Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Orangerie (l')

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Maison particulière Masquer
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  • Nature : Maison particulière
  • Localisation : "L'Orangerie" était située au fond de "l'impasse du Rocher" qui donne sur le début de la "rue de la Robinière".
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : A 171
    • Coordonnées cadastrales modernes : AH 101

Données historiques

Histoire et archéologie

Ce bâtiment dit "l'Orangerie", adossé à l'ancien glacis du bastion de la "porte Notre-Dame", était inclus dans l'enceinte du "couvent Notre-Dame de Saint-Sauveur" mais à l’extérieur de la "clôture" au sens monastique du terme. Il semble qu’il ait été le seul édifice de cette partie de Montaigu à ne pas avoir été détruit par les troupes républicaines pendant la Révolution[1].

Tourné et ouvert vers le sud, ce petit bâtiment devait servir de serre au "couvent Notre-Dame de Saint-Sauveur" pour les fleurs de l'ornementation journalière de sa chapelle, d’où son nom.

Par la suite cette "Orangerie", dont on ne possède pas de représentation, reçut des affectations diverses, telle que celle d’abattoir, qui en transformèrent profondément l'aspect. Elle a désormais disparu, et une maison particulière en occupe aujourd'hui l'emplacement[2].

Autres mentions

Sur le cadastre de 1814, deux parcelles voisines mais non contiguës (A 168 et A 176) sont appelées "jardin de l'Orangerie", et ce nom de "l’Orangerie" a aussi été donné à un immeuble construit vers 1990 dans la "rue Chauvinière", à l’emplacement d’un jardin où auparavant s’en trouvait une.

Au XIXe siècle à Montaigu, les familles des notables issus de la Révolution tenaient à afficher leur réussite sociale, financière et politique en menant des vies de rentiers dans des demeures cossues dotées de jardins d’agrément et potager. Avoir une orangerie était un de ces signes ostentatoires et, en plus ou moins bon état, la plupart d’entre elles subsistent, dont deux dans le style clissonnais : celle des Goupilleau (AE 27) et celle des Trastour (AE 702), la plus intéressante mais au bord de la ruine.

Illustrations

montaigu_orangerie_1.jpg

montaigu_orangerie_1.jpg


Le bâtiment dénommé "l’Orangerie" :
- sur un plan de revente du
"couvent Notre-Dame de Saint-Sauveur" en 1804,
- sur le plan cadastral de Montaigu de 1814,
- sur une vue aérienne en 2009 (environ 120 x 195 m,
© GEOPORTAIL).

[1]

Plan et états de sections du cadastre de 1814 de Montaigu (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146).

 
[2]

Entretien en 2012 avec Philippe Bossis, dont la maison occupe l’emplacement de "l'Orangerie".

 

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