Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Poiré-sur-Vie, Le > Malingerie (la)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
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  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : village
  • Localisation : "La Malingerie" se situe à 4 km à l'est-nord-est du centre-bourg du Poiré-sur-Vie.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Section M, 3e feuille (parcelles 1265 à 1271)
    • Coordonnées cadastrales moderne : Section Y.

Données historiques

Histoire et archéologie

"La Malingerie" est très loin d’être le village le plus connu de la commune du Poiré. Il est quasiment contigu à celui de "la Jucaillère", à laquelle il ne fut longtemps relié (si on peut dire) sur quelques dizaines de mètres que par un abominable chemin creux. Celui-ci fut remplacé par une route autour de 1960[1].

"La Malingerie" le 20 avril 2017 vers midi (vue en direction du sud-est),
et son plus ancien bâtiment,
aux poutres illustrées d’inscriptions anciennes et datant d’avant 1836.

La liste nominative de ses habitants lors du recensement de 1936 :
Louis Roy, né en 1892, en sera le dernier agriculteur, cessant son activité vers 1965.

Au début du XIXe siècle, il était constitué d’une seule ferme, de 18 ha, puis quelques petites habitations s’y ajoutèrent, abritant des personnes seules. Durant deux siècles sa population a oscillé entre 5 et 8 personnes, mais dans les années 1850-1860, le partage momentané de sa ferme en deux, fit monter passagèrement ce nombre à une quinzaine. En 2019, de nouvelles constructions ayant eu lieu, on y comptait 10 habitants. A cette même date, des bâtiments agricoles y abritaient une chèvrerie qui avec 1 ha était la plus petite exploitation du Poiré[2].

"La Malingerie" a été très liée aux Bernard, qui en ont longtemps été les propriétaires et exploitants. Durant la Révolution, de 1793 à 1795 ils participèrent au soutien matériel à Charette[3], et jusqu’à la fin des années 1790 le village fut de ceux "bénéficiant" de perquisitions et visites domiciliaires de la part des troupes d’occupation[4].

Le nom de "la Malingerie" a officiellement disparu vers 1965, suite à un malentendu.

Autres mentions

En 1836, la ferme de "la Malingerie"[5] était représentative des structures des petites exploitations familiales en faire-valoir direct d’alors, des structures qui se sont perpétuées jusque dans le troisième quart du XXe siècle, comme on peut encore les voir sur des vues aériennes de 1950.

Leurs caractéristiques principales étaient la multiplicité et la dispersion des parcelles, dues à leurs acquisitions progressives (les plus éloignées, près du moulin du Fresneau, étant laissées en lande) ; leur faible taille moyenne (à "la Malingerie" : 0,327 ha) ; et leur entourage par des haies sur talus, à l’utilisation étroitement codifiée[6]. Cependant, "la Malingerie", avec ses 18 ha, était sensiblement plus grande que la moyenne des autres fermes en exploitation directe.

Les 55 parcelles des 18 ha exploités par "la Malingerie" en 1836.
(sur une vue aérienne de 1950 - environ 1900 x 1750 m)

[1]

Entretiens en 2019 avec Armande Bourmaud, née Bernard en 1927, venant du village voisin du "Chemin", vivant à "la Jucaillère" depuis 1951, et étant apparentée aux Bernard qui habitèrent à "la Malingerie" tout au long du XIXe siècle ; et avec Marie Jauffrit de "la Malingerie".

 
[2]

Angélique, l’agricultrice aux 300 chèvres (Ouest-France, 8 avril 2019).

 
[3]

Cahier des réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré (Méd. mun. de la Roche-sur-Yon : ms 019), extrait : réquisitions à "la Malingerie".

 
[4]

Délibérations de la municipalité cantonale du Poiré, 7 thermidor an 6 / 25 juillet 1798 (Arch. dép. de la Vendée : L 1238).

 
[5]

Plans et états de sections du cadastre du Poiré de 1836 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 178). 

 
[6]

Usages locaux du canton du Poiré-sur-Vie, 1934, 38 p., voir les chapitres 1, 2 et 3.

 

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