Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Moulin Luneau (le)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Moulin à vent Masquer
  • Nature : Moulin à vent
    Précision sur la nature du lieu : moulin à vent
  • Localisation : Le "moulin Luneau" était situé à Montaigu, à l'angle des actuelles rues Michelet et des Mimosas.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : B 80
    • Coordonnées cadastrales modernes : AB 431

Données historiques

Histoire et archéologie


Le long de l'ancien "chemin de Montaigu à Vieillevigne" se trouvait le "moulin Luneau", un moulin à vent déjà présent au XVIIIe siècle sur la carte de Cassini, qui portait le nom de la famille de ses meuniers, et qui est désormais disparu. En 1793, les Luneau avaient pris part à l’insurrection contre la politique oppressive du nouveau pouvoir politique, et au moins un d’entre eux se trouvait à Noirmoutier au tout début de janvier 1794 lorsque les républicains reprirent l’île et y massacrèrent une grande partie de la population. Il en réchappa miraculeusement, s’étant caché dans les roseaux des marais et, en reconnaissance, il éleva à "la Marionnière" une croix en bois : la "croix Luneau". En 1865, cette croix fut remplacée par la croix en pierre actuelle[1], au pied de laquelle reposait en 2020 la table d’autel de l’ancienne "chapelle Saint-Lazare".

Le "moulin Luneau", sur un extrait aquarellé
de la 1re édition de la carte de Cassini
(feuille 131 – Nantes (1783/1786)
et sous le nom de
"grand Moulin", sur le cadastre de 1814 de Montaigu
(pour lequel il a servi de point de triangulation lors du levé du plan).

 

Autres mentions


En 1814, sur le plan cadastral de Montaigu, il est nommé "Grand Moulin", comme en autre  près du "faubourg Saint-Jacques". A cette date, il appartenait à René Luneau, meunier résidant à "la Marionnière" de Saint-Hilaire-de-Loulay[2], et qui possédait aussi le "moulin Gros", moulin à eau tout proche sur "la Maine" : l'été, son moulin à vent palliait le manque d'eau de son moulin à eau. Un siècle plus tard, les descendants des Luneau, devenus par mariage les Choblet, abandonnèrent la meunerie pour la boulangerie, une activité qu’ils exercèrent près du carrefour de l'Europe à Montaigu. Cette boulangerie passa ensuite aux Lambert puis, le 1er mars 1946, aux Moreau, descendants eux-mêmes des meuniers du moulin de "l'Écornerie" de Saint-Hilaire-de-Loulay. Ce mutation économique et sociale des meuniers se rencontra fréquemment autour de 1900, et fut aggravée en 1914 par la mobilisation[3].

 

Sources et références

(sauf mention contraire, les illustrations sont dues à M. Mignet)

[1]

Archives paroissiales de Saint-Hilaire-de-Loulay. 

 
[2]

Plans des cadastres de 1819 de Boufféré (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 027) et de 1814 de Montaigu (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146).

 
[3]

Entretien en 2012 avec Gérard Moreau, boulanger et descendant des anciens meuniers de "l'Écornerie".

 

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