Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Saint-André-Goule-d'Oie > Maigrière (la)

Notice rédigée par : Emmanuel François

Graphies connues

la Maigrière (1800) source : Carte de Cassini, cartes d'état-major (1849-1910), carte IGN (1975)


Nature(s) du lieu

Catégorie : Lieu-dit Masquer
  • Nature : Lieu-dit
  • Localisation : Village situé dans le nord de la commune, près du ruisseau du Vendrenneau, sur son versant sud, faisant limite entre St-André-Goule-d'Oie et St-Fulgent.
  • Coordonnées
    • Coordonnées LAMBERT : 329-2213

Données historiques

Histoire et archéologie

La Maigrière est un village de St-André-Goule-d’Oie, situé dans le nord de la commune, sur le versant sud du ruisseau du Vendrenneau, lequel fait limite entre St-André et St-Fulgent. Le village et tènement dépendait de la seigneurie des Bouchauds (Les Essarts) depuis le Moyen Âge, et ses teneurs rendaient leurs déclarations roturières à la seigneurie de Languiller (Chauché)[1], dont les Bouchauds furent une annexe depuis 1437 jusqu’à la Révolution[2].
Au XVIe siècle, une famille de bourgeois de St-André-Goule-d'Oie, les Moreau, acquit une partie des droits féodaux et des domaines dans le tènement[1]. Ceux-ci passèrent par héritage dans les patrimoines des de Vaugiraud au XVIIIe siècle. Ils y possédèrent alors une métairie de plus de 20 hectares, le reste étant partagés entre divers petits propriétaires[3].
Sur les terres de la Maigrière il y eut un moulin à eau et un moulin à vent avant la Révolution[1]. En 1664 le village comptait au moins une douzaine de maisons logeant autant de familles. A cette date, le village contigu de la Bucletière avait déjà disparu[4].
Pendant la guerre de Vendée, certaines maisons ont servi de refuge à des prêtres insermentés et persécutés, comme le vicaire de Saint-Fulgent, Louis Brillaud. C’est lui qui célébra en 1798 le mariage de Pierre Maindron, capitaine dans l’armée de Charrette, y fut célébré en 1798 dans une grange du village sur un autel improvisé[5].

Sources et références

Informations fournies par Emmanuel François, septembre 2016[6]

[1]

Déclaration roturière de la Maigrière par Pierre Moreau vers 1675 (chartrier de Roche-Guillaume, famille Moreau, Arch. dep. de la Vendée, 22 J 29).

 
[2]

Mémoire vers 1680 précisant que Languiller est chemier des Bouchauds (Arch. dep. de la Vendée, Chartrier de la Rabatelière, 150 J/A 12-5).

 
[3]

Acquêt des métairies de la Maigrière et de la Baritaudière de Fonteneau à de Vaugiraud le 16/09/1777 (Arch. dep. de la Vendée, études notariales de St-Fulgent, notaire Frappier, 3 E 30/9).

 
[4]

Aveu du Coin Foucaud et du Vignault du 02/07/1605 par le seigneur de Languiller aux Essarts (Arch. dep. de la Vendée, 150 J/G 61).

 
[5]

Chabot (Comte de) : Paysans vendéens - biographies, silhouettes et faits d'armes, Paillart, 1892 (consultable en ligne sur le site des Archives dep. de la Vendée, BR 118, page 6 (vue 6)).

 
[6]

Compléments sur le site http://www.linieres-saint-andre.com/2016/05/la-maigriere-de-st-andre-goule-doie-aux.html

 

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