Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Haut-Bois (fief du)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Terre agricole (hors vigne) Masquer
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  • Nature : Terre agricole (hors vigne)
  • Localisation : Les terres du "fief du Haut-Bois" étaient situées sur la pente séparant le "faubourg Saint-Nicolas" de la Maine, et incluaient les prairies inondables.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : B 188-189
    • Coordonnées cadastrales modernes : AM 427 et 495

Données historiques

Histoire et archéologie


Du "fief du Haut-Bois" en bordure immédiate du "faubourg Saint-Nicolas" de Montaigu, il ne restait en 2012 que son portail aux piliers monumentaux. En 1789, son logis avait disparu depuis longtemps semble-t-il, mais on y trouvait un moulin à vent : "le moulin du Haut-Bois". En 1814, ce dernier, incendié sous la Révolution comme la quasi-totalité des constructions voisines était en ruine[1], et il n'en restait aucune trace deux siècles plus tard.

En 2012, à l’extrémité de "l’impasse du Haut-Bois" :
- les piliers monumentaux marquant l’entrée du
"fief du Haut-Bois" ;
- Jacques-Gabriel Le Clerc de Juigné (1727-1807)[2],
son propriétaire avant la Révolution ;
- Philippe-Charles-Aimé Goupilleau de Villeneuve (1749-1823)[3],
son propriétaire après la Révolution.


Ce "fief" est un bon exemple des transferts de propriétés qui eurent lieu à la faveur de la Révolution. Jusqu’en 1792, date à laquelle il fut déclaré bien national, "le Haut-Bois" faisait partie des nombreux domaines que Jacques-Gabriel Le Clerc de Juigné possédait en tant que seigneur de Montaigu. En août 1796, son ancien homme de confiance, Philippe-Charles-Aimé Goupilleau de Villeneuve, qui avait été député à la Convention puis député au conseil des Cinq-Cents, mit la main sur le "fief du Haut-Bois" ainsi que sur de nombreux autres biens à Montaigu et ailleurs[4]. En 1814, jointes à ses autres propriétés familiales, ses acquisitions avaient fait de lui le principal possédant de Montaigu[5].

 

Autres mentions


Ces terres du "fief du Haut-Bois" constituèrent alors la petite "ferme du Haut-Bois", disparue à la fin des années 1970, et dont les bâtiments bordaient la "rue de la Gaudine". Au début du XXIe siècle elles furent urbanisées, malgré leur relief accidenté pour les unes, ou leur caractère inondable pour les autres.

A proximité de l'emplacement du moulin à vent, l’ancienne maison dite "le pressoir de l’Échasserie" (du nom de "l’Echasserie" de la Bruffière dont elle dépendait) a laissé son souvenir à une petite impasse, "la rue du Pressoir" ; quant à l'actuelle "impasse du Haut-Bois", elle était appelée autrefois "le chemin de la Chabosserie".

Le "fief du Haut-Bois" sur le plan cadastral de 1814[6],
propriété depuis 1796 de Philippe-Charles-Aimé Goupilleau de Villeneuve,
(environ 375 x 180 m),
et le
"moulin du Haut-Bois".
A cette date, aucun des bâtiments voisins (en jaune sur le plan)
n’avait encore été relevé de ses ruines.

 

Sources et références

(sauf mention contraire, les illustrations sont dues à M. Mignet)

[1]

Kléber (Jean-Baptiste), Mémoires politiques et militaires, éd. 1989, p. 116-117.

 
[2]

Portrait de monsieur le marquis de Juigné, estampe de Jean-Baptiste-Jacques Augustin (musée du Louvre).

 
[3]

Médaille, conservée dans les collections du musée du Nord-Vendée, figurant Philippe-Charles-Aimé Goupilleau de Villeneuve.

 
[4]

Bodinier (Bernard), "la Révolution française et la question agraire - un bilan national en 2010", in Histoire & Sociétés Rurales, n°33, 1er semestre 2010, p. 7 à 47).

 
[5]

Bossis (Philippe) et Bossis (Mireille), Goupilleau de Montaigu : les apprentissages d'un révolutionnaire vendéen : 1763-1781, 2006, 768 p. Pour une courte mais plus détaillée biographie de Philippe-Charles-Aimé Goupilleau de Villeneuve, se reporter aux pages sur "la Mourie".

 
[6]

Plan, états de sections et matrice du cadastre de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146).

 

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