits artisans : maréchal, sabotier, cordonnier, tailleur de pierre, tisserands, meuniers[1]… Ces constructions ont presque toutes disparu dans les dernières décennies du XXe siècle. Seules subsistent les demeures ajoutées par des notables locaux dans les années 1780, et leurs dépendances.

En 1836, plan du quartier et de la rue de "la Gibretière",
avec quelques-uns des modestes artisans habitant alors ce quartier,
et les propriétés de familles bourgeoises sorties enrichies de la Révolution,
ainsi que celle de Germain Pizagou (dit Pizagou-Logerie),
ancien bien national venant des Vaz de Mello.
Vers 1905, photo de l’entrée de la rue de
"la Gibretière"[2], avec :
au fond, la maison construite sans doute en 1788 par l’avocat Joseph Tireau ;
au centre, la maison construite vers 1790 par les Vaz de Mello
et alors encore couverte de tuiles

Dans la partie de "la Gibretière" surplombant l’actuelle route de La Genétouze, lorsque, à la fin des années 1950, on voulut installer un poteau électrique, celui-ci disparut à moitié dans le sol, happé par un souterrain. Ce fut l’occasion de se remémorer une tradition transmise dans la famille des tanneurs Arnaud, dont des descendants, en 2019,  vivent toujours sur les lieux : "Les gens se réfugiaient dans le souterrain après s’être noirci le visage et les mains avec de la suie afin de ne pas être tués par les bleus […] On y filait pour Charette"[3]. Une tradition orale confirmée, d’une part par les écrits républicains de l’époque relatant la mise à feu et à sang du pays et plus précisément du bourg du Poiré en novembre 1793 et dans les mois suivants[4], et d’autre part par le registre des réquisitions au Poiré de Charette en 1794-1795 : le 21 mai 1795, "Maître André Arnaud, administrateur en cette paroisse, déclare avoir fourni à l’armée catholique […] 1° Trois milliers de foin […] 2° 40 livres de chandelles […] 3° trois livres d’huile, 4° et enfin seize brasses de corde […]"[5].

En 1836, Joseph Arnaud (1806-1861), tanneur et peut-être parent avec André, exerçait son activité professionnelle sur ces lieux. Alphonse Remaud (1842-1927), son beau-fils, lui succéda. Ils installèrent le long du "Ruth" une petite "tannerie", dont on voit toujours des restes en 2019, avec des "fosses" afin d’y faire tremper les peaux. Autour de 1900, ils s’équipèrent d’une machine à vapeur qu’ils établirent dans la "salle des moteurs" attenante à "la boutique" (atelier où, avec leurs compagnons, ils travaillaient) et à "la galerie" en bois où séchaient les peaux, tandis qu’une série de "fosses" longeait le corps du bâtiment. Stanislas Remaud (1913-1956) fut le dernier de ces tanneurs. Il  avait entre autres spécialités celle de fabriquer des "omblets" [ ??ble ][6], des colliers en cuir permettant d’attacher l’aiguille (le timon) d’une charrette ou d’une charrue au joug des bœufs ; la traction animale disparaissant, il devait se déplacer de plus en plus loin pour les vendre, et allait jusque sur les foires de Dordogne.

La partie sud de "la Gibretière" vue vers 1930 à partir du "calvaire de la Jamonière" :
avec la maison des Arnaud puis Remaud, et ses dépendances
qui abritaient leur activité de tanneurs
(en arrière-plan : deux séquoias émergeant du paysage ;
et en encart : le long du Ruth, la tannerie en 1910).
Photo d’un des derniers
"omblets" (23 x 19 cm)
fabriqués, dans les années 1950, par Stanislas Remaud[6].

La maison du n°2bis de la "rue de la Gibretière" est la maison que les Vaz de Mello, de la Métairie, se firent élever dans le bourg vers 1790. Comme le reste de celui-ci, elle fut dévastée et incendiée lors des passages des troupes républicaines en novembre 1793 et au cours des mois suivants. Quand, après la fin de Charette, le Poiré fut occupé par celles-ci, les biens des Vaz de Mello furent séquestrés comme "bien d’émigrés"[7], devenant biens nationaux, dont cette "maison comportant ci-devant quatre chambres basses et quatre chambres hautes, de longueur 40 pieds, de largeur 23 pieds, de hauteur 20 pieds, plus une cour en avant de 8 gaules plus un jardin contenant une boisselée et demie"[8]. Début 1797, Charles Le Loup réclama à l’administration municipale cantonale du Poiré, 595 livres "restant de payer sur le prix de construction de la maison qu’il a bâti dans ce bourg pour défunte Charette Vve Vaz de Mello de la Métairie", ce qu’il obtint[9]. En 1798, la maison était en ruine quand elle fut vendue comme bien national, et en 1836 elle appartenait à Germain Pizagou, dit Logerie. Le père de celui-ci, aussi prénommé Germain, avait été fabricien avant 1790[10], et membre en 1793 du comité de la paroisse du Poiré[11] sur laquelle il resta continument durant l’insurrection. Lors des tumultueuses élections de mars 1797, il fut élu agent municipal du Poiré dans l’administration municipale cantonale, mais aux élections de l’année suivante les autorités gouvernementales ayant manœuvré pour exclure du vote ceux qui leur étaient hostiles, il n’y eut plus que 16 personnes à voter sur 904 inscrits[12]… ce qui fit que Germain Pizagou ne fut pas reconduit.

A la toute fin du XIXe siècle cette maison passa à une des branches de la famille Gendreau. L’ensemble de la propriété fut aménagé : bâtiments agrandis, toitures refaites en ardoises, ajout de dépendances, dont une serre... Autant d’éléments caractérisant les constructions bourgeoises de l’époque.

Entre 1900 et 1905, les toits de la plupart des demeures des notables du Poiré
finissent de passer de la tuile à l’ardoise, parmi elles, celle de Benjamin Gendreau,
nouveau propriétaire de l’ancienne demeure des Vaz de Mello.
En haut, vues du sud-ouest : les dépendances se couvrent d’ardoises.
En bas, vue du sud : le toit de tuiles de la maison
vient d’être remplacé par un toit pentu en ardoise[13].

Un peu plus loin, au n°9, se trouve la vaste demeure (22 x 12 m) que l’avocat Joseph Tireau (1753-1815) se fit construire en 1788, si on se fie à l’inscription gravée au-dessus de la porte d’entrée. Celui-ci faisait partie des familles de notables du bourg du Poiré (Caillé, Bardoul, Daniau, Gibotteau, Fumoleau) avec qui il était étroitement apparenté, les mariages se faisant dans le même milieu social et les unions entre cousins étant fréquentes. Ce fut le cas pour Joseph Tireau, et aussi pour sa fille Sophie, qui hérita de cette maison, et qui à son tour verra son second fils épouser une de ses cousines germaines[14].

Comme bien des notables locaux, Joseph Tireau faisait souvent suivre son nom de celui de terres lui appartenant : Tireau "(sieur) de l’Emarière". Cela lui donnait au patronyme un caractère aristocratique et flattait la vanité de celui qui le portait. En 1790, Joseph Tireau fut l’un des "électeurs" élus par "l'assemblée primaire" cantonale du Poiré pour aller, à son tour,  élire à Fontenay-le-Comte les membres de l'administration départementale[15]. Il semble avoir été à l’époque le premier maire de la "commune" nouvellement instituée du Poiré, et fut à la même date élu substitut du procureur-syndic (c’est-à-dire détenteur de l’exécutif) du "district" de La Roche-sur-Yon.

Faisant partie des privilégiés du nouveau régime politique, il préféra prudemment se réfugier aux Sables au moment de l’insurrection de mars 1793. D’abord accueilli avec circonspection, il devint secrétaire puis président de la "Commission militaire des Sables-d’Olonne" qui y fonctionna d’avril 1793 à avril 1794. C’est ainsi qu’au cours des dix-huit séances auxquelles  il participa à partir de la mi-janvier 1794, il envoya des dizaines de personnes à la mort, dont six rien que pour la commune d’Aizenay. Cependant, il faisait dans le même temps, interroger quelques femmes du Poiré réfugiées aux Sables, afin de connaître les "mauvais sujets" de la commune[16], et faisait remettre en liberté les prisonniers qui en étaient originaires[17], préservant ainsi son avenir local…

De retour au Poiré au cours de l’été 1796, il se fit nommer juge de paix du canton, et récupéra aux conditions avantageuses d’alors, divers biens nationaux, dont la métairie de "la Fournerie", puis en 1798 une métairie et un moulin à "Barrot", une autre métairie à "la Jaunière", des maisons en ruines, puis l’année suivante la métairie de "la Maison neuve", ainsi que le château et la métairie de "Pont-de-Vie"…

A son décès en 1815, sa fille Sophie (1784-1844), épouse de Pierre Landois (1786-1819), hérita de cette demeure, qui échut ensuite au second fils de ceux-ci, Armand Landois (1814-1870), avocat puis notaire, qui fut maire du Poiré de 1865 à sa mort, et à qui on doit les importantes constructions et aménagements du parc. Le tout fut vendu en 1871 à Olivier Buor de la Voye (1839-1896), puis revendue dans les années 1880 aux Ricouleau-Potier, de Saint-Etienne-du-Bois, et enfin en 1925 à Ferdinand Brachet, grand-père de l’actuelle propriétaire, en 2019.

En 2017, la façade arrière de la maison construite par Joseph Tireau,
peut-être en 1788,
en encart, la pierre gravée surmontant sa porte d’entrée et portant cette date.

En arrière-plan à gauche, le n°11 de la
"rue de la Gibretière",
aussi de la fin du XVIIIe siècle,
et possédant aussi des dépendances de style d’inspiration clissonnaise.

En 1914-1918, cette demeure devint une maison de convalescence qui accueilli des militaires blessés, dont des officiers russes. Le "chemin des amours", qui passe le long du mur du parc, pourrait tenir son nom des fréquentations de ceux-ci avec des jeunes filles du bourg du Poiré[18].

C’est sous Armand Landois, donc avant 1870, que furent édifiées les dépendances de cette demeure, dans un style fortement inspiré de celui qui, du début des années 1810 à la fin des années 1840, avait présidé aux reconstructions dans la région clissonnaise et au-delà. Parmi les différentes caractéristiques de ce style se remarquant dans les dépendances du logis de "la Gibretière" : utilisation des oculus et du plein-cintre pour les ouvertures qui, à l’occasion, sont géminées ou associées par trois ; présence systématique de la brique pour leurs encadrement, pour les corniches et les bandeaux horizontaux ; Une originalité spécifique au parc de "la Gibretière" : pour les plus grands bâtiments l’utilisation pour les toitures non pas de la tuile, mais de l’ardoise dont le bleu sombre s’harmonise avec le rouge de la brique[19].

Ce "style clissonnais" se retrouve au Poiré dans les dépendances de la même époque du n°11 de la "rue de la Gibretière" voisin ; dans certaines annexes en voie de disparition du château de "la Métairie", ou déjà disparues telle sa chapelle du milieu du XIXe siècle ; ainsi que dans des dépendances du logis de "la Bouchère".

Ces constructions, avec le parc qui les entoure, ont peu d’équivalents en Vendée, voire dans la région.

Les constructions en style clissonnais du parc de "la Gibretière".
Si l’orangerie (en haut à droite) a perdu sa fonction,
quelques poules en animaient toujours le poulailler en 2017.

Ces constructions ont été en effet réalisées en même temps que le parc était aménagé. A l’époque la mode était au jardin paysager romantique avec "étang ou rivière calme, allées sinueuses, vues encadrées... créant l'illusion d'une nature idéale retrouvée. La maison de campagne entourée de son parc paysager avec des arbres remarquables (communs à toutes les propriétés de cette époque) : conifères, magnolias, cèdres... Le parc paysager devient alors le signe d'appartenance à une élite éprise de nature domestiquée"[20].

Tout comme le projet de parc pour le château de "la Métairie", c’est dans cet esprit que fut conçu le parc de "la Gibretière". Des perspectives paysagères furent créées sur la façade arrière de la demeure. Le fil d’eau coulant en contrebas fut utilisé pour édifier une fontaine monumentale, avec un grand bassin d’où part en cascades un ruisseau artificiel aboutissant à un petit étang. Des essences exotiques furent plantées, dont les séquoias dominant actuellement encore le parc sont les derniers témoins survivant.

Le bassin de la fontaine monumentale du "parc de la Gibretière" durant l’hiver 2017,
et, en contrebas du logis, le plan d’eau alors en cours de réfection.

Sources et références

[1]

Cadastre de 1836 du Poiré-sur-Vie (Arch. dép. de la Vendée : 3P 178) et liste nominative du recensement de 1836 (Arch. dép. de la Vendée : 6 M 280, année 1836, vue 2).

 
[2]

Détail d’un cliché de G. Fillodeau, la Roche-sur-Yon, vers 1905.  

 
[3]

Mémoire de la famille des tanneurs Arnaud puis Remaud, recueillie dans ces années 1960 auprès de leurs descendants.

 
[4]

Sur les ravages et massacres causés par les troupes républicaines sur le Poiré, voir : Manuscrits de Collinet (1788-1804), éd. du C.V.R.H., 2003, p. 183 (23 novembre 1793), p. 197 (3 janvier 1794), p. 210 (9 et 12 février 1794), p. 291 (16 août 1794)… ainsi que l’état de la commune, dressé, le 5 floréal de l’an V (24 avril 1797), par la municipalité cantonale nommée à l’époque pour "le Poiré-sous-la Roche" (Arch. dép. de la Vendée : L 1238), et, de Boutin (Hyppolite.), Chronique paroissiale d’Aizenay, 1907, p. 288 à 294.

 
[5]

Cahier des réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré (Méd. mun. de la Roche-sur-Yon : ms 019), extraits concernant les réquisitions dans le bourg du Poiré ; voir aussi de Lorvoire (Jean-Claude), "les Réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré-sur-Vie", in Recherches vendéennes, n° 3, 1996, p. 257-299.

 
[6]

Photo prise en 2017 chez l’un des enfants du tanneur Stanislas Remaud († 1956). Pour le nom "omblet", voir Verrier (Anatole-Joseph) et Onillon (René), Des patois et des parlers de l’Anjou, 1908, t. 2, p. 67 ; ou Jonain (Pierre), Dictionnaire du Patois saintongeais, 1869, p. 44 ("amblet").

 
[7]

Le terme "émigrés" n’était pas exact pour la famille Vaz de Mello, la Révolution ayant déjà à cette date tué la totalité de ces membres. L’exécution des quatre filles, Gabrielle, Marguerite, Claire Olympe, guillotinées le 19 décembre 1793 sur la place du Bouffay à Nantes, a été rendue célèbre par plusieurs romans, de Histoires de Joseph-Alexis Walsh en 1838, à Ouragan sur la Vendée - récit historique, d’Elie Fournier en 1982, et par un tableau d’Auguste-Hyacinthe Debay en 1850.

 
[8]

Estimations des biens nationaux, commune du Poiré, du 28 nivôse an VI / 17 janvier 1798 (Arch. dép. de la Vendée : 1 Q 212). Le pied mesurait 32,66 cm ; selon le cadastre de 1836 du Poiré, "1 hectare contient 8 boisselées 232 toises, mesure locale", soit 0,1140 ha pour une boisselée ; quant à la gaule, on comptait à Montaigu 80 gaules dans 1 boisselée. Les dimensions de la maison étaient donc de 13 m de longueur sur 7,5 m de largeur et 6,5 m de haut, sa cour mesurait 120 m², et son jardin 1700 m². Ce qui permet, avec quelques incertitudes, de le localiser sur la partie ancienne du 2b de la "rue de la Gibretière".

 
[9]

Pétitions et Avis auprès de l’administration communale du canton du Poiré, entre le 20 thermidor an 4 / 7 août 1796 et le 30 ventôse an 5 / 20 mars 1797 : pétition n°42 (Arch. dép. de la Vendée : L 1242).

 
[10]

Courrier envoyé par l’administration municipale cantonale du Poiré, le 23 frimaire an VI / 13 décembre 1797 (Arch. dép. de la Vendée : L 1239). Généralement au nombre de deux, les "fabriciens" étaient élus par les paroissiens pour s’occuper des biens et revenus de la paroisse et de leur utilisation pour l’entretien de l’église, la célébration du culte, ainsi que pour les bonnes œuvres (assistance aux défavorisés, actions de santé et d’enseignement...).  

 
[11]

Rapports décadaires du commissaire du Directoire exécutif du Département auprès de la municipalité cantonale du Poiré, 2 floréal an V / 21 avril 1797 (Arch. dép. de la Vendée : L 264).

 
[12]

Procès-verbaux des réunions des assemblées primaires de mars 1797, et de mars 1798 (Arch. dép. de la Vendée : L 1240) ; voir aussi Auguste Billaud, la Vendée sous le Directoire, 1949.

 
[13]

Détails de photos prises entre 1900 et 1905 (collection particulière).

 
[14]

Vincent (Eugène-Marie), Chronique familiale de Julien Tireau (1667-1744), 2017, 25 p.

 
[15]

"La Vendée administrative en 1790", Annuaire de la Société d’Émulation de la Vendée, 1892, p. 230 à 257. L’organisation politique mise en place en 1790, était indexée sur le niveau d’imposition des citoyens : plus on était riche, plus on avait de droits électoraux. Cela renforça le sentiment de supériorité de certains des bourgeois locaux aisés, et causa chez les plus modestes des sentiments de frustration puis de révolte devant ces nouvelles inégalités de droits. 

 
[16]

Déposition le 21 janvier 1794 devant la "Commission militaire des Sables" (Bibl. mun. de de Nantes : Fonds Dugast-Matifeux, 8e vol., pièce 23).

 
[17]

Cf. Joseph Tireau et la "Commission militaire des Sables", et "Jugements de la Commission militaire des Sables, 1er avril 1793 – 14 avril 1794" (Arch. dép. de la Vendée : L 1590). A titre d’exemple, voir les motivations de la condamnation à mort d’Hélène Goupilleau d’Aizenay, le 27 février 1794 ("le Refuge de Grasla – parcours historique", n°51, juillet 2007, p. 3-4).

 
[18]

Entretiens dans les années 1970 avec Mme Marie-Antoinette Remaud (1908-2001) qui évoquait cette époque et citait nommément des personnes concernées par ces idylles. Cependant et pour des raisons similaires, l’origine du nom de ce "chemin des amours" pourrait être plus ancienne et provenir du "préveil" (fête patronale) qui se tenait à son extrémité près de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle, le 8 septembre de chaque année, avant la Révolution.

 
[19]

Pour les caractéristiques patrimoniales du style clissonnais, voir la brochure Clisson, mise en valeur du patrimoine, éditée en 1994 par la Mairie de Clisson et le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (C.A.U.E.) de Loire-Atlantique.

 
[20]

Pour les parcs paysagers vers le milieu du XIXe siècle en Vendée, voir, de Cécile Lataste : "Mise en scène paysagère d’influence italienne en Vendée : les exemples de Bois-Corbeau (Saint-Hilaire-de-Loulay) et du Mont-Gallien (Cugand)", dans Vendée côté jardin, 2006, p. 122 à 129 ; voir aussi d’Isabelle Levêque : "Sur les pas d’André Leroy en Vendée", dans La Vendée des jardins au fil de l’histoire, 2017, p. 177 à 188, où se trouve le plan d’un projet de parc pour le château de "la Métairie", proposé à la toute fin des années 1840 à son propriétaire, Ossian Morin d’Yvonnière.

 

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