Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Morat (rue du docteur Émile)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
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  • Nature : Voie de communication (rue)
  • Localisation : La "rue du docteur Émile Morat" est une rue en impasse donnant sur l'extrémité est de la "rue de Barbecane".
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Section B
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AH

Données historiques

Histoire et archéologie

En juin 1941, le commandant Maxime Delahet ayant décidé de ne pas renouveler son mandat de maire, c’est à Émile Morat, conseiller municipal de Montaigu depuis 1925, qu’échut cette charge.

Né en 1886 à Saint-Fulgent, Émile Morat, bien que réformé, fut mobilisé de 1917 à 1919. A cette date il s’établit comme médecin à Montaigu, et il y exerça les fonctions de maire de 1941 à 1945, alors que les circonstances était difficiles tant pour les Montacutains en général, que pour lui-même et sa famille en particulier. Ainsi en 1940, Émile Morat fut l’un des quatre otages désignés par les autorités occupant Montaigu désireuses de s’assurer ainsi la docilité de la population locale, et en janvier 1944, son neveu René Morat (1914- ? ), de Saint-Fulgent et médecin comme lui, fut déporté à Buchenwald[1]...

En 1945, il ne se représenta pas aux élections municipales, et le 18 mai il installera le nouveau conseil municipal qui, pour la première fois, comptait deux femmes, "Mme Denys Augustin" et "Mme Gaillard Roger", parmi ses seize membres[2]. Il mourra à Montaigu en 1958.

Comme le commandant Maxime Delahet et, semble-t-il par opposition à leurs prédécesseurs, Émile Morat laissa à Montaigu, une réputation unanime "de grandes rigueur et droiture", "considérant tous ses administrés de la même manière, quels que soient leurs bords politiques"[3].

Illustrations

montaigu_morat_emile_3.jpg

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Extrait du registre des délibérations municipales : élection du maire, le 4 juin 1941.
Les difficultés du moment priment sur les oppositions locales ou partisanes.
Photo d'Émile Morat en 1932.

[1]

Combe (Sonia), Une vie contre une autre, Échange de victime et modalités de survie dans le camp de Buchenwald, 2014, p. 48 (cf. compte rendu de Joël Drogland, in la Cliothèque). 

 
[2]

Délibérations du conseil municipal, 18 mai 1945 (Arch. dép. de la Vendée : 146 D8).

 
[3]

Entretiens en 2012 avec Denise Favreau-Bourquie (1920-2015), et en 2013 avec Marie Tourancheau et autres personnes nées à Montaigu et y ayant vécu à cette époque.

 

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