Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Poiré-sur-Vie, Le > Jamonière (la)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
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  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : village
  • Localisation : "La Jamonière" est située à quelque deux cents mètres au sud du centre bourg du Poiré.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : section G, 1re feuille
    • Coordonnées cadastrales moderne : section AE

Données historiques

Histoire et archéologie

"La Jamonière", en haut d’un coteau dominant le "Ruth", a souvent servi de point de vue pour photographier le bourg du Poiré qui lui fait face. Cette proximité lui a valu l’érection de plusieurs monuments religieux et celle d’une école. Depuis les années 1980, les prés humides du fond de vallée ont été détruits pour être remplacés par un "espace naturel" tandis que le village s’est trouvé lui-même progressivement cerné par une invasion pavillonnaire.


"La Jamonière" sur une vue aérienne  en 2014 (environ 210 x 210 m),
et avec ses propriétaires sur le cadastre de 1836 du Poiré.
Son calvaire monumental en 2017,
"la Grotte" avant 1950,
et le point de vue sur le bourg du Poiré autour de 1900 (photo de Pierre Tenailleau)[1].

Au début du XIXe siècle, elle était constituée par trois métairies de 25 ha chacune, appartenant aux Bardoul, Tireau et Danyau[2], des notables du bourg du Poiré enrichis grâce à la Révolution, durant laquelle leurs exploitants, les Cailleteau, les Montassier et les Renaud avaient soutenus les insurgés vendéens qui suivaient Charette[3].

En 1836, il existait une "croix de la Jamonière", située près du "Ruth" à l’embranchement de la route d’Aizenay et du chemin conduisant à "la Jamonière"[2]. Après l’église, c’était le principal monument religieux du Poiré. Le nouveau tracé et la construction du pont de la route d’Aizenay près duquel il se trouvait la firent disparaître.


La "croix de la Jamonière" sur le plan cadastral de 1836,
et son emplacement sur un plan de 1867[4],
après que la nouvelle route d’Aizenay et son pont eurent été construits
(environ 150 x 120 m)
.

En mars 1864, débuta la construction du calvaire monumental de "la Jamonière" et le 26 septembre suivant, présidée par Mgr Colet, évêque de Luçon, et Mgr Pie, évêque de Poitiers, sa bénédiction fut un événement considérable.
Il fut restauré lors de la mission de 1962, mais le 13 février 1972, une tempête fit tomber les grands arbres qui l’encadraient et il fut entraîné dans leur chute. Quelques années plus tard, un don important de Mlle Tenailleau, de "Sainte-Marie" permit sa réparation[5], et en 2014 ce fut Yves Cougnaud, mécène de la paroisse du Poiré, qui fit restaurer l’ensemble de son enclos, en y incluant "la grotte de Lourdes" voisine.


Le calvaire de "la Jamonière" en 1954
et lors de sa restauration à l’occasion de la mission
de 1962[6].
Deux vues partielles de son enclos, à gauche en avril 2011 et à droite en août 2014,
avant et après la restauration.

La fin de la mission de 1948, fut l’occasion d’ériger un autre calvaire, en bois, à l’extrémité du village, là où "la Jamonière" communique avec la route de "l’Espérance". S’étant dégradé au fil des ans, les habitants du village et de son voisinage l’ont restauré autour de l’an 2000.

En 1886 fut construite l’école de "la Jamonière", appelée aussi "école Saint-Joseph"[7]. Jusqu’alors, les municipalités choisissaient (et rétribuaient) les instituteurs de leurs écoles communales. Au Poiré c’étaient des membres de congrégations religieuses dont, pour l’école communale de garçons, les Frères de Saint-Gabriel, de Saint-Laurent-sur-Sèvre. En 1881 et 1882, afin de limiter l’influence de leurs adversaires politiques, les républicains opportunistes depuis peu au pouvoir firent des lois interdisant l’enseignement dans les écoles communales aux "congréganistes", considérées à juste raison comme n’étant pas de leur bord politique. Cela amena les habitants du Poiré à se doter "d’écoles libres".
C’est à "la Jamonière", sur des terrains donnés par les familles Tenailleau et Violleau, que les bénévoles venus de toute la paroisse élevèrent de janvier à mai 1886 cette nouvelle école de garçons. En 1903, les deux "écoles libres" accueillaient 370 élèves, et les deux "écoles publiques" 115 dont les enfants des fonctionnaires, tels les gendarmes, qui étaient dans l’obligation d’y scolariser leurs familles.
En 1904, une nouvelle loi interdit l’enseignement aux membres de congrégations religieuses et, bien qu’ils fussent français, ordonna leur expulsion hors du pays ou leur "sécularisation". A l’école de "la Jamonière", cela se traduisit par des changements vestimentaires : les Frères se trouvèrent obligés d’abandonner leur habit religieux pour adopter une tenue civile[7].
L’apaisement de la querelle scolaire soixante ans plus tard a mis fin à ces conflits.
En 1996, la mixité scolaire désormais générale et un souci de rationalisation amena à regrouper les deux "écoles libres" du Poiré en une seule sur le site de "l’école du Sacré-Cœur".

Vue cavalière de "la Jamonière" en 1953 avec les granges de ses deux fermes
et au centre son école et son calvaire.
Un groupe d’élèves
"de la Jamonière", posant pour le photographe vers 1910,
avec le calvaire en arrière-plan.

En 1940, "l’école de la Jamonière" fut, comme "l’école du Sacré-Cœur", occupée par des soldats allemands - des chasseurs alpins - dont la Kommandantur se trouvait dans une maison à toit d’ardoise et ses dépendances, près du pont de la route d’Aizenay (en 2017 : le 8, rue de la Colonne)[8]. Les classes durent s’installer dans des locaux de fortune : les serres du Dr Lucas, les vestiaires du terrain de football, l’atelier du tailleur d’habits, Aristide Bourasseau… enfin l’école publique, route de Mouilleron, très sous utilisée à l’époque[9]. En 1943-1944, l’un des instituteurs de l’école de "la Jamonière" était Guy Trajan, résistant de la première heure, ce qui lui valut d’être arrêté le 8 juin 1944, et d’être déporté à Dachau ; il ne fut libéré, très affaibli, qu’en avril 1945[10].

La "grotte de Lourdes" située immédiatement en contrebas du calvaire de "la Jamonière" fut initiée en 1933 par Henri Pouponneau (1879-1958), curé de la paroisse du Poiré de 1931 à 1958. Elle en est probablement le monument le plus populaire.
La carrière abandonnée qui existait en cet endroit, le long du "Ruth", fut offerte par ses propriétaires. Le creusement de la grotte commença le 27 février 1933 et fut réalisé par des équipes de volontaires, convoquées à tour de rôle, village par village. On utilisa pendant 15 jours seulement "une perforeuse mécanique". A la Toussaint, le gros œuvre était terminé. Pour donner au sanctuaire les lignes de celui de Lourdes, on fit appel à des professionnels : un "rocailleur" de La Roche-sur-Yon pour la niche abritant la statue de la Sainte Vierge en terre cuite, divers corps de métier de la paroisse pour l'autel, la grille, la chaire. Les maçons firent bénévolement le dallage. Les murs en pierre sèche délimitant les lacets furent construits avec la participation des enfants. La fontaine était alimentée par un puits situé dans le jardin près du calvaire... Son inauguration eut lieu à la clôture de la mission le 28 janvier 1934 ; huit mille personnes participèrent à la cérémonie[5].
La grotte du Poiré est une des très rares à posséder un fragment de celle de Lourdes, que l’on vient vénérer lors du pèlerinage du 8 septembre en chantant le cantique traditionnel local : "Près du ruisseau qui coule"[11].

Autour de 2000 et pour des raisons de bonnes convenances,
les paroles originelles du refrain de
"Près du ruisseau qui coule" devinrent :
"…en foule, nous revenons chanter encor’
la mère du Sauveur, l’Immaculée, l’Immaculée"[11].

Au milieu des années 1950, dans le souci d'imiter les modifications du sanctuaire de Lourdes, on supprima la grille fermant l'accès de la grotte ainsi que, finalement, la chaire, et on réalisa, de l'autre côté du "Ruth", une esplanade sur un petit terre-plein limité par une rambarde en métal[5].


Tous les ans, le dimanche le plus proche du 8 septembre
(fête de la nativité de la Vierge),
a lieu le pèlerinage à
"la grotte du Poiré", comme ici en 2005.

Alors que les vues anciennes de villages du Poiré sont rares, il en existe quelques-unes de "la Jamonière". L’une d’elles, prise vers 1910, montre le départ au travail d’un des deux agriculteurs du village d’alors : Jean Violleau (né en 1868) ou un de ses fils[12] conduit aux champs ses trois paires de bœufs parthenais attelés à une charrue et à une charrette. On constate qu’au moins l’une des quatre granges-étables visibles sur la vue de 1953 n’était pas encore construite.


Jean Violleau partant au travail un matin de fin d’été autour de l’année 1910,
avec au fond sa maison et, derrière,
un des bâtiments de l’école construite vingt-six ans plus tôt.
En haut à droite, l’inauguration en 1948 du calvaire,
"souvenir"[13] de la mission de cette année-là.
En bas à droite,
"la Jamonière" en 2017,
vue sous le même angle qu’en 1910, et avec le calvaire de 1948.

Les exploitations agricoles de "la Jamonière" ont disparu dans les années 1980. Une disparition résultat des mutations techniques ayant bouleversé l’agriculture et, surtout, de l’urbanisation réduisant de plus en plus les espaces naturels et agricoles entourant le bourg du Poiré.

Autres mentions

Les Danyau, qui possédaient au sortir de la Révolution, entre autres biens, la plus grande des trois métairies de "la Jamonière" (27,74 ha), ont laissé leur marque à cette époque dans l’histoire du Poiré, et à une époque plus récente dans celle du Chili.

Des quelque douze familles de notables réputés républicains que comptait la commune, celle des Danyau étaient la plus importante. Durant la Révolution, leur chef de famille avait été André-Philippe Danyau (1762-1813). Fils de notaire et notaire lui-même, il se faisant appeler "sieur de la Roulière" et habitait dans l’actuelle "rue de la Messagerie"[14]. En 1790, étant un des onze plus riches citoyens des trois communes (Beaufou, les Lucs, le Poiré) du canton du Poiré de l’époque, il avait pu être élu "électeur", ce qui lui donnait le droit d’élire à son tour les administrateurs du département puis les députés à l’échelon national. Résolument opposé à l’insurrection vendéenne qui remettait en cause ses nouveaux privilèges, il avait dû momentanément quitter le Poiré en 1793. Revenu en 1796, il y avait été installé comme "commissaire auprès de la municipalité cantonale du Poiré", par le Directoire exécutif départemental, c’est-à-dire chargé de surveiller et de rapporter les faits, gestes et pensées des habitants. Sa correspondance le montre fervent partisan de l’utilisation des méthodes les plus répressives, convaincu de détenir la vérité politique, et persuadé d’être le seul à avoir les compétences pour diriger les habitants du cru[15]. Nommé maire du Poiré par le préfet en 1802, il y exerça cette fonction jusqu’en 1808. Après sa mort en 1813, sa veuve et ses filles quittèrent la commune pour aller habiter à Fontenay.

Deux de ses frères furent médecins : Hippolyte-Jean (1754-1789) et Alexis-Constant (1767-1848). Ce dernier, après ses études de médecine, resta en 1803 à Paris et y devint un "médecin accoucheur" réputé. Son fils, Antoine-Constant (1803-1871), prit sa suite devenant aussi à son tour un éminent "obstétricien". Le père et le fils furent, l’un et l’autre, élus membres de l’Académie de Médecine, le premier en 1823, le second en 1850[16].

En 1905, les différentes branches de la famille s’étant réduites à une seule, les nombreux biens des Danyau au Poiré (métairies à "la Jamonière", à "l’Idonière", à "la Pallulière", à "la Thibaudière) avaient échu à Antoine Danyau, fils d’Antoine-Constant. Celui-ci, étant parti des années auparavant s’installer à Quirihué au Chili, à près de 400 km au sud de Santiago, dans le département d’Itata et la province du Maule d’alors, les vendit à cette date[17].


En 1905, Antoine Danyau, depuis plusieurs années citoyen chilien de Quirihué,
vend les biens hérités de ses ancêtres Danyau du Poiré[17].

Un des petits-fils de cet Antoine Danyau eut, trois-quarts de siècle plus tard, un rôle politique important au Chili, nouveau pays de la famille.

Né en 1918, César Ruiz Danyau[18] fit brillammant carrière dans l’armée chilienne : Directeur de l’Ecole d’Aviation en 1964, chef de la Région militaire Nord en 1967, chef de l’Etat-major général en 1969, il devint Commandant en chef de la Force Aérienne Chilienne (Fach) en 1970 sous le gouvernement de Salvador Allende. Le 9 août 1973, celui-ci le nomma ministre des Travaux publics et des Transports, avec la charge de mettre fin à la grève des camionneurs, catastrophique pour le pouvoir en place. Ayant vite estimé que sa mission était impossible à réaliser, il présenta sa démission neuf jours plus tard, une démission qui fut acceptée avec l’obligation d’abandonner aussi son poste de chef de la Force Aérienne, ce qu’il fit. Quelques semaines plus tard il rejoignit le coup d’état qui venait d’être perpétré le 11 septembre par le général Pinochet, et devint à la fin 1973 recteur de l’Université du Chili, à Santiago, puis en 1975 ambassadeur du Chili au Japon. En 1990, au moment où la dictature arrivait à sa fin, il fut un des "sénateurs institutionnels" que le général Pinochet désigna afin de garder un certain contrôle sur le nouveau pouvoir, mais il mourut le 21 novembre de cette même année.

Génération après génération, les Danyau avaient conservé à la fin du XXe siècle, les mêmes valeurs personnelles qui avaient assis, sous la Révolution française, la fortune économique, sociale et politique de leurs ancêtres[15]. Ils sont représentatifs des quelques familles républicaines que le Poiré comptait au début du XIXe siècle, et qui y avaient établi leur pouvoir.


Le général César Ruiz Danyau (1918-1990), continuateur familial et politique au Chili
d’André-Philippe et d’Alexis-Constant Danyau du Poiré :
- le 9 août 1973, ministre des travaux publics et des transports
du gouvernement de Salvador Allende,
- en 1990, un des
"sénateurs institutionnels" désignés pour huit ans
par le général Augusto Pinochet[18]
.

[1]

Sauf indications, les photos et les cartes postales reproduites proviennent de la collection de l’auteur de cette notice.

 
[2]

Plan et états de sections du cadastre du Poiré, 1836 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 178).

 
[3]

Cahier des réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré (Médiathèques municipales de La Roche-sur-Yon : ms 019) ; voir aussi de Lorvoire (Jean-Claude), "les Réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré-sur-Vie", in Recherches vendéennes, n° 3, 1996, p. 257-299.

 
[4]

Service des Ponts et Chaussées de la Vendée, "Règlement d’eau du moulin du Poiré situé sur le Ruth -  plan des lieux", 21 juin 1867 (Archives dép. de la Vendée).

 
[5]

Lorvoire (J.-Cl.), les Sites cultuels du Poiré-sur-Vie, Office du Tourisme du Poiré, 1998, 8 p.

 
[6]

Photos provenant de la collection familiale d’E.- M. Vincent.

 
[7]

Perrocheau (Pierre), le Poiré-sur-Vie et son école de Frères de Saint-Gabriel de 1872 à 1872, 1972, p. 11 à 27.

 
[8]

Témoignages recueillis en 2017, auprès de Lucienne Martineau-Blé, née en 1920 à "la Jamonière" près de laquelle elle vivait toujours.

 
[9]

Témoignages recueillis en 2017, auprès d’Yves Martineau et d’Eugène Archambaud, nés en 1936, et élèves de "l’école de la Jamonière" dans les années 1940. Quand les occupants quittèrent les lieux à la fin de l’été 1944, ils laissèrent leurs skis sur place.

 
[10]

Témoignages de Guy Trajan (1922-2009), recueillis au cours des années 2000.

 
[11]

Pour le pèlerinage annuel à "la Grotte" et son cantique, voir le site du Doyenné d’Aizenay.

 
[12]

Entretiens en 2017 avec Marie-Odile Bouard, née Violleau, et Laurent Martineau, descendants des deux dernières familles d’agriculteurs du village de "la Jamonière".

 
[13]

Les missions étaient, dans la vie paroissiale, des temps forts de prière et de réflexion. Elles duraient trois semaines et avaient lieu à des intervalles irréguliers, généralement en morte saison. A la fin d’une mission, on érigeait ou on rénovait une statue, un calvaire... c'était le "souvenir de la mission". En 1948 au Poiré, ce fut l’érection de ce calvaire en bordure du village de "la Jamonière".
Le livre collectif, Un siècle de Vie Paroissiale : 1896-1996, l’Herbergement (Archives dép. de la Vendée : BIB C 255), donne une bonne présentation vue de l’intérieur (p. 68 à 77) de ce que furent localement ces missions jusque vers 1960, date après laquelle les transformations des rythmes de vie les firent disparaître.

 
[14]

Boutin (Hippolyte)Chronique paroissiale du Poiré-sur-Vie, 1907, p. 89.

 
[15]

Pour les fonctions obtenues par André-Philippe Danyau et, à l’occasion, pour ses sentiments politiques à cette époque, voir :
- le Courrier de l’administration municipale du canton du Poiré, de juillet 1796 à septembre 1799 (Arch. dép. de la Vendée : L 1239).
- les Rapports décadaires du commissaire du Directoire exécutif du Département auprès de la municipalité cantonale du Poiré, dont celui du 2 floréal an V / 21 avril 1797 (Arch. dép. de la Vendée : L 264).
- les Procès-verbaux des réunions des assemblées primaires de mars 1797, et de mars 1798 (Arch. dép. de la Vendée : L 1240) où on voit les efforts faits par A.-Ph. Danyau pour imposer des résultats électoraux conformes à la volonté du pouvoir en place. Vainement en 1797, quand il essaye de décourager de voter les électeurs manifestement hostiles, en multipliant les obstacles juridiques ou procéduriers, et en les obligeant à se déplacer à six reprises et pour des journées entières. Mais avec succès en 1798, quand, grâce à l’obligation de prêter le "serment de haine", le nombre de votants passe de 52,4 % (474 sur 904 inscrits) l’année précédente, à 1,8 %, les 16 votants se partageant entre eux les différents postes municipaux.

 
[16]

Dictionnaire des Vendéens : notices biographiques d’André-Philippe Danyau, d’Alexis-Constant Danyau et d’Hippolyte Danyau, 2017 (Arch. dép. de la Vendée).

 
[17]

Registres des mutations des propriétés cadastrales du Poiré-sur-Vie (Arch. dép. de la Vendée : 3P 2042 - 84). 

 
[18]

Cf. Falcoff (Marc), Modern Chile 1970-1989, a Critical History, 1989, p. 282 sq., dont photos ; et le résumé de la biographie de César Ruiz Danyau proposé par la Bibliothèque du Congrès National du Chili.

 

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