Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Chabosserie (chemin de la) source : L'actuelle "impasse du Haut-Bois" était appelée autrefois le "chemin de la Chabosserie".


Nature(s) du lieu

Catégorie : Terre agricole (hors vigne) Masquer
Titre Image
  • Nature : Terre agricole (hors vigne)
  • Localisation : Les terres du "fief du Haut-Bois" étaient situées sur la pente séparant le "faubourg Saint-Nicolas" de la Maine, et incluaient les prairies inondables.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : B 188-189
    • Coordonnées cadastrales modernes : AM 427 et 495

Données historiques

Histoire et archéologie

Le logis du "fief du Haut-Bois", dont il ne reste que le portail aux piliers monumentaux, avait déjà disparu dès avant 1789.

Ce fief est un bon exemple des transferts de propriétés effectués à la faveur de la Révolution. Jusqu’en 1792, date à laquelle il fut déclaré bien national, le "Haut-Bois" faisait partie des nombreux domaines, Jacques-Gabriel Le Clerc de Juigné, en tant que seigneur de Montaigu. En août 1796, son ancien homme de confiance Philippe-Charles-Aimé Goupilleau de Villeneuve, député à la Convention puis au conseil des Cinq-Cents, mit à Montaigu la main sur le "fief du Haut-Bois" ainsi que sur de nombreux autres biens. En 1814, jointes à ses autres propriétés familiales, ces acquisitions avaient fait de lui le principal possédant de Montaigu[1].

Ces terres du "fief du Haut-Bois" constituèrent alors la petite "ferme du Haut-Bois", disparue à la fin des années 1970, dont les bâtiments bordaient la "rue de la Gaudine". Au début du XXIe siècle, malgré leur relief accidenté pour les unes, ou leur caractère inondable pour les autres, elles furent urbanisées. 

Autres mentions

Philippe-Charles-Aimé Goupilleau de Villeneuve (1749-1823), d’une famille aisée de Montaigu, après avoir été avocat à Paris de 1775 à 1781, avait dû à cette date revenir dans sa région natale, n’y ayant peut-être pas obtenu la réussite espérée. Grâce à la protection de Jacques Gabriel Le Clerc de Juigné, seigneur de Montaigu, il obtint la fonction de sénéchal de Rocheservière.

La Révolution fut pour lui une occasion inespérée pour prendre une revanche sur ce statut de simple petit notable local qu’il vivait mal, et lui permit en moins de dix ans d’acquérir la fortune matérielle, et une reconnaissance politique et sociale localement et au-delà.

Illustrations

montaigu_haut_bois_fief.jpg

montaigu_haut_bois_fief.jpg


En 2012, à l’extrémité de "l’impasse du Haut-Bois",
les piliers monumentaux marquant l’entrée du "
fief du Haut-Bois",
et Jacques-Gabriel Le Clerc de Juigné((#ref_1]] (1727-1807)
et Philippe-Charles-Aimé Goupilleau de Villeneuve (1749-1823),
ses anciens propriétaires, l’un avant et l’autre après la Révolution.

[1]

Plan, états de sections et matrice du cadastre de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146).

 

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