Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Rochettes (château des)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Fayau (château) source : Autrefois, le "château des Rochettes" était souvent appelé le "château Fayau", du nom de son constructeur puis de ses propriétaires successifs. Aujourd’hui et depuis 1981, il est parfois appelé "maison" des Rochettes, ou encore "maison des associations".

Rochettes (maison des) (1981)


Nature(s) du lieu

Catégorie : Château, logis, motte féodale Masquer
Titre Image
  • Nature : Château, logis, motte féodale
    Précision sur la nature du lieu : château du XIXe siècle
  • Localisation : Le "château des Rochettes" est situé entre la Maine, "l'avenue Villebois-Mareuil" et la voie ferrée.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : A 554 à 571 et 586 - Saint-Hilaire-de-Loulay, I 720 à 723
    • Coordonnées cadastrales modernes : section AC

Etymologie

Les "Rochettes" tiendraient leur nom de la nature du terrain du quartier voisin où des petites carrières auraient existé.

Données historiques

Histoire et archéologie

Devenues bien national pendant la Révolution, les terres des "Rochettes" passèrent entre plusieurs mains, avant d’être acquises en 1810 par Louis Chabrol, receveur des Domaines[1]. Par mariage, elles devinrent la propriété de Jean-Baptiste Fayau (1799-1876) à la famille duquel la Révolution avait apporté la fortune et donné le statut de notables locaux. Joseph-Pierre-Marie Fayau des Brétinières (1766-1799), frère consanguin du père de Jean-Baptiste Fayau, fut un député très robespierriste et terroriste à la Convention. Il s’y fit remarquer par des discours enflammés et sans nuances, dans lesquels il demandait la "destruction de la Vendée" et l’extermination systématique de ses habitants[2].

Le "château des Rochettes" fut construit en 1841, dans le style qui était en vogue autour des années 1830 et dont on trouve deux autres exemples à Montaigu, au n°17 du "Champ de foire" et au n°19 de la "rue Chauvinière", ainsi que dans la région à Remouillé (l'Ardrère), à Boufféré (le Hallay)...

Au cours des décennies suivantes, l'espace environnant fut aménagé en parc, selon le goût de l'époque[3]. Dans les années 1870, alors que le propriétaire, Olivier Fayau, venait de succéder comme maire à son cousin Armand Trastour, trop compromis avec le régime déchu de Napoléon III, une maison de gardien fut ajoutée le long de "l’avenue Villebois-Mareuil", accolée au portail d’entrée. L’ensemble affichait aux yeux de tous la réussite sociale, économique et politique de la famille.

Trois générations plus tard, les héritiers vendirent en 1981 la propriété à la Ville de Montaigu qui, en 1983, céda le parc au Conseil général de la Vendée, mais conserva le château.

Chaque année, celui-ci sert de cadre à plusieurs expositions ; il est aussi le lieu d’activité ou de réunions pour diverses associations locales.

Le long de "l’avenue Villebois-Mareuil" :
l’entrée du
"château des Rochettes" de Montaigu,
et la maison du gardien dans le style des maisons bourgeoises de la fin du XIXe siècle
.

Autres mentions

Cette zone, initialement de la commune de Saint-Hilaire-de-Loulay, fut rattachée à Montaigu : une partie en 1809 (village des "Rochettes", futurs château et secteur boisé du parc), l’autre partie en 1891 (secteur en prairie du parc).

Pendant l'occupation allemande, le "château des Rochettes" fut, de 1940 à 1944, le siège de la Kommandantur locale[4].

Illustrations

montaigu_rochettes_chateau_2.jpg

montaigu_rochettes_chateau_2.jpg


Le "château des Rochettes" de Montaigu en 2010 :
- la façade sud-ouest dominant le cours de la Maine
(avec à droite, un pin laricio de son parc),
- le petit salon sur le palier du premier étage, avec ses tapisseries.
Et en 2015, la façade nord-est donnant vers
"l’avenue Villebois-Mareuil".

[1]

Cadastre de Montaigu de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146). Cadastre de Saint-Hilaire-de-Loulay, 1818 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 224).

 
[2]

Cf. à titre d’exemples les numéros d’août 1793 et de novembre 1793 du Moniteur universel.

 
[3]

Raigniac (Guy de), De Châteaux en Logis, 1998, t. IX, p. 123.

 
[4]

Entretien en 2012 avec André Coutaud, auteur de "Montaigu traversé par la Résistance", in Recherches vendéennes, n°11, 2004.

 

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