Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Terre agricole (hors vigne) Masquer
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  • Nature : Terre agricole (hors vigne)
    Précision sur la nature du lieu : lieu-dit
  • Localisation : "La Mourie" regroupe des terres situées le long et au nord de l'ancienne "route de Vieillevigne", actuelle rue des Mimosas.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : B 72 à 86
    • Coordonnées cadastrales modernes : sud de la Section AB

Etymologie

"Moure" était le nom local pour la "mûre", le fruit de la ronce, et une "mourière" ou une "mourie" était le nom donné à un roncier. Cela pourrait être l’origine du nom de ce lieu, voisin, sur les mêmes terres ingrates[1] et à la végétation pauvre, du lieu-dit "les Chardons" à cheval sur Montaigu et Boufféré.

Des lieux-dits  "la Mourière" se rencontrent dans la région, sur les communes de Chantonnay, de la Poitevinière ou encore de Saint-Laurent-sur-Sèvre)[1].

Données historiques

Histoire et archéologie

Les terres de "la Mourie" étaient situées à l’ouest du "faubourg Saint-Nicolas", de l’autre côté de la voie ferrée construite entre 1861 et 1866. Au début des années 2000, elles ont été entièrement occupées par des lotissements.

Le long de "la Mourie" passait l’ancien "chemin de Vieillevigne" avant qui précédait la nouvelle route ("route stratégique n°7" de Cholet à Saint-Jean-de-Monts) construite après 1833 par Louis-Philippe, suite à l’inquiétude suscitée l’année précédente par le passage de la duchesse de Berry dans la région. Elle était côtoyée par le "moulin Luneau" et se trouvait à proximité immédiate de la "chapelle Saint-Lazare" et "l’arbre à l’assassin" de sinistre réputation[2]

Autres mentions

Avant le début du XIXe siècle, les rares documents administratifs ou notariés que l’on ait mentionnant "la Mourie", la situent alors sur la paroisse de Saint-Hilaire-de-Loulay et signalent qu’une partie de ces terrains était occupée par des fiefs de vigne[3].

Le nom de "la Mourie" a été donné à une petite rue de ce secteur de Montaigu.

On trouve aussi, dans les années 2000, sur certains plans de Montaigu les noms de "Nourrie" et de "moulin Nourrie". Il semble que l’on ait à faire au résultat d’erreurs de transcriptions qui ont pu avoir lieu à un moment ou à un autre. Pour le nom du "moulin", on peut penser qu’il se réfère au "moulin Luneau" situé en bordure des terres de "la Mourie". 

Illustrations

montaigu_mourie_3.jpg

montaigu_mourie_3.jpg


Vue aérienne de "la Mourie" en 1959 (IGN),
et noms de lieux et limites du cadastre de 1814.
(environ 680 x 450 m, 
© GEOPORTAIL)

Plan cadastral et limites de Montaigu en 2009 :
les lotissements du secteur de
"la Mourie".
(environ 680 x 450 m)

[1]

Le Quellec (Jean-Luc), "Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée", 2006, p. 249.

 
[2]

Plan et état de sections du cadastre de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146).

 
[3]

Procuration du 29 avril 1772 par le Marquis de Juigné, minute du 15 février 1775 d’André Bégaud, notaire à Montaigu (Arch. dép. de la Vendée : 3 E 27/231).

 

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