Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Marché (place du)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Dos d'âne (place du)

La Revellière-Lépeaux (place Louis-Marie de)

Boules (place des)


Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
Titre Image
  • Nature : Voie de communication (rue)
    Précision sur la nature du lieu : place
  • Localisation : La "place du Marché" se trouve immédiatement au nord du "Château de Montaigu".
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Section A
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AH

Données historiques

Histoire et archéologie

La "place du Marché" borde les "Douves intérieures" qui la séparent du "Château de Montaigu". En 1772, une procuration faite par le Marquis de Juigné, parle à son propos "du terrain qui est au-dessus du fossé du Château dit ‘le jeu de Paume’, en bordure de la maison dudit Sieur Goupilleau nouvellement édifiée"[1].

Ce Philippe-Aimé-Alexis Goupilleau (1719-1781) était notaire et procureur fiscal à Montaigu. Durant la Révolution, ses deux fils opteront pour le parti républicain, ce qui renforcera leur fortune et leur assurera une rapide ascension sociale et politique. L’aîné, Philippe-Charles-Aimé, se fera élire député à la Législative, puis à la Convention, puis au Conseil des Cinq Cents.

Quant à leur maison, il n’en reste qu’une cave voûtée abritant un puits intérieur[2]. Comme l’écrit en 1794 Jean-Victor à son frère, elle fut détruite par Kléber "pour nécessité de défense"[3]. Elle ne sera pas reconstruite, et la famille s’installera "rue Chauvinière" dans une importante demeure récupérée sur les Chabot, qui avaient tous été tués à la faveur des événements.

La "place du Marché", ayant changé de nom, s’appelle en 2012, la "place Louis-Marie de La Revellière-Lépeaux". Ce dernier quitta lui aussi Montaigu très jeune et lui aussi s’enrichit et fit carrière grâce à la Révolution : en 1789, il fut député aux Etats généraux, puis se fit élire en 1792 à la Convention, puis au Conseil des Cinq Cents en 1795, durant le Directoire dont il fut un des cinq directeurs de cette date à juin 1799.

Illustrations

montaigu_marche_place_4.jpg

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Donnant sur la "place du Marché", le seul reste de la maison familiale
du très révolutionnaire Goupilleau de Villeneuve :
la cave voûtée avec son puits, une disposition fréquente dans le bâti dense de la Vieille Ville.
(plan cadastral de 1814, environ 120 x 56 m)

[1]

Minute du 15 février 1775 d’André Bégaud, notaire à Montaigu (Arch. dép. de la Vendée : 3 E 27/231).

 
[2]

Relevés sur le terrain en 2012.

 
[3]

Correspondance de Philippe-Charles-Aimé Goupilleau, Fonds Dugast-Matifeux, Bibl. mun. de Nantes.

 

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