Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

Espace contributeur

Identifiez vous - Pour en savoir plus

Résultat

imprimer la notice complète

Montaigu > Saint-Nicolas (rue)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
Titre Image
  • Nature : Voie de communication (rue)
  • Localisation : La "rue Saint-Nicolas" correspond à la route partant vers Vieillevigne, à partir du pont Saint-Nicolas.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Section B
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AM

Données historiques

Histoire et archéologie

Napoléon Ier ayant fait transférer la préfecture de Vendée à La Roche-sur-Yon, rebaptisée Napoléon-sur-Yon, il fut décidé de créer une route entre Montaigu et cette ville. Elle sera réalisée entre 1810 et 1812, sur le gabarit des "routes royales" de Trudaine, telle la route de Nantes à La Rochelle qui avait été construite entre 1752 et 1757. Sortant de Montaigu par le "pont Saint-Nicolas", elle fit disparaître les ruines de "l'église Saint-Nicolas" et doubla le "chemin de Vieillevigne".

En 1833, suite à l’inquiétude suscitée l’année précédente par le passage de la duchesse de Berry dans la région, le gouvernement de Louis-Philippe, craignant des agitations légitimistes, fit construire la "route stratégique n°7" allant de Cholet à Saint-Jean-de-Monts. Ceci fit prolonger la "rue Saint-Nicolas" en ligne droite jusqu’à Vieillevigne, à partir de l’endroit où elle oblique vers Boufféré[1].

Deux monuments religieux ont été construits le long de cette rue : un calvaire monumental, élevé vers 1900 à mi-côte à gauche, avec des personnages en métal peint et de taille humaine, et une base abritant une Piéta ; et un oratoire,  édifié lors de la mission de 1949 à l’embranchement de la "rue des Rivières", avec une statue de la Vierge[2].

Illustrations

montaigu_st_nicolas_rue_1.jpg

montaigu_st_nicolas_rue_1.jpg


En 1814, le plan du premier cadastre (environ 860 x 410 m) montre la route réalisée
trois ans plus tôt vers la Roche-sur-Yon (devenue Bourbon-Vendée) ;
la nouvelle route vers Vieillevigne n’y existe pas encore,
et encore moins la future voie ferrée.
Les monuments du faubourg Saint-Nicolas : le calvaire en 1920
(dans le landau on reconnaîtra Denise Favreau, née en janvier de cette année-là),
et l’oratoire à la Vierge, le jour de son inauguration en 1949.

[1]

Plan, état de sections et matrice du cadastre de 1814 (Arch. dép. de la Vendée : 3 P 146). 

 
[2]

Entretiens en 2012 avec Louis-Joseph Douillard, montacutain depuis toujours. 

 

Nous écrire