Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Saint-Nicolas (moulin)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

moulin du Château

moulin Roger source : Le "moulin de Saint-Nicolas" était aussi appelé "le moulin de la Tour" ou "le moulin du Château", faisant partie, jusqu'à la Révolution, des biens du Château et se trouvant situé au pied de la "Tour neuve", dite aussi "Tour du moulin". Après 1800, il était courant qu'on lui donne le nom de son propriétaire du moment, ainsi fut-il appelé un temps "le moulin Roger".


Nature(s) du lieu

Catégorie : Moulin à eau Masquer
Titre Image
  • Nature : Moulin à eau
    Précision sur la nature du lieu : moulin à eau
  • Localisation : Le "moulin de Saint-Nicolas" est situé sur la rive droite de la Maine, au pied du Château de Montaigu et immédiatement en amont du pont Saint-Nicolas.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : A 297bis
    • Coordonnées cadastrales modernes : AH 1 et 2
Catégorie : Moulin à eau Masquer
  • Nature : Moulin à eau
  • Localisation : Le "moulin de Saint-Nicolas" est situé sur la rive droite de la Maine, au pied du "Château de Montaigu" et immédiatement en amont du "pont Saint-Nicolas".
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : A 297bis
    • Coordonnées cadastrales modernes : AH 1 et 2

Données historiques

Histoire et archéologie

Le "moulin de Saint-Nicolas" est cité en 1174 dans la première charte de fondations de "l'Aumônerie-Hôpital" de Montaigu qui nous est connue, où Maurice II de Montaigu dit que "dame Agathe, ma mère, a donné à cette même maison dix sols à prendre sur les moulins attenant le pont Saint-Nicolas, par chacun an au jour de Noël", indiquant ainsi que la chaussée qui existait déjà en cet endroit, et depuis une date indéterminée, accueillait plusieurs moulins. On pouvait d’ailleurs encore y voir, au début des années 2000, la trace de deux coursiers d’eau, et lors de sa remise en état en 1811, l’acte notarial parle pour les "moulins de Saint-Nicolas", d’un moulin à froment et d’un moulin à seigle[1]

Appartenant jusqu’à la Révolution aux seigneurs de Montaigu, ils furent mis sous séquestre comme bien national. Puis ils furent saccagés par les troupes révolutionnaires, comme le relève, début 1795, une visite pour adjudication[2]. Mis en vente ils finirent par devenir la propriété du spéculateur nantais François Gillaizeau qui vint s’établir aux Bouillères de Boufféré, autre ancien bien national. En 1814, il appartenait au meunier Pierre Leroux, qui possédait aussi deux moulins à vent près du "faubourg Saint-Jacques" : le "Petit Moulin" et le "moulin de la Crépelière".

Les Roger seront les derniers meuniers du "moulin Saint-Nicolas" qui arrêtera son activité vers 1950[3].

Illustrations

montaigu_st_nicolas_moulin.jpg

montaigu_st_nicolas_moulin.jpg


Le "moulin de Saint-Nicolas",
son canal de décharge, ses vannes et sa chaussée, en 2012.

[1]

Mignen (Gustave), Chartes de Fondations pour l'Aumônerie-Hôpital de Montaigu (Bas-Poitou), 1904, p. 16.

 
[2]

Visite pour adjudication de biens nationaux, 8 ventôse An 3 / 26 février 1795 (A.D.V. : 1 Q 756).

 
[3]

Entretien avec Gérard Moreau, descendant des meuniers de l’Écornerie de St-Hilaire-de-Loulay. 

 

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