Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Poiré-sur-Vie, Le > Moulin Luneau (le)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Moulin à vent Masquer
  • Nature : Moulin à vent
    Précision sur la nature du lieu : moulin à vent
  • Localisation : Le "moulin Luneau" était situé à Montaigu, à l'angle des actuelles rues Michelet et des Mimosas.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : B 80
    • Coordonnées cadastrales modernes : AB 431

Données historiques

Histoire et archéologie

"Le moulin Luneau", moulin à vent désormais disparu, était déjà présent au XVIIIe siècle sur la carte de Cassini. En 1814, sur le plan cadastral de Montaigu, il est nommé "Grand Moulin", comme en autre  près du "faubourg Saint-Jacques". A cette date, il appartenait à René Luneau, meunier résidant à "la Marionnière" de Saint-Hilaire-de-Loulay[1], et qui possédait aussi le "moulin Gros", moulin à eau tout proche sur "la Maine" : l'été, son moulin à vent palliait le manque d'eau de son moulin à eau.

Le "Moulin Luneau", avec aussi le nom de "grand Moulin",
sur le cadastre de 1814 de Montaigu
(pour lequel il a servi de point de triangulation lors du levé du plan),
et, avec le village de
"la Marionnière" et la "chapelle Saint-Lazare",
sur un extrait aquarellé de la 1re édition de la carte de Cassini,
feuille 131 – Nantes (1783/1786).

En 1793, les Luneau avaient pris part à l’in-surrection contre la politique oppressive des nouvelles autorités politiques, et au moins un d’entre eux se trouvait à Noirmoutier au tout début de janvier 1794 lorsque les républicains reprirent l’île et y firent un massacre systématique d’une grande partie de la population. Il en réchappa miraculeusement, s’étant caché dans les roseaux des marais et, en reconnaissance, il éleva à "la Marionnière" une croix en bois : la "croix Luneau". En 1865, cette croix fut remplacée par la croix en pierre actuelle[2], au pied de laquelle reposait en 2020 la table d’autel de l’ancienne "chapelle Saint-Lazare".

Un siècle plus tard, les descendants des Luneau, devenus par mariage les Choblet, abandonnèrent la meunerie pour la boulangerie, une activité qu’ils exercèrent près du carrefour de l'Europe à Montaigu. Cette boulangerie passa ensuite aux Lambert puis, le 1er mars 1946, aux Moreau, descendants eux-mêmes des meuniers du moulin de "l'Écornerie" de Saint-Hilaire-de-Loulay. Ce mutation économique et sociale des meuniers se rencontra fréquemment autour de 1900, et fut aggravée en 1914 par la mobilisation[3].

Sources et références

(sauf mention contraire, les illustrations sont dues à M. Mignet)

[1]

Plans des cadastres de 1819 de Boufféré (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 027) et de 1814 de Montaigu (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146).

 
[2]

Archives paroissiales de Saint-Hilaire-de-Loulay.

 
[3]

Entretien en 2012 avec Gérard Moreau, boulanger et descendant des anciens meuniers de "l'Écornerie".

 

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