Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Saint-Jean-Baptiste (place)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Saint-Jean (carrefour) (avant 1789) source : Avant la Révolution, la "place Saint-Jean-Baptiste" portait le nom de "carrefour Saint-Jean".


Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
  • Nature : Voie de communication (rue)
  • Localisation : La "place Saint-Jean-Baptiste" se trouve devant l'église du même nom.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Section A
    • Coordonnées cadastrales moderne : Section AH

Données historiques

Histoire et archéologie

Avant le XIXe siècle, les minuscules places de la ville de Montaigu portaient souvent le nom de "carrefours", et l’actuelle "église Saint-Jean Baptiste" étant alors appelée "église Saint-Jean", la place qui la bordait était dite "carrefour Saint-Jean" puis plus tard, après le changement de nom de l’église en 1801 : le "carrefour Saint-Jean Baptiste"[1].


La "place Saint-Jean-Baptiste" en 1956 : la "photo de la fin de la Mission"1
réunissant des paroissiens de Montaigu qui avaient participé à celle-ci,
d’Auguste Boisseleau ( c ) (invalide)
et son épouse Lucie
( b ) (ouvrière à la savaterie Gaillard),
parents de Robert (qui mourra pour la France le 4 septembre 1961 en Algérie), 
au Dr Michel Augereau ( a ),
dont le dynamisme et la modernité révolutionnèrent l’art de la médecine à Montaigu2
en passant par le jeune Jean-Paul Albert ( * )
qui plus tard sera maire de la ville de 1989 à 2001.
Plans du "carrefour Saint-Jean" en 1814, et de la "place Saint-Jean-Baptiste" en 2010
(environ 85 x 105 m).

A la fin du XIXe siècle, le tort fait les jours de foire aux commerçants de Montaigu par l’encombrement de la "Grand’rue" par les "commerçants étalagistes", et la nécessité de trouver un espace pour accueillir ces derniers, détermina le conseil municipal de Montaigu à enfin agrandir cet ancien "carrefour Saint-Jean". D’autant plus que le remplacement, entre 1863 et 1866, de la vieille église par la nouvelle avait réduit cet espace à presque rien. La décision fut prise en juillet 1894[2] de détruire plusieurs maisons, ce qui fit apparaître la "place Saint-Jean-Baptiste" dans ses dimensions actuelles.

Cette nouvelle place engloba la plus grande partie de la rue allant de la "rue Noire" à la "rue Saint-Lucas", et qui était appelée la "rue de la Commune". Un nom désormais oublié qui lui avait probablement été donné en 1814, par ceux qui dressèrent le premier cadastre[3], parce que c’est là que se trouvait, pendant et au sortir de la Révolution, "la maison commune" où se réunissait le conseil municipal. Cette maison abritait aussi la poste aux lettres sur laquelle s’exerçait alors un contrôle ignorant le secret de la correspondance[4], ainsi qu’un cabaret et les services municipaux réduits de l’époque.

Le puits qui se trouvait devant l’église (photo ci-dessous) fut détruit au début du XXe siècle. En 1993, il fut remplacé par des éléments de mobilier urbain moderne sans style particulier[5].

[1]

Mignen (Gustave), Paroisses, églises et cures de Montaigu "Bas-Poitou", 1899, p. 1… 

 
[2]

Délibérations du conseil municipal, 11 juillet 1894 (Arch. dép. de la Vendée : 146 D5).

 
[3]

Plan, état de sections et matrice du cadastre de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146). 

 
[4]

Arrêtés et Délibérations municipales, 1793-1837, années 1794-1799 (Arch. dép. de la Vendée : 146 R2).

 
[5]

Bulletin du District de Montaigu, n°25, 1993, p. 19-20. 

 

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