Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Parpaillon (boulevard Raymond)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
  • Nature : Voie de communication (rue)
  • Localisation : Le "boulevard Raymond Parpaillon" joint la partie sud du cours Michel Ragon à la statue du colonel Villebois-Mareuil, près de la voie de chemin de fer.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AD

Etymologie

Ce boulevard porte le nom d'un résistant de Montaigu, arrêté par les nazis et mort en 1944 en camp de concentration en Allemagne.

Données historiques

Histoire et archéologie

Raymond Parpaillon est né le 10 mai 1920 à Montaigu. Son père étant dans la gendarmerie, il connut une enfance itinérante en Vendée et en Loire-Atlantique. Il suivit une formation de radioélectricien et, en 1940, il quitta Nantes pour s’installer à son compte comme vendeur-réparateur d’appareils radio à Montaigu, dans sa maison natale, au n°13 de "l’avenue Villebois-Mareuil". Une maison qui est parfois appelée "la maison Tortat", du nom de son occupant qui, le 8 août 1808, y reçut brièvement l’empereur Napoléon 1er et l’impératrice Joséphine.

En 1942, Raymond Parpaillon rejoignit le S.O.E. anglais (Special Operations Executive : "Direction des opérations spéciales") pour lequel il transmettait vers Londres des informations sur l’organisation et les mouvements des troupes allemandes, et sur les zones de parachutages possibles localement. A partir de septembre 1943, il travaillera avec Jacques Chaigneau (1923-1944), parachuté par la France libre en tant qu’agent de renseignements à Montaigu et dans la région, et qui lui aussi mourra en déportation en Allemagne, à Buchenwald.

Fin 1943, début 1944, une vague d’arrestations démantela les réseaux de la Résistance en Vendée. Le mardi 15 février 1944 au matin, Raymond Parpaillon fut arrêté par la Gestapo. Après un séjour à la prison de la Pierre levée de Poitiers, puis à Compiègne, il fut déporté en Allemagne en juin à Neuengamme, puis en août à Bergen-Belsen où il mourut d’épuisement le 17 décembre de la même année[1].

Le 7 décembre 1945, un hommage réunissant habitants et représentants des autorités lui fut rendu en l’église puis au cimetière de Montaigu

Illustrations

montaigu_parpaillon_raymond.jpg

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Raymond Parpaillon,
dans le jardin du 13 avenue Villebois-Mareuil, à Montaigu
(début des années 1940).

[1]

Coutaud (André), "Montaigu traversé par la Résistance", in Recherches vendéennes, n°11, 2004, p. 271 à 284.

 

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