Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Poupeline (la fontaine)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Pourpeline (fontaine) source : La "fontaine Poupeline" est aussi appelée "fontaine Pourpeline".


Nature(s) du lieu

Catégorie : Puits, fontaine, lavoir Masquer
Titre Image
  • Nature : Puits, fontaine, lavoir
    Précision sur la nature du lieu : puits
  • Localisation : La "fontaine Poupeline" est située le long de l'Asson, dans l'enclos de l'ancien "couvent Notre-Dame de Saint-Sauveur". Son ouverture est orientée environ au 359°.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : B 217
    • Coordonnées cadastrales modernes : AH 138

Etymologie

Le jeu de mots à l’origine du nom actuel de la "fontaine Poupeline" / "fontaine pour Pauline" présente toutes les caractéristiques des étymologies fantaisistes et dépourvues de toute fiabilité. Cependant, dans ce cas précis, cette origine a de grandes chances d'être juste.

Données historiques

Histoire et archéologie

La "fontaine Poupeline", dont l’existence est aujourd’hui confidentielle, est située dans l'enclos de l'ancien "couvent Notre-Dame de Saint-Sauveur" de Montaigu[1]. Elle daterait, dit-on, de la création de celui-ci qui eut lieu en 1626...

La tradition veut que Charlotte de Fiesques, première prieure de "Notre-Dame de Saint-Sauveur" de Montaigu, y fit creuser cette fontaine "pour Pauline" : Paule, sa sœur, co-fondatrice avec elle de ce couvent et qui en deviendra ensuite prieure en 1630[2]. C’est de là que viendrait le nom que cette fontaine porte encore quatre siècles plus tard.

Dans les années qui suivirent et au moins jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, cette "fontaine exposée au nord, et située dans un chemin entre des champs élevés des deux côtés" fut la source d’eau potable où venaient s’approvisionner tous les habitants du "faubourg Saint-Jacques"[3], dont l’eau des puits était souvent polluée par les infiltrations des rejets domestiques. Ils y accédaient par le "chemin de la Minière"[4] qui, comme le montre le plan cadastral de 1814, traversait le domaine de "la Caillauderie". Au fil du temps, l’utilisation de la fontaine disparut et celle de ce chemin suivit. Il n’en reste plus qu’un petit tronçon aujourd’hui fermé, "l’impasse Alice Thiériot".

Autres mentions

Depuis toujours, il était difficile d’avoir de l’eau potable à Montaigu. Malgré la forte densité du bâti, de nombreux puits existaient (et existent toujours) dans les caves, mais les effluents domestiques rendaient leur eau imbuvable.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, de même que les habitants du "faubourg Saint-Jacques" allaient chercher leur eau potable à la "fontaine Poupeline", ceux du "faubourg Saint-Nicolas" allaient chercher la leur à la "fontaine du pré clisson" (près de "la Gaudine"), une partie de ceux de la vieille ville à la "fontaine Froget", après "la Robinière"[3], tandis qu’une autre partie de ceux-ci allaient à la "fontaine des Rochettes", située au-delà de ce village, près du bâtiment aujourd’hui appelé "le relais de poste".

L’état de ces fontaines était surveillé de près par les municipalités successives de Montaigu. A l’exception de la "fontaine Froget", toutes existaient encore en 2016.

Illustrations

montaigu_poupeline_8.jpg

montaigu_poupeline_8.jpg


La "fontaine Poupeline", sur un plan de revente
des restes du "couvent Notre-Dame de Saint-Sauveur" en 1804[1],
et son accès par le "chemin de la Minière" ;
et photo de cette fontaine (hauteur : environ 1,50 m) en début d’été 2016.
(le plan est d’une précision simplement indicative)

[1]

Mignen (Gustave), Les Religieuses Fontevristes de Notre-Dame de Saint-Sauveur à Montaigu, Bas-Poitou (1626-1792), 1902.

 
[2]

Entretien avec Philippe Bossis, propriétaire des lieux et professeur émérite de la faculté d’histoire de Nantes, et relevés sur le terrain en 2012.

 
[3]

Richard de la Vergne (Louis), Mémoire sur la topographie médicale de la ville de Montaigu en Poitou, 1787, manuscrit, p. 4. A un degré près la "fontaine Poupeline" est, au degré près, géographiquement orientée plein nord (relevé sur le terrain en 2016).

 
[4]

Fonds Dugast-Matifeux, Documents antérieurs à la Révolution, n°169 : aveu rendu le 5 avril 1639.

 

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