Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Poiré-sur-Vie, Le > Nilière (la)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Regroupement d'habitations Masquer
  • Nature : Regroupement d'habitations
    Précision sur la nature du lieu : village
  • Localisation : "La Nilière" est située à 1 kilomètre au nord du centre-bourg du Poiré-sur-Vie.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : sections A 3e feuille et L 3e feuille
    • Coordonnées cadastrales moderne : section W

Données historiques

Histoire et archéologie

Sur certaines cartes ou plans anciens, on trouve le village de "la Nilière" parfois appelé "la Grange Nilière".

Avant la Révolution, "la Nilière" faisait partie des terres dépendant de "Pont-de-Vie" appar-tenant aux La Sayette, qui en étaient devenus propriétaires par mariage[1]. Ayant émigré, leurs biens furent séquestrés et la métairie de "la Nilière", exploitée alors par Jacques Buton[2] et qui s’étendait sur 195,5 boisselées (soit environ 22,3 ha)[3], fut vendue le 9 septembre 1799 aux frères Crucy, architectes et urbanistes nantais[4]. Revendue, elle appartenait en 1836 à Anne Tireau, héritière de Joseph Tireau qui, entre autres biens nationaux, avait acheté le château de "Pont-de-Vie" en 1799. Avec celui-ci, "la Nilière" devint un peu plus tard la propriété de Louis Gendreau.

"La Nilière", en 2019… la ligne des bâtiments d’habitation, s’allongeant au fil des ans,
le petit étang près duquel fut trouvé un
"trésor" : un sceau en or de 4 g !
et, dans les années 1950, Eugène Rocheteau et son épouse Marie-Rose Praud,
qui en étaient les agriculteurs.

Divisée en deux métairies autour de 1885, puis de nouveau réunie en une seule peu après 1945, elle était exploitée depuis les années 1920 et jusqu’en 2014, par la famille Rocheteau. Depuis, les terres de "la Nilière" sont exploitées par …[5].

Autres mentions

En 1978 et à proximité du chemin allant de "la Nilière" à "Pont-de-Vie", Eugène Rocheteau, de la Nilière, trouva un sceau, près d’une petite retenue d’eau ayant longtemps servi de lavoir, sur un terrain appelé "parc de l’étang" et appartenant au propriétaire du château de "Pont-de-Vie". Ce sceau (ou plus exactement ce "contre-sceau"), en or, était de petite taille : d’un poids de 4 g, d’une hauteur de 15,7 mm et dans sa plus grande largeur de 10,6 mm. Son empreinte mêle les lettres "F", "A" et "M", se rapportant probablement aux d’Aulnis, seigneurs de "Pont-de-Vie", et aux de Montauzier, qui se trouvèrent liés matrimonialement à la fin du XVIe siècle[6]

Les terres de "la Nilière" en 1790, sur une vue aérienne du 27 juillet 1950 ;
et, agrandi, le sceau en or trouvé en 1978,
un des éléments pouvant alimenter les rumeurs
courant autour d’un mythique
"trésor" du château de "Pont-de-Vie".

[1]

Raigniac (Guy de), De Châteaux en Logis, itinéraires des familles de la Vendée, t. IV, 1992, p. 90 sq.

 
[2]

Voir "les Réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré" effectuées entre 1793 et 1795 auprès des habitants de "la Nilière.

 
[3]

Procès-verbal d’estimation de la métairie de "la Nilière", du 21 novembre 1798 (Arch. dép. de la Vendée : 1 Q 212). 

 
[4]

Selon Yves Cossé (La famille Crucy, 1993, 157 p.), les frères Crucy achetèrent en Vendée "dix métairies dans les cantons de Belleville et des Essarts", dont la métairie de la Nilière ; ces propriétés qu’ils revendront quelque temps plus tard, sous l’Empire, leur permirent de récupérer les sommes qui leur étaient dues par l’Etat. 

 
[5]

Entretiens en 2018 et en 2019 à "la Nilière" avec Claude Rocheteau, qui y est né en 1952 et en a été le dernier agriculteur.

 
[6]

Rencontres et entretiens auprès de la faille Rocheteau réalisés à cette époque par Eugène-Marie Vincent, ainsi que les photos et les recherches sur ce sujet, en particulier auprès de Guy de Raigniac.

 

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