Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Laronze (cité Georges)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
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  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : résidence
  • Localisation : La "cité Georges Laronze" est située entre la "rue de Matifeux", la "rue Du Chaffault" et la "rue Saint-Pierre".
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Section A
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AE

Données historiques

Histoire et archéologie

Né à Nantes en 1882, Georges Laronze fit des études de droit à Dijon puis à Paris. Après avoir soutenu une thèse sur "La représentation des intérêts collectifs des ouvriers", il fut rédacteur au ministère de la justice durant le gouvernement de Clemenceau (1906-1909), puis chef de cabinet de Louis Barthou, garde des Sceaux jusqu'en 1913 dans ceux qui suivirent. Il fit ensuite une carrière dans la haute magistrature à Paris, tout en s’intéressant à la recherche historique (il a été l’auteur en 1928 d’une Histoire de la Commune de 1871, et en 1932 d’un Baron Haussmann)[1].

Nommé conseiller à la Cour de cassation en 1937, il prit sa retraite en 1942 et quitta Neuilly pour s'établir à Montaigu au "Chêne", demeure familiale, que son père y avait fait construire quarante ans plus tôt. Élu maire de Montaigu en 1945, il le restera jusqu'à son décès en cours de mandat, en 1964. Au début des années 1960, à son initiative, les premiers immeubles de logements dits "sociaux" furent construits dans la commune ; après sa mort, on leur donnera son nom. En 1961, il fut à l’origine de la création de la Zone industrielle nord de Montaigu.

Afin de protéger le patrimoine médiéval de Montaigu, il fit inscrire en 1952 le Château, ses remparts et ses douves, à "l’Inventaire des Sites", et a fait créer en 1953 une "Zone de protection" incluant aussi les "Douves extérieures", le vallon de l’Asson et une portion du cours de la Maine.

En 1958, il avait écrit et fait publier une histoire de Montaigu[1] qui fait référence. Elle a aussi fait de lui un de ses trois véritables historiens et a été rééditée en 2004.

Autres mentions

Georges Laronze avait fait disposer en divers endroits de la ville de grands bacs afin qu’on puisse y déposer ses déchets entre deux ramassages : avec un peu d’irrévérence, les Montacutains appelèrent ces bennes à ordures, les "laronzières".

Illustrations

montaigu_laronze_georges.jpg

montaigu_laronze_georges.jpg


Georges Laronze, conseiller à la Cour de cassation, et en 2009,
le long du
"chemin de Matifeux", la cité qui porte son nom
(environ 164 x 106 m,
© GEOPORTAIL).

[1]

Laronze (Georges), Montaigu, Ville d'histoire (IVe-XXe s.), 1958, 158 p., p. 3 et 4.

 

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